SCIENCES.ENERGIES.ENVIRONNEMENT
lundi 30 mars 2026
SCIENCES ENENERGIES ENVIRONNEMENT
SCIENCES ENERGIES ENVIRONNEMENT
INCIDENT /TRADUCTION DE SCIENCE X
Le « Stonehenge » israélien n'est plus un site isolé : la technologie satellitaire ouvre de nouvelles perspectives archéologiques.
L'imagerie satellitaire et la télédétection ont révélé au moins 28 grands cercles de pierres supplémentaires près de Rujm el-Hiri, sur le plateau du Golan, indiquant qu'il s'agit d'un site s'inscrivant dans une vaste tradition architecturale plutôt que d'un monument isolé. Ces structures, souvent de plus de 50 mètres de diamètre et situées près de sources d'eau saisonnières, suggèrent des fonctions sociales, économiques et rituelles intégrées au Levant protohistorique.
Une nouvelle mesure confirme une prédiction vieille de 50 ans : les points sombres sont plus rapides que la lumière.
La mesure directe de « points sombres » ou vortex au sein des ondes lumineuses confirme que ces points peuvent se déplacer plus vite que la lumière, comme prédit dans les années 1970. Ces points sans masse et sans énergie ne violent pas la relativité. Grâce à la microscopie électronique avancée, le phénomène a été observé dans des polaritons au sein de nitrure de bore hexagonal (hBN), révélant un comportement ondulatoire universel et permettant de nouvelles techniques d'imagerie à l'échelle nanométrique.
Les Néandertaliens tardifs d'Europe descendaient d'une population unique, selon l'analyse ADN.
Des preuves génétiques et archéologiques indiquent que les derniers Néandertaliens d'Europe descendaient d'une population unique ayant survécu dans le sud-ouest de la France après un important renouvellement démographique il y a environ 75 000 ans. Ces Néandertaliens tardifs présentaient une faible diversité génétique et ont connu un déclin démographique rapide entre 45 000 et 42 000 ans, précédant leur extinction il y a environ 40 000 ans.
Comment les microbes du sol pourraient influencer l'avenir de notre planète.
Le sol stocke environ trois fois plus de carbone que l'atmosphère, et sa rétention dépend largement de l'humidité. Des expériences montrent qu'un réchauffement combiné à la sécheresse entraîne une perte de carbone du sol de 12,2 %, tandis qu'un réchauffement associé à des conditions humides augmente le carbone du sol de 6,7 %. L'activité microbienne, et non la croissance des plantes, est à l'origine de ces changements, soulignant la nécessité d'intégrer les processus microbiens dans les modèles climatiques.
Les ordinateurs quantiques pourraient finalement avoir une limite fondamentale.
Les ordinateurs quantiques pourraient se heurter à une limite fondamentale de puissance de calcul aux alentours de 1 000 qubits, en raison des contraintes liées à la capacité de stockage d'information des grands systèmes quantiques. L'analyse suggère que, contrairement à la mécanique quantique standard, la portion accessible de l'espace de Hilbert se restreint progressivement à mesure que le nombre de qubits augmente, ce qui pourrait plafonner la croissance exponentielle du calcul quantique.
Une mesure indépendante renforce l'hypothèse de l'existence du toponium.
Une mesure indépendante réalisée par l'expérience CMS au LHC confirme l'existence du toponium, un état lié d'un quark top et de son antiquark, avec une signification statistique supérieure à cinq écarts-types. Cette découverte établit le toponium comme la particule composite la plus massive jamais observée et contribue à une meilleure compréhension de l'interaction forte.
Les bourdons à queue rousse, hôtes clés d'un virus dangereux pour les abeilles
Les bourdons à queue rousse (Bombus lapidarius) sont identifiés comme des hôtes clés du virus de la paralysie aiguë des abeilles, généralement mortel pour les abeilles domestiques mais peu nocif pour les bourdons. Les abeilles domestiques demeurent les hôtes principaux du virus des ailes déformées et du virus des cellules royales noires. La transmission virale se fait principalement par contact direct sur les fleurs, plutôt que par la composition des espèces d'abeilles présentes sur un site.
