AL'univers devrait présenter le même aspect dans toutes les directions à grande échelle, mais les données de DESI suggèrent le contraire
par Krystal Kasal, Phys.org
Édité par Gaby Clark, révisé par Robert Egan
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ADPD pour un sous-échantillon BGS de N = 36 290 galaxies. Crédit : Nature (2026). DOI : 10.1038/s41586-026-10702-5
Plus tôt cette année, le *Dark Energy Spectroscopic Instrument* (DESI) a terminé des observations ayant permis de cartographier 47 millions de galaxies sur une distance de 11 milliards d'années-lumière, offrant ainsi aux astronomes la possibilité de mieux évaluer la structure à grande échelle de l'univers visible. Après avoir étudié ces données, les astronomes Francesco Sylos Labini et Marco Galoppo affirment que l'univers pourrait ne pas présenter le même aspect dans toutes les directions. Leurs résultats, publiés dans la revue *Nature*, contredisent une hypothèse fondamentale de la cosmologie moderne.
Hypothèses cosmologiques de longue date
À l'échelle d'une galaxie individuelle ou de groupes locaux de galaxies, l'univers apparaît clairement comme anisotrope ; cela signifie que sa structure diffère selon la direction dans laquelle on regarde. Dans une direction donnée, on peut observer davantage de vide, tandis qu'une autre direction peut présenter un amas de galaxies.
Cependant, le principe cosmologique stipule qu'à plus grande échelle, l'univers est constitué de matière répartie de manière plus ou moins uniforme dans toutes les directions. Ce concept repose sur le principe de Copernic, selon lequel il ne devrait pas y avoir d'« observateurs privilégiés » dans l'univers ; autrement dit, à grande échelle, l'univers devrait avoir le même aspect, quel que soit l'endroit d'où on l'observe.
Par exemple, si l'on imagine l'univers comme un morceau de tissu et que l'on zoome jusqu'à l'échelle des fibres individuelles, on distingue clairement des zones de vide et des fibres filamenteuses reliées entre elles pour former une structure plus vaste. Pourtant, lorsque l'on dézoome pour observer des échelles bien plus grandes, le tissu semble uniforme partout, avec une répartition homogène des matériaux.
Un débat existe quant à l'échelle précise à laquelle l'univers est censé apparaître isotrope. Les relevés galactiques ont révélé une « toile cosmique » composée de filaments, de parois et de vides ; les scientifiques ignorent toutefois à quelle vitesse cette structure est censée s'estomper à mesure que l'on change d'échelle. Si les recherches portant sur le fond diffus cosmologique ont conforté le principe cosmologique, d'autres études ont mis en évidence l'existence de structures anisotropes à des échelles allant de quelques dizaines à plusieurs centaines de mégaparsecs. La signification statistique de ces études reste cependant incertaine.
ADPD pour le sous-échantillon LRGS. Crédit : Nature (2026). DOI : 10.1038/s41586-026-10702-5
Une structure inattendue à grande échelle
Selon les auteurs de cette nouvelle étude, les précédentes analyses cherchant à déceler une anisotropie se concentraient sur la recherche de directions privilégiées plutôt que sur l'évaluation d'une structure directionnelle plus générale. Afin d'élargir le champ de l'analyse et de mesurer les variations de la distribution de la matière en fonction de la distance et de l'angle, ils ont utilisé la méthode ADPD (*Angular Distribution of Pairwise Distances*, ou distribution angulaire des distances par paires). L'ADPD est une statistique sans paramètre permettant de mesurer les corrélations directionnelles. Ils ont comparé leurs résultats à un modèle fondé sur l'hypothèse d'une isotropie.
Ils ont constaté que les échantillons de galaxies issus du relevé DESI présentent une anisotropie persistante dans la distribution des galaxies jusqu'à des échelles de l'ordre du gigaparsec ; cela signifie que les galaxies ont tendance à se regrouper davantage que prévu à des échelles bien plus vastes que celles étudiées jusqu'alors. Alors que des études antérieures suggéraient une anisotropie à l'échelle du mégaparsec, ces nouveaux travaux indiquent qu'elle persiste à des échelles mille fois plus grandes.
« Ces résultats apportent la preuve directe qu'une cohérence directionnelle subsiste à des échelles supérieures à celles prédites par le modèle standard, remettant ainsi en question l'hypothèse d'une isotropie à grande échelle », écrivent les auteurs de l'étude.
Repenser le principe cosmologique
Cette nouvelle étude comporte certaines limites et ne permet pas, à elle seule, d'identifier l'origine physique de cette anisotropie. Même si ces conclusions s'avèrent exactes, il est possible que l'Univers devienne isotrope à des échelles encore plus vastes. Toutefois, le principe cosmologique étant au fondement de nombreux concepts en cosmologie, les auteurs estiment que certaines théories pourraient nécessiter une révision si l'anisotropie à grande échelle venait à être confirmée.
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Ils écrivent : « À ce titre, cette détection d'anisotropies à grande échelle contraste avec la formulation standard du principe cosmologique, qui suppose une homogénéité et une isotropie statistiques autour de tout point, tout en restant compatible avec le principe copernicien, qui exige uniquement l'absence de lieux d'observation privilégiés.
« Ainsi, d'un point de vue théorique, l'existence de telles anisotropies à grande échelle motive l'exploration de solutions plus générales aux équations du champ d'Einstein — permettant explicitement des inhomogénéités à grande échelle en tant que modèles cosmologiques — et/ou l'étude de sources alternatives de formation accélérée de structures, par exemple via l'int... »
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RESUME
L'Univers devrait présenter un aspect identique dans toutes les directions aux grandes échelles, mais les données de DESI suggèrent le contraire.
Les cartes de galaxies de DESI, analysées selon la distribution angulaire des distances par paires, révèlent une répartition anisotrope statistiquement significative qui persiste jusqu'à des échelles de l'ordre du gigaparsec, au-delà des prédictions de la cosmologie standard. Ce résultat remet en question l'isotropie à grande échelle et l'homogénéité statistique tout en restant compatible avec le principe de Copernic, encourageant ainsi l'élaboration de modèles intégrant des inhomogénéités à grande échelle ou une croissance des structures modifiée.
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Commentaires
Cet article en posant Copernic en modèle pour l 'univrs en toutes tailles tombe sur un réel anisotope et inhomogène bien entendu !!
Mais nos esprits humains sont ils aptes avec l aide de la S CIENCE à se donner la distanciation nécessaire ????
je n ai pas de reponse !!!!





















