jeudi 10 mars 2016

  • 10 ans de blogs à l' OBS ...Déjà!

      
     Aprés avoir essayé divers styles de blogs et meme un site personnel ( http hartmanshenn.com) , celà fait 10 ans   que vous  pouvez me lire  ici (  j 'ai débuté courant fevrier 2006 ). J en remercie  la revue  .... qui ne m'a jamais favorisé en quoi que ce soit  et continue à me proposer des abonnements hebdomadaires    que mes déplacements m interdisent .....Comme vous le savez mes articles sont aussi présentés ailleurs et indexés par GOOGLE .....
  • EDF brule t il? ( fin )

      
    -« NOUS VOULONS TOUT SAVOIR ! Finis les secrets ! Et dites-nous Olivier , tout ce que ce  Rapport ( en projet ) de l’ASN  reproche à nos vieilles  tranches de 900 MWe …. !
    -« AH ! Parce que vous vous figurez  que les 71 pages je peux les passer ici sur L OBS  sans qu’ ils me mettent aussitôt  au piquet  et suppriment l’article ! Naïfs que vous êtes !Je ne suis pas sûr que  même un simple extrait du Journal Officiel  de la République  Française  puisse franchir le barrage de  notre  Modération , s’il contient les célèbres  mots  tabous !!! »
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    Mais je peux me montrer magnanime !Et sur un document de cette taille  , j’ai retenu le plan de présentation   et  mes photos  vous présentent  les pages à aller consulter  si vous  voulez tout découvrir !….Bast !ce n est pas la peine .Vous pouvez constater SUR CES PETITS EXTRAITS DU PLAN   que la problématique de l  ASN  ne laisse rien passer ….
    Capture.PNG letrre asn.PNG
    Capture.PNG LETTRE ASN 2.PNG

    -«  OLIVIER ! .En soi, et puisque la législation nationale n’a jamais fixé les bornes de l’existence d’une centrale nucléaire   , vouloir préparer une visite de «  santé » pour les 40  ans de vie d’un réacteur  ne devrait pas différer   de ce qui s’est fait  lors même  de son passage à la visite de ses 30 ans …..Alors pourquoi  en remettre en question    la validité ?? ».Un  certificat de santé  ,n’est pas un diagnostic de fin de vie !
    -« Ma réponse est évidente : lors de la conception d’une centrale nucléaire  , le designer fait appel à l’état de l’art    du moment  et le constructeur  classe ensuite   tous les matériels  nécessaires en deux catégories nettes :
    • Les pièces ou composants qui ne pourront jamais être remplacés   et sont donc prévus pour un fonctionnement  technique , économique et financier    jusqu’arrêt et   démontage
    • Les pièces ou composants qui pourront etre remplacés  et sont donc  ( plus ou moins facilement ) «  consommables » …… et feront partie d’un programme de suivi  d’une obsolescence programmée  par l’Exploitant EDF ……
    A ce stade , il est clair pour tous que l’évolution technique et industrielle suivant  son cours  , tout ne peut pas être remplacé car les techniques des années 1970- 1980   ont  changé  et amené par exemple la substitution de matériel   analogique  par du matériel  numérique  …Ainsi EDF a été conduit à mettre au point   un observatoire du vieillissement des matériels électriques (OVME) qui  a vocation à traiter de l’ensemble des tableaux électriques , les batteries, les relayages de commandes (y compris les interrupteurs d’arrêt d’urgence) et les transformateurs haute tension/basse tension  et basse tension/basse tension  et certains composants de distribution électrique, notamment le relayage…..
    Mais  en outre    pour cette visite décadaire des 40 ans  , EDF  réclame le droit d’envisager une prolongation   de fonctionnement  pouvant atteindre 20 ans ( les américains demandent eux 40 ! ) ….
    -« Et à cela , que répond  et  qu’exige ASN dans ce rapport  ?
    -« N’attendez pas de moi que je vous fasse une énumération exhaustive  ici de leurs reproches ou remarques ….. Toutes les  demandes de  l’AUTORITE DE SURETE    se trouvent consignées  en caractères gras  dans   des «  DEMANDES CONF »  numérotées de 1 à 30  et pour la partie «  prolongatoire » dans les lignes suivantes ( copier –coller) « Cependant, si vous ( EDF) souhaitez-vous positionner au-delà de dix années supplémentaires d’exploitation, et compte tenu de la complexité de l’établissement des corrélations entre les propriétés chimiques d’une part et les propriétés électriques en conditions accidentelles d’autre part, l’ASN considère que vous devrez poursuivre les expertises sur les matériaux prélevés les plus contraints (débit de dose,température, temps). »
    -« Alors maintenant  OLIVIER  comment chiffrer  le budget nécessaire pour tout cela??????
    -« Demandez  à EDF !