Une réponse immunitaire jusqu'alors insoupçonnée pourrait renforcer la défense contre le cancer
La perte d'expression du CMH I dans les cellules cancéreuses, un mécanisme courant d'échappement à l'attaque des lymphocytes T CD8+, accroît leur sensibilité à la ferroptose induite par les lymphocytes T CD4+. Ceci remet en question la conception traditionnelle de la restriction de classe du CMH et suggère que le ciblage du CMH I et le renforcement des réponses des lymphocytes T CD4+ pourraient améliorer l'efficacité de l'immunothérapie contre les tumeurs résistantes.
Pourquoi la culture de plantes résistantes à la sécheresse est-elle décevante ? La physique du sol serait le véritable obstacle.
L’absorption d’eau par les plantes est principalement limitée par les propriétés du sol, notamment les forces capillaires et visqueuses dans les pores, plutôt que par la physiologie végétale. Lorsque le sol s’assèche et que le potentiel hydrique descend en dessous de -1,5 MPa, les plantes ne peuvent plus extraire l’eau efficacement, quelles que soient leurs adaptations internes. Ceci explique le succès limité des tentatives de sélection pour la résistance à la sécheresse par modification des caractéristiques des plantes.
Un décalage dans une mesure clé de l’inflation cosmique pourrait être un artefact statistique.
Une analyse récente montre que les décalages de l’indice spectral scalaire ns, un paramètre clé de la cosmologie inflationnaire, résultent d’une tension statistique entre les données du fond diffus cosmologique et celles des oscillations acoustiques baryoniques. Cette tension affecte les contraintes sur les modèles d’inflation, indiquant que les valeurs actuelles de ns pourraient refléter des incohérences dans les données plutôt qu’une nouvelle physique.
Des robots inspirés des oiseaux promettent une flexibilité et un contrôle supérieurs aux drones.
Des ingénieurs ont mis au point un ornithoptère inspiré des oiseaux, doté d'ailes flexibles alimentées par des matériaux piézoélectriques, ce qui élimine le besoin de moteurs, d'engrenages ou de liaisons mécaniques. Cette conception à semi-conducteurs permet des mouvements de battement et de torsion, offrant une plus grande maniabilité et un potentiel d'applications accru.
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dimanche 29 mars 2026
SCIENCES ENERGIES ENVIRONNEMENT
samedi 28 mars 2026
SCIENCES ENERGIES ENVIRONNEMENT
AVoilà les questions du dimanche matin ! ' sous forme de dialogue )
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-''Pourquoi entendons dire que notre Univers ess en expansion ? Comment le sait-on ? ''
-''On le sait seulement depuis un siècle environ;c''est grace aux mesures de distances des étoiles d 'un astronomes Edwin Hubble''
-'' Comment l a-t-scientifiquement prouvé?Amélioration des instruments d 'optique ?''
-'' Oui mais pas seulement .On ne concevait pas encore que certains points brillantsdu ciel plus lointains puissent grouper d immenses rassemblements d 'étoiles ,autrement dit des galaxies ....''
-''Il y a eu changement de paradigme ?''
-''Après plusieurs années d'observations, Edwin Hubble établit la relation entre vitesse d'éloignement (on parle de récession)
et distance de plusieurs nébuleuses rebaptisées alors galaxies, prouvant ainsi l'expansion de l'Univers.''
-'' Quel est l 'état actuel de nos connaissances ?''
-''Les observations du fond diffus cosmologique réalisées par l'observatoire spatial européen Planck suggèrent que l'Univers s'étend à un rythme d'environ 67,4 kilomètres par seconde par mégaparsec (une distance qui équivaut à 3,26 millions d'années-lumière).''
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-''Si la vitesse de la lumiere reste constance quelle est la distance parcourue en un an ;en la supposant en ligne droitr ??''
-' L'a vitesse de la lumière dans le vide étant une constante fixée à 299 792 458 m/s (environ 300 000 km/s), une année-lumière est exactement égale à 9 460 730 472 580,8 km , soit environ 9 460,730 milliards de kilomètres....''
