L'ADN du Suaire de Turin éclaire son histoire biologique
par l'Université de Central Lancashire
Édité par Sadie Harley, révisé par Robert Egan
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Suaire de Turin. Crédit : CC0, domaine public
De nouvelles recherches ont mis en lumière l'histoire biologique complexe préservée dans les traces d'ADN présentes sur le Suaire de Turin, offrant un éclairage inédit sur l'un des artefacts historiques les plus étudiés et les plus débattus au monde.
Publiée dans la revue *Scientific Reports*, cette étude est la première à appliquer des méthodes avancées de séquençage génomique (séquençage métagénomique de nouvelle génération rigoureux, sans PCR) à des échantillons officiels prélevés sur le Suaire en 1978. En analysant l'ADN génomique conservé au sein des fibres de lin, ces travaux offrent l'image la plus complète à ce jour des signatures biologiques laissées au fil des siècles par les contacts humains et les expositions biologiques.
Noemi Procopio, professeure de sciences médico-légales à l'Université de Central Lancashire, a participé à cette recherche menée dans le cadre d'un projet international collaboratif. L'étude a permis d'identifier de multiples lignées d'ADN mitochondrial humain, ainsi qu'un riche microbiome composé de bactéries, de champignons et de micro-organismes halophiles (qui prospèrent en milieu salin).
Des traces d'ADN provenant de plantes cultivées, d'animaux domestiques et de corail rouge de Méditerranée ont également été détectées, soulignant la diversité des environnements et des populations avec lesquels le Suaire a été en contact au cours de son histoire.
Résumé des données génomiques humaines obtenues à partir des échantillons du Suaire. Crédit : Scientific Reports (2026). DOI : 10.1038/s41598-026-60684-7
Ce que l'ADN peut révéler
Plutôt que de chercher à déterminer l'âge ou l'authenticité du Suaire, cette recherche démontre la puissance de la génomique et de la protéomique médico-légales modernes pour étudier l'histoire biologique des objets.
Elle montre que, si les siècles de contacts humains rendent impossible l'isolement d'un éventuel ADN d'origine associé au tissu, des approches métagénomiques avancées peuvent révéler des informations précieuses sur sa conservation, ses interactions environnementales et son histoire culturelle.
Traces de voyages et de manipulations
Outre les micro-organismes couramment présents sur la peau humaine, les champignons et les archées adaptées au sel, de l'ADN provenant de nombreuses espèces végétales et animales a également été identifié. Il s'agissait notamment de blé cultivé, de carottes, de maïs, de bananes et d'arachides, ainsi que de bovins, de porcs, de poulets, de chiens et de chats. Dans leur ensemble, ces traces biologiques apportent de nouveaux détails sur la longue histoire du Suaire en matière de manipulations, de conservation et de déplacements à travers différentes régions géographiques.
Le professeur Procopio, spécialiste des sciences médico-légales à l'Université du Lancashire, a déclaré : « Le Suaire de Turin continue de fasciner les historiens, les scientifiques et le grand public. Nous sommes ravis de révéler de nouvelles informations sur la complexité biologique préservée dans des échantillons prélevés il y a près de 50 ans, grâce à l'application de technologies médico-légales d'analyse d'ADN de pointe.
« Le Suaire constitue une riche archive d'informations génétiques accumulées au fil des siècles d'interactions humaines et d'exposition à l'environnement. Bien que les preuves ADN ne puissent répondre à toutes les questions concernant l'âge ou l'authenticité du tissu, elles offrent un éclairage inédit sur son histoire biologique et démontrent comment les progrès de la science médico-légale permettent d'extraire de nouvelles informations d'objets historiques. »
Détails de la publication
Gianni Barcaccia et al., *DNA signatures preserved in the official 1978 sample collection of the Shroud of Turin*, Scientific Reports (2026). DOI : 10.1038/s41598-026-60684-7
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RESUME
L'ADN du Suaire de Turin éclaire son histoire biologique
Le séquençage métagénomique de nouvelle génération (sans PCR) d'échantillons du Suaire de Turin prélevés en 1978 a permis d'identifier diverses lignées mitochondriales humaines, des microbes associés à la peau, des champignons, des archées halophiles ainsi que de l'ADN provenant de plantes cultivées, d'animaux domestiqués et de corail rouge de Méditerranée. Ces données permettent de reconstituer l'historique complexe des manipulations, des contacts et des conditions environnementales subis par le tissu, sans toutefois trancher la question de son âge ou de son authenticité.
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COMMENTAIRES
Cet article interessant mais a la conclusion incomplte m in teresse beaucoup plus historiquement
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Quel est le mystère du Suaire de Turin ?
AI Overview
Le mystère du suaire de Turin repose sur l'origine inexplicable de l'empreinte d'un homme torturé qu'il porte, entretenant le doute entre une relique authentique de Jésus-Christ et une œuvre humaine du Moyen Âge. Ce drap de lin de 4,42 mètres est conservé à la cathédrale de Turin.
Il est presente comme le linge ayant entoure J ésus a sa descente de croix .
Wibipedia vous racontera en long et en large ce qu on pense de cette relique ;fausse selon moi !
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