mardi 8 mars 2016

  • A EDF ça brule! (suite 2)

    N’ayant pas traité hier   l’arrière-plan des problèmes  techniques  qui sous-tendent  les problèmes financiers de EDF, je vous les propose encore  aujourd’hui ……D’autant que les média  les traitent très incomplètement …….
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    1 : Des difficultés des média à suivre …..
    J’ai dû me forcer  à rester à ma place  et à ne pas clore le bec à ma TV ( la 5)  diffusant hier soir l’émission de YVES CALVI  , »C’EST DANS L’AIR » intitulée « Centrales : la fin de vue du nucléaire français ? » avec comme assistants ISABELLE JOUETTE /SFEN/ , JOEL MAMERE /ECOLOS/, YVES THREARD /FIGARO/, J.M.CHEVALIER /ECONOMISTE/…..pas un seul ingénieur  dans le tas ! Les média en font une affaire politique  ,et c’en est une  si indiscutablement   le  Président  s’était engagé  à une réduction  du nucléaire  de 77% à 50 %  et à un arrêt de FESSENHEIM …..Mais pourquoi ne pas  en profiter pour y  inviter quelqu’un d’EDF  et d’ASN  et traiter le sujet en profondeur ??…….
    Mon impression ? Je vais vous en parler sincèrement ….A la base  ,il y a une dirigeante  (d’AREVA)  qui se  laisse monter le bourrichon   par  son appétit de conquête industrielle   et par certains de ses cadres …. (En  1999, Dominique Strauss-Kahn, alors ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie  la nomme présidente-directrice générale du groupe Cogema, en succession de Jean Syrota.)  Ensuite ,   -même en rachetant  FRAMATOME  - elle  ne  réussit pas à s’apercevoir que cette  société  a perdu la main  depuis 15 ans   et  qu’Areva fait preuve d’une arrogance et d’une immodestie technique    flagrantes …..Et nous voilà donc  coincés avec un projet ficelé si rapidement  qu’ il en oublie de traiter  de façon prudente et pertinente  de  tous   les aspects financiers  et techniques   …..Et qu’ on découvre peu à peu  au fil de ces chantiers  traînassant à la faveur de remises en question   sans fin……
     Dois-je dire que les média sont fautifs de monter en épingle  cette volonté de puissance  au sens de  NIETSCHE  ( l’inversion des valeurs du nucléaire : tout contrôler et  ne pas tout  montrer !)   et que  tous s’ébaudissant   de  ces projets expansifs  en arrivent au point de  pousser  en juin 1999, Nicolas Sarkozy et David Cameron presque  à un point de non –retour  SUR INKLEY POINT…… ?  D’aucuns disent d’ailleurs ( quelle honte !) qu’ il faut toujours  prendre soin de «  bien  charger la barque » pour les  successeurs éventuels !
    2 :Des difficultés de EDF à suivre …….
    Je dois faire part de mon étonnement quand hier soir j’entends un des invités dire : « …Mais si l’Allemagne porte plainte elle aussi  ( contre Fessenheim ) ,ne serait-ce pas qu’elle  est arrivée à savoir  dans quel état réel nos centrales  se trouvent…… ? ».A  chercher à vouloir nous faire croire que  le gout du secret chez EDF    est poussé au point  où  le lobby industriel  français  cherche à tourner  les impératifs de la sureté nucléaire  et provoquer des catastrophes ???!!!
    Or si les inspecteurs de ASN   se montrent si  vigilants  chez  EDF , c’est non pas parce qu’ ils auraient été trompés ou dupés par l’exploitant  mais parce qu’ils travaillent par sondage  lors de leurs visites  et que c’est  d’ eux –memes qu’ont été  révélés  les négligences , oublis  ou  défauts  et ceci  à la place de EDF (remarque chagrine du directeur de l’ASN) !!!!