-''Alors voici la question la plud difficile ! Quel est le diametre de l ' Univers selon les calculs de Hubble ??
-'" Dans le Modèle cosmologique standard
l'Univers observable est en fait une sphère de 93 milliards d'années-lumière de diamètre. C'est ce volume qui nous sert de base dans l'estimation de la quantité de matière et d'énergie.
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-'' C'est alors que les questions se compliquent !! Supposons que nous nous trouvions au centre exact du ''démarrage'' de notre univers quelle va etre la vitesse du bord le plus externe par rapport a la viteesse de la lumiere ???
-'' Copte tenu de tout ce qui précède est-ce que l'expansion de l'Univers est plus rapide que la lumière ?''
-'' Oui !En gros, l'espace lui-même s'étend plus vite que la lumière.
-''Alors existe -t -il des formes d'énergie de vitesse supraluminiques ??? ''
-''Lisez sur GOOGLE les articles suivants :1/Wikipedia ;vitesse supraluminique ;2./ Exemples de vitesses supraluminiques ''
-''Se peut-il alors que
nos hypothèses et valeues de départ sont-elles fausses ou incopltes ???''
-'' Autrement dit remettez vous en question les résultats et le concept de la ''constante de Hubble ???''
En d autres termes
quelle est la remise en question de l'expansion de l'univers ?''
-''En utilisant une échelle de distance affinée et en analysant des supernovas, les scientifiques ont confirmé cette divergence, suggérant que notre compréhension de l'expansion de l'univers pourrait être entièrement remise en question.!''
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-''Arretons nous pou ce dimanche ! Et si vous acceptez de sortir du Mod-le standard on pense que c'est l'énergie noire qui cause l'expansion de l'univers, et qui fait que cette expansion accélère. C'est une idée fausse de croire qu'il y a une différence intrinsèque entre "l'expansion de l'espace" et le fait que des choses "s'éloignent".
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A SUIVRE
vendredi 27 mars 2026
SCIENCEZS ENERGIES ENVIRONNEMENT
ot just spin—electron orbitals can provide new method for controlling magnetism
by The Korea Advanced Institute of Science and Technology (KAIST)
edited by Sadie Harley, reviewed by Robert Egan
Editors' notes
The GIST
Au-delà du spin : les orbitales électroniques offrent une nouvelle méthode pour contrôler le magnétisme
Par l’Institut supérieur coréen des sciences et technologies (KAIST)
Édité par Sadie Harley, révisé par Robert Egan
Notes de l’éditeur
Le GIST
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Illustration du système à texture orbitale p avec interaction spin-orbite (SOI), décrit par l’hamiltonien de l’équation (3). La couleur de chaque orbitale p représente la phase de la fonction d’onde. Les dynamiques de spin et orbitale sont couplées par l’interaction spin-orbite : dans le secteur orbital, cette interaction induit un moment angulaire orbital (OAM) et un moment angulaire orbital (OAP) stationnaires non triviaux, tandis que dans le secteur de spin, elle donne lieu à une anisotropie magnétocristalline (MCA), à un amortissement magnétique et à une inertie magnétique. Les densités de moment angulaire orbital (OAM, lj) et de moment angulaire orbital (OAP, ljk) induites par le courant interagissent avec les orbitales localisées des matériaux ferromagnétiques via des interactions d'échange orbital, ce qui entraîne des modifications, sous l'effet du courant, de l'anisotropie magnétique (MCA), de l'amortissement magnétique et du rapport gyromagnétique. Crédit : Nature Communications (2026). DOI : 10.1038/s41467-026-68846-x
Des recherches sont activement menées pour développer une « mémoire optimisée » capable de réduire la dissipation thermique des smartphones et des ordinateurs portables tout en offrant des performances accrues et une consommation d'énergie moindre. Des chercheurs coréens proposent une nouvelle approche pour contrôler le magnétisme en exploitant l'interaction d'échange des orbitales électroniques (le mouvement des électrons autour du noyau atomique), plutôt que de s'appuyer sur l'interaction d'échange conventionnelle du spin électronique (la propriété de rotation des électrons dans les semi-conducteurs).
