jeudi 12 février 2026

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Why snakes can go months between meals: A genetic explanation

apport du 4 février 2026

Pourquoi les serpents peuvent-ils jeûner pendant des mois ? Une explication génétique

Par Paul Arnold, Phys.org

Édité par Gaby Clark, relu par Robert Egan

Notes de la rédaction

The GIST

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La perte du gène GHRL, qui implique un manque ou une diminution de l’oxydation des acides gras dans les muscles locomoteurs, est probablement due à l’évolution d’un régime alimentaire intermittent. Crédit : Open Biology (2026). DOI : 10.1098/rsob.250162
Les serpents sont sans doute parmi les plus grands prédateurs de la nature, capables d’engloutir des cerfs entiers, voire des crocodiles. Mais leur capacité à jeûner pendant des mois, voire une année entière, est tout aussi impressionnante. Une équipe internationale de scientifiques pense avoir percé le mystère de cette particularité.

Disparition du signal de faim

Dans une étude publiée dans la revue Open Biology, des chercheurs rapportent que les serpents ont perdu le gène de la ghréline, souvent appelé gène de l'hormone de la faim, car il régule l'appétit et signale le moment de manger. Par conséquent, sans cette hormone signalant la faim, ils peuvent survivre de longues périodes sans manger.

L'équipe a fait cette découverte après avoir analysé les génomes de 112 espèces de reptiles, dont des serpents, des tortues et des crocodiles, en utilisant notamment la comparaison de séquences et des outils de détection de pertes de gènes.

Chez tous les serpents étudiés, parmi lesquels des pythons, des boas et des vipères, les gènes de la ghréline et d'une enzyme appelée MBOAT4 (qui active la ghréline) ont été perdus ou fortement altérés. Le même phénomène a été observé chez les caméléons et certains agames à tête de crapaud, une espèce de lézard.

Adaptation évolutive

Comme la perte de ces gènes s'est produite chez plusieurs groupes différents de reptiles, les auteurs de l'étude pensent qu'il ne s'agit pas d'une erreur. Il pourrait s'agir d'une adaptation à leurs habitudes alimentaires extrêmes. Par exemple, les serpents et les caméléons adoptent une stratégie de prédation à l'affût, également appelée prédation par embuscade. Au lieu de chasser activement leurs proies, ils restent dissimulés et attendent le moment opportun pour frapper. Cette attente peut durer des semaines, voire des mois. Chez ces animaux, une hormone signalant continuellement la faim serait contre-productive.

Les chercheurs suggèrent également que la perte du système de la ghréline remplit une autre fonction vitale : permettre à ces reptiles de minimiser leur consommation d'énergie pendant l'attente d'une proie. Chez les mammifères, la ghréline indique normalement à l'organisme de brûler les graisses comme source d'énergie pendant le jeûne. Cependant, les serpents ont développé une stratégie différente. Au lieu d'épuiser leurs réserves, ils entrent dans un état d'économie d'énergie extrême.

« Cette étude suggère que l'alimentation intermittente de ces groupes s'est accompagnée de la perte de gènes impliqués dans l'homéostasie énergétique », ont commenté les auteurs dans leur étude.

De nouvelles pistes pour la santé humaine

Au-delà de notre compréhension de l'évolution des reptiles, les chercheurs estiment que leurs travaux pourraient avoir des retombées importantes sur la santé humaine. L'étude de la façon dont ces animaux gèrent le jeûne extrême et les variations énergétiques pourrait fournir aux experts médicaux des pistes pour traiter des affections comme l'obésité, ainsi que d'autres maladies métaboliques où l'organisme peine à réguler les niveaux de graisse et d'énergie.

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RESUME

Pourquoi les serpents peuvent jeûner pendant des mois : une explication génétique

Les serpents peuvent survivre de longues périodes sans se nourrir grâce à la perte du gène de la ghréline et de son enzyme activatrice MBOAT4, qui régulent la faim et la dépense énergétique. Cette adaptation génétique, également présente chez d’autres reptiles, favorise leur stratégie de chasse à l’affût en minimisant les signaux de faim et en économisant l’énergie lors de jeûnes prolongés. Les connaissances acquises sur ce mécanisme pourraient éclairer la recherche sur les maladies métaboliques chez l’humain.

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COMMENTAIRES
Je lis  les articles de paléontologie par curiosité mais les élèves 
se demandent
aussi :
Comment dansles os du bassin d’un serpent apportent la preuve de l’évolution des serpents ? Par des ''reliques morophologiques''
2/Quel serpent a des pattes ?
En d'autres termes, Pachyrhachis est un serpent et le fossile nommé Estesius est simplement la partie postérieure de Pachyrhachis, lequel est donc un serpent à pattes, tout au moins à pattes postérieures ! Il doit être nommé Pachyrhachis problematicus, du nom du premier des deux fossiles décrits.
3/Les pythons ont-ils des pattes ?
Certains serpents actuels, comme les vipères, sont totalement dépourvus de membres, tandis que des serpents plus primitifs, tels que les boas et les pythons, possèdent une ceinture pelvienne et des fémurs rudimentaires . Les chercheurs ont étudié la perte des membres antérieurs et la perte des membres postérieurs comme des événements évolutifs distincts.
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Publication details
Rui Resende Pinto et al, Ghrelin and MBOAT4 are lost in Serpentes, Open Biology (2026). DOI: 10.1098/rsob.250162

Journal information: Open Biology 

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