    J’ai donc entrepris  de me mettre au courant  de tout ce que  l’Autorité de sureté nucléaire  avait à dire ou à reprocher  sur ces «  si vieilles tranches dangereuses  » de 900 mégawatts  et à quel décompte financier  il était possible   d « atterrir »…..Je sais par expérience que dans ces cas-là  ,la précision technique  étant grande  et nécessaire , il va donc me falloir   suivre une piste d’enquête obligatoire serrée   et rassembler et lire  une  documentation  technique et pointue …..
    Or ,je vous l’ai dit  hier ceci est un article d ingénieur  pour  d’autres ingénieurs   et il ne faut pas craindre d’être pour une fois un peu plus long que d’habitude …. Ma matière première   est le site  INTERNET  de l’ASN …..Une fois arrivé là  , il faut relever parmi toutes les informations copieuses  présentées , celles qui  sont les plus précieuses ! Prenons donc le  petit sentier offert par  «  La lettre de l ASN   n° 49 datée  de Mars 2016 ……On y trouve  en bas de page l’intitulé : « Poursuite d’exploitation des réacteurs de 900 MWe au-delà de 40 ans : le collège de l’ASN a auditionné EDF » …Nous y voilà !!!! Nous allons apprendre  pourquoi  Mr Yves THREARD  du Figaro   subodorait hier soir  que  les allemands connaissaient mieux nos centrales que nos propres  exploitants et nos inspecteurs… !!!
     Je vous livre l’hyper résumé que l ASN  présente    (copier-coller intégral ) « 18/02/2016 14:30 Note d'information
    Le 15 janvier 2016, le collège de l’ASN a auditionné Dominique Minière, directeur de la direction de la production nucléaire et thermique d’EDF, sur les orientations prévues par leur exploitant pour le quatrième réexamen de sûreté des réacteurs de 900 MWe.
    EDF a notamment sollicité cette audition afin de préciser ses propositions concernant :
    la maîtrise des risques d’incendie,
    la prise en compte, dans la démonstration de sûreté, des situations retenues pour la conception d’autres réacteurs plus avancés en termes de niveau de sûreté, tels que l’EPR,
    la sûreté des piscines d’entreposage du combustible,
    la réévaluation de l’aléa sismique pour les réacteurs de 900 MWe,
    la prévention du risque de contamination des eaux souterraines en cas d’accident avec fusion du cœur.
    L’ASN se prononcera prochainement sur les orientations retenues par EDF pour les programmes d’études et de vérifications associés au quatrième réexamen de sûreté des réacteurs de 900 MWe.
    Le projet de position de l’ASN sur ce sujet a été soumis à consultation du public du 26 janvier au 16 février 2016. »
     Si mes lecteurs croient s’ en tirer avec ces  quelques  lignes  assez générales, ils se mettent le doigt dans l’œil !Car  au bas de cette note  on lit encore : «Lire la consultation  publique sur le projet de position de l'ASN relative aux orientations génériques du réexamen périodique de sûreté associé aux quatrièmes visites décennales des réacteurs de 900 MWe »….. Ce  qui vous autorise à cliquer  dessus encore et vous livre  le téléchargement d’une note « Projet d’annexes au courrier de position
    (PDF - 1,69 Mo) de 71 pages QUE J’AI LUES  !!!!!!
     AH ! CA Y EST ! NOUS ALLONS ENFIN SAVOIR  tout ce que ASN   reproche ou désire   pour prolonger au-delà de la 4 ème visite  décennale (des 40 ans )  nos réacteurs de 900 Mev !
    A SUIVRE



lundi 7 mars 2016

Nucléaire : A EDF ça brule! PIQUEMAL s 'en va!