Un nouveau cadre théorique pour le contrôle du magnétisme
Une équipe de recherche conjointe, dirigée par le professeur Kyung-Jin Lee du département de physique de KAIST et le professeur Kyoung-Whan Kim du département de physique de l'université Yonsei, a établi, pour la première fois au monde, un nouveau cadre théorique permettant de contrôler librement le magnétisme grâce à l'interaction d'échange orbital. Ce cadre s'affranchit des limitations des technologies conventionnelles qui contrôlent le magnétisme par des courants électriques. L'étude est publiée dans la revue Nature Communications.
Jusqu'à présent, la recherche sur les mémoires de nouvelle génération s'est principalement concentrée sur le spin des électrons. Le spin désigne la propriété des électrons de tourner sur eux-mêmes, à la manière de minuscules toupies, et l'information peut être stockée en exploitant le sens de cette rotation. Cependant, les électrons se déplacent simultanément autour du noyau atomique le long de trajectoires appelées orbitales.
Dans cette étude, l'équipe de recherche a démontré théoriquement que, lorsqu'un courant électrique circule, l'énergie orbitale des électrons interagit directement avec les orbitales des matériaux magnétiques, permettant ainsi la transmission d'informations.
Grâce à ce mécanisme, ils ont confirmé que les propriétés des aimants peuvent être modifiées beaucoup plus efficacement qu'avec les approches conventionnelles basées sur le spin.
Implications pour les futurs dispositifs électroniques
Le résultat le plus significatif de cette recherche est la découverte que le courant électrique ne se contente pas de modifier la direction d'un aimant, mais peut également modifier ses propriétés intrinsèques, telles que l'anisotropie magnétique (sa direction privilégiée) et ses caractéristiques rotationnelles.
En particulier, les calculs de l'équipe de recherche ont montré que les effets de contrôle orbitalaire pouvaient être nettement plus importants que les méthodes existantes basées sur le spin. Cette découverte ouvre la voie à une future ère de dispositifs électroniques orbitaux, où les orbitales, et non le spin, joueraient un rôle central dans les composants semi-conducteurs.
Les chercheurs proposent également des méthodes expérimentales pratiques pour mesurer ces effets, ce qui devrait accroître le potentiel d'applications industrielles.
Lien avec les matériaux altermagnétiques émergents
Ce principe pourrait également s'appliquer aux matériaux altermagnétiques, qui ont récemment suscité un vif intérêt dans le monde académique.
L'altermagnétisme désigne une nouvelle forme de matériau magnétique dans laquelle les spins des électrons au sein des atomes sont orientés alternativement selon un motif ordonné. Bien que ces matériaux ne présentent pas de propriétés magnétiques externes, ils influencent fortement le mouvement des électrons.
Grâce à cette propriété, ils permettent un contrôle précis des états électroniques et sont considérés comme prometteurs pour les dispositifs semi-conducteurs à haute vitesse et basse consommation, ainsi que pour les technologies de mémoire de nouvelle génération. Cette étude fournit donc une base théorique solide pour le développement des futurs dispositifs logiques et de mémoire.
Le Dr Geun-Hee Lee a déclaré : « Cette étude démontre que le contrôle du magnétisme par courant électrique ne repose pas nécessairement uniquement sur le spin. Une nouvelle perspective – la compréhension et le contrôle du magnétisme par le mouvement orbital des électrons – constituera une étape importante pour le développement de la mémoire ultrarapide et basse consommation de nouvelle génération. »
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RESUME
Au-delà du spin : les orbitales électroniques offrent une nouvelle méthode de contrôle du magnétisme.
Les orbitales électroniques, et non le seul spin, peuvent être utilisées pour contrôler le magnétisme des matériaux, permettant une manipulation plus efficace des propriétés magnétiques telles que l’anisotropie magnétique via un courant électrique. Les effets orbitaux pourraient surpasser les méthodes conventionnelles basées sur le spin, ouvrant la voie au développement de dispositifs de mémoire et de logique plus rapides et à faible consommation, notamment pour les applications dans les matériaux altermagnétiques émergents.
