AUne vidéo en continu issue d'observations radio de trous noirs remet en question la théorie des ondes de choc
par Krystal Kasal, Phys.org
Édité par Gaby Clark, révisée par Robert Egan
Notes de la rédaction
L'essentiel
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Flux de jet relativiste résolu dans le temps pour 3C 345. Crédit : Nature (2026). DOI : 10.1038/s41586-026-10988-5
Pendant des années, les scientifiques se sont principalement appuyés sur l'imagerie radio issue de techniques telles que l'interférométrie à très longue base (VLBI) pour étudier les jets émanant des noyaux galactiques actifs de trous noirs supermassifs. Cela permet de détecter de vastes structures non résolues, appelées « composantes », se déplaçant à des vitesses semblant dépasser celle de la lumière. Toutefois, l'imagerie traditionnelle offre une résolution limitée et traite chaque observation comme un cliché instantané isolé, restreignant ainsi les informations sur la dynamique de déplacement de ces structures.
Les astronomes ont réussi à contourner ce problème, du moins en partie, en reconstituant des aspects inconnus grâce à des algorithmes. Si de nouvelles méthodes de modélisation permettent d'affiner les images radio statiques, l'imagerie dynamique est complexe, en particulier lorsqu'il s'agit de vastes ensembles de données de surveillance. Aujourd'hui, une équipe de chercheurs a mis au point une méthode fondée sur l'intelligence artificielle capable de transformer des observations radio éparses en une vidéo polarisée en continu.
Leur nouvelle étude, publiée dans la revue *Nature*, applique cette méthode au blazar 3C 345 — un type de noyau galactique actif très énergétique — et les résultats obtenus ont bouleversé leur compréhension de cet objet.
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Évolution de 3C 345 sur 27 ans, numéro d'une reconstruction vidéo réalisée avec l'outil « kine ». Le panneau principal présente la reconstruction vidéo de l'intensité totale du jet de 3C 345, obtenue avec « kine » à partir de 116 observations VLBA. Le deuxième panneau montre la reconstruction polarimétrique de la partie interne du jet. Le troisième panneau affiche le champ de vitesse projeté dans la partie interne du jet. Crédit : Nature (2026). DOI : 10.1038/s41586-026-10988-5
Transformer des images radio statiques en imagerie dynamique
L'équipe à l'origine de cette nouvelle étude a mis au point un algorithme baptisé « kine », qu'elle décrit comme un « algorithme de reconstruction vidéo pour les observations VLBI de sources variables ». Kine utilise une représentation neuronale de la vidéo pour traiter simultanément des images prises à différents moments, tout en apprenant et en exploitant les corrélations spatio-temporelles présentes dans les données. En s'appuyant sur 116 observations radio VLBI du blazar 3C 345 numéros du programme de suivi MOJAVE, les chercheurs ont reconstitué une vidéo de son mouvement.
La reconstruction a permis d'atteindre une résolution environ quatre fois supérieure à la limite habituelle et un contraste global quelque 140 fois plus élevé que celui obtenu par les méthodes traditionnelles. Cette vidéo a permis aux chercheurs d'examiner le local du plasma sur toute l'étendue du jet, plutôt que de se contenter de suivre des nœuds de luminosité individuels comme le mouvement faisait les méthodes précédentes. Les auteurs de l'étude écrivent : « d'abord, l'imagerie simultanée de toutes les observations permet de partager des informations entre les différentes images (frames), améliorant ainsi la résolution et la plage dynamique au-delà de ce qui est possible avec une imagerie image par image. Deuxièmement, la représentation neuronale produit un modèle lisse et continu de la densité de flux, échantillonnable à n'importe quelle coordonnée temporelle, ce qui permet une analyse continue et locale du mouvement par flux optique.
« Appliquée à des observations multi-époques, la méthode *kine* peut apporter des avancées significatives dans l'étude de la cinématique des jets : à partir de vidéos haute résolution et temporellement continue, il devient possible de mesurer le champ de vitesse local instantanément plutôt que de simplement suivre des composantes modifiées à un modèle. »
Repenser les « ondes de choc » des blazars brillants
Concernant le blazar 3C 345, la nouvelle méthode a révélé des informations cruciales. Des études antérieures sur ce blazar avaient suivi de vastes structures brillantes semblant se déplacer plus vite que la lumière. Celles-ci étaient interprétées comme des ondes de choc se propageant, provoquées par des perturbations dans le jet comprimant le plasma. Or, pour que cela soit vrai, l'onde de choc doit se déplacer à une vitesse différente de celle du jet relativiste. Ce n'est pas ce que l'équipe a observé en utilisant *kine*.
Champ de vitesse du flux optique dans le plasma du jet. Crédit : Nature (2026). DOI : 10.1038/s41586-026-10988-5
Les auteurs de l'étude expliquent : « Nous n'avons
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RESUME
Des mesures de l'hélium précisent les conditions régnant quelques secondes après le Big Bang
Des mesures de l'hélium effectuées dans 48 nébuleuses pauvres en métaux ont permis de réduire l'incertitude sur l'abondance primordiale d'hélium, la faisant passer d'environ 2 % à près de 0,5 %. L'abondance ainsi déduite est cohérente avec la nucléosynthèse primordiale et le nombre d'espèces de neutrinos prévu par le modèle standard, ce qui permet de contraindre les conditions ayant prévalu quelques secondes après le Big Bang.
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COMMENTAIRES
OK Bravo !!! Mais tout ça ne nous dit pas d'
ou le Bqig Bang a trouve tant d énergie ! E t ne me parlez pas d une divinité quelconque Shuva Zeus ou Iahve !





