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COMMENTAIRE
Utiliser davantage les propriétés du manésium ???Je rappelle que c 'est un français Victor Grignarg qui grace sa découverte des organo-manésiens a ramassé le prix Nobel en 1912 !!!
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Geun-Hee Lee et al, Orbital exchange-mediated current control of magnetism, Nature Communications (2026). DOI: 10.1038/s41467-026-68846-x
Journal information: Nature Communications
Key concepts
Electronic structureMagnetism
jeudi 26 mars 2026
SCIENCES ENERGIES ENVIRONNEMENT
mercredi 25 mars 2026
SCIENCES ENERGIES ENVIRONNEMENT
What 'Project Hail Mary' gets right—and wrong—about astrophysics
by Cody Mello-Klein, Northeastern University
edited by Lisa Lock, reviewed by Robert Egan
What 'Project Hail Mary' gets right—and wrong—about astrophysics
by Cody Mello-Klein, Northeastern University
edited by Lisa Lock, reviewed by Robert Egan
Ce que « Project Hail Mary » réussit – et rate – en astrophysique
Par Cody Mello-Klein, Université Northeastern
Édité par Lisa Lock, critique par Robert Egan
Notes de la rédaction
The GIST
Ajouter comme source privilégiée
La science dans « Project Hail Mary » met parfois la crédulité à rude épreuve, mais elle reste cohérente avec sa propre logique et ses propres règles, ce qui ancre le récit dans la réalité, explique Jacqueline McCleary, professeure adjointe de physique à Northeastern. Crédit : Matthew Modoono/Université Northeastern
« Project Hail Mary », l’adaptation cinématographique avec Ryan Gosling du best-seller de science-fiction d’Andy Weir, est saluée pour son approche scientifique de la science-fiction. Bien que les extraterrestres, les micro-organismes absorbant l’énergie solaire et les voyages spatiaux intergalactiques fassent partie intégrante de l’histoire d’un scientifique envoyé en mission suicide pour sauver la Terre, le film et son œuvre originale n’hésitent pas à explorer des aspects de l’astrophysique qui pourraient donner le vertige à la plupart des gens.
Mais quelle est la part de vérité scientifique dans « Project Hail Mary » ? La réalité l'emporte-t-elle sur la fiction ? L'astrophysicienne Jacqueline McCleary affirme que les spectateurs pourraient être surpris par les justesses et les erreurs du film.
La manière dont « Project Hail Mary » aborde les concepts d'astrophysique, de mécanique orbitale et même d'ingénierie spatiale est « traitée avec beaucoup d'objectivité », explique McCleary, professeure adjointe de physique à l'Université Northeastern. Dans l'ensemble, même si le film s'aventure davantage dans la fiction et repousse les limites actuelles de la science, son fondement scientifique ancre le récit, explique-t-elle.
« Cette histoire, en particulier, trouve le juste milieu entre la réalité et la fiction, ce qui la rend divertissante et, surtout, cohérente », déclare McCleary. « C'est un langage à part, mais compréhensible.»
Curieusement, c'est précisément là que « Project Hail Mary » perd de sa crédibilité, remarque McCleary.
Le film suit le scientifique Ryland Grace (Gosling), qui se réveille d'un coma et découvre qu'il est le dernier survivant d'une mission ayant voyagé vers un autre système solaire pour comprendre le déclin de la luminosité du Soleil. Il s'avère que le coupable est un microbe suceur de lumière appelé astrophage, qui a infecté d'autres étoiles proches, provoquant une ère glaciaire sur les planètes voisines. Grace et son équipe, qui n'ont pas survécu au coma artificiel, ont été envoyés vers une étoile proche, Tau Ceti, pour étudier comment elle a réussi à résister à l'astrophage.
L'idée qu'un micro-organisme comme l'astrophage puisse absorber la lumière du soleil ou même survivre dans l'atmosphère solaire est audacieuse, a déclaré McCleary. Le comportement de cet organisme s'inspire de la façon dont les microbes absorbent la lumière du soleil et l'utilisent comme source d'énergie, mais « il existe un décalage considérable entre ce qu'un microbe pourrait stocker… et l'énergie que le Soleil émet réellement », a-t-il ajouté.
L'énergie émise par le soleil est de 1026 joules par seconde, soit des millions de fois plus que la consommation énergétique annuelle de la Terre entière, concentrée en quelques secondes. Sans compter que l'astrophage devrait endurer les conditions extrêmes de l'atmosphère solaire, dont la température dépasse les 5 millions de degrés Fahrenheit, pour pouvoir absorber une telle énergie.
Outre l'astrophage, l'un des éléments de science-fiction les plus farfelus du film est aussi l'un des plus plausibles.
Au cours de sa mission, Grace rencontre un allié improbable : un extraterrestre dont l'espèce est confrontée à la même menace existentielle. Rocky, comme Grace le surnomme en raison de son apparence rocheuse, devient le second protagoniste du film, et ils collaborent étroitement.
Bien que cela reste purement spéculatif, McCleary a déclaré que la représentation de Rocky est probablement plus réaliste que celle de nombreuses créatures extraterrestres de science-fiction, simplement en raison de son étrangeté.
« On commence à envisager les plasmas conscients comme une forme de vie potentielle », a déclaré McCleary. « L'idée d'une biologie et d'une chimie corporelle totalement différentes, adaptées à des conditions différentes, est très ingénieuse. »
Rocky n'utilise même pas ce que les humains considèrent comme la parole ; il communique par des sonorités musicales. Contrairement à « Star Wars », où les membres d'espèces différentes se comprennent universellement, Grace et Rocky doivent d'abord apprendre à communiquer.
McCleary a ri à l'idée d'un coma artificiel de plusieurs années pour une équipe de scientifiques potentiellement salvatrice : « Ils auraient des lésions cérébrales ! » Mais le Hail Mary, le vaisseau spatial que Grace utilise pour traverser la galaxie, est en lui-même une extension astucieuse des lois de la physique, a-t-elle expliqué.
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Courriel
Le vaisseau est conçu avec un système de propulsion arrière, semblable à celui d'une fusée classique, mais sa partie avant peut également se détacher et pivoter pour créer une gravité permettant à l'équipage de vivre et de travailler dans un environnement « normal ». Bien qu'un tel vaisseau n'ait pas encore été construit, McCleary a déclaré qu'il repose sur des principes physiques « tout à fait conventionnels et largement acceptés ».
En effet, sa conception exploite la force centrifuge,
« Project Hail Mary » reste, en fin de compte, une œuvre de fiction. Elle peut certes s'aventurer aux confins de la réalité, mais elle demeure ancrée dans la science. Malgré ses quelques maladresses, McCleary perçoit dans « Project Hail Mary » la véritable valeur de la science-fiction, grâce à sa volonté sincère de rendre l'astrophysique accessible et à son hommage vibrant aux scientifiques.
« Ce film permet à un public qui n'y aurait peut-être jamais accès autrement de découvrir de véritables concepts scientifiques », explique McCleary. « Il pourrait même susciter de nouvelles vocations scientifiques. »
Concepts clés
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RESUME
Ce que « Project Hail Mary » représente bien – et mal – en astrophysique
« Project Hail Mary » illustre avec précision des concepts astrophysiques tels que la mécanique orbitale et l'ingénierie spatiale, notamment grâce à sa représentation de la gravité artificielle par la force centrifuge. Cependant, l'hypothèse qu'un micro-organisme puisse absorber suffisamment d'énergie solaire pour atténuer la luminosité du soleil est hautement improbable compte tenu de l'immense énergie émise par le soleil et des conditions extrêmes qui y règnent. La représentation de la biologie extraterrestre et de la collaboration scientifique est quant à elle remarquablement réaliste.
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COMMPENTAIRES
Tout est bon pour ameliorer la compréhension de certains aspects de la sciences .!!!!! Y compris moin propre blog !!!!!
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Key concepts
Planets & planetary systemsSpace & astrophysical plasmaXenobiology
Provided by Northeastern University