  
 J’en demande pardon par avance à mes lecteurs  , simples  curieux , mais  ceci est un article d ingénieur   rédigé pour des ingénieurs .
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 Le projet HINCLEY POINT    pose des problèmes sérieux à EDF ;
 1/HISTORIQUE RAPIDE
La centrale nucléaire de Hinkley Point est une centrale installée dans le sud-ouest de l'Angleterre depuis 1957 .Il y a 2 unités et une en projet. Hinkley Point A ,réacteur de type Magnox est  arrêté entre 1989 et 2012 ,après 35 ans de production. Hinkley Point B , deux réacteurs avancés au gaz (AGR) doit être arrêtée au plus tôt en 2016. Lors du sommet franco-britannique à Paris du 17 février 2012, Nicolas Sarkozy et David Cameron  ont annoncé des signatures de protocoles d'accords pour 2 EPR  sur Hinkley Point C…..Le 8 octobre 2014, la C.E. E valide l'accord commercial conclu .AREVA  , s’étant retiré , le 21 octobre 2015, EDF et le groupe chinois CGN ont signé un accord de financement de  ce projet estimé à 24,5 milliards d'euros, la participation d'EDF sera de 65,5% et celle de CGN de 33,5%.......
2/LES PROBLEMES FINANCIERS SE MELENT A DES PROBLEMES TECHNIQUES …..
Ils découlent tout d’abord  en partie   de la pression  technique   car la garantie du Trésor britannique a été liée à la mise en service de l’EPR  à Flamanville, laquelle à l’automne 2015,a subi  un décalage de  la fin du chantier à fin 2018 …..Et je vous ai très précisément expliqué  pourquoi la chaudière  de  Flamanville  n’est pas encore validée par ASN ….En admettant qu’elle finisse par l’être ( !)  ,le lancement H.P est reculé jusqu’à 2023……
Ils découlent aussi  de  la pression politique  des 2 chefs d’état actuels…qui ont besoin de succés dans leurs échéances électorales à venir …Mais je me refuse  à en dire plus sur ces points …..
Il y a enfin et surtout que EDF n’a pas réussi à trouver d’investisseurs à la hauteur souhaitée…Il y a quelques jours je vous ai donné les chiffres  du Dr  du  budget  EDF   et expliqué  qu’ il rencontrait des difficultés à se faire écouter de BERCY et que  la chute des prix de marché de l’électricité de 30% ces derniers mois fragilisait  les revenus du groupe.Par incapacité à boucler le plan de financement,  les décisions forcent EDF  à un  niveau de risque trop élevé et qui  inquiétait  Thomas Piquemal. Le Dr exécutif financier  sait à quel point   la Centrale nucléaire finlandaise  d'Olkiluoto  a été vendue sur un délai d’achèvement  bien trop serré et ce qu’ il en coute quand   un chantier industriel  se trouve  plusieurs fois sur le chemin critique   ( selon la méthodologie PERT)  avec   des pénalités de retard  AU TAUX NON PREVU ! Les syndicats ont fait  part de leurs craintes sur  le temps de construction des deux EPR  jugé trop court (72 mois) et réclamé   le soutien d’un retour d’expérience exhaustif des EPR en construction  en Chine. En clair  , il  serait  stupide de se priver de tous  les enseignements   des chantiers en cours et donc  d’un véritable début d’  effet de série  …..Tout ça  , sous prétexte  de valider  un projet peut-être  pas si urgent que cela , compte tenu de la surproduction actuelle d’électricité ……. Je suppose , en outre , que   d’ici  tout  ce temps-là ,les  chaudières de HINCLEY POINT  seront confiées en fabrication  à MITSUBISHI   ( à moins que EDF n’ait pu réussir  à remettre sur pied   la part d’Areva  NP  qu’ils viennent de prendre en charge !)
 A SUIVRE
PS/LA NOTION DE PARCOURS CRITIQUE 
 
Le diagramme de PERT pour un projet à cinq jalons (de 10 à 50) et six activité (de A à F). Le projet est formé de deux chemins critiques : les activités B et C, ou bien A, D, et F – donnant chacun une durée totale de 7 mois (plus longue que 5 mois, chemin A→E). (Souvenir personnel  JE M Y SUIS TROUVe POUR LE LANCEMENT DU TEST VIDE DES  USINES 130 / 140  D EURODIF!)

vendredi 4 mars 2016

LE KIOSQUE DE LA PHYSIQUE ( n°4 BIS )

Voici un petit complément au KIOSQUE  N°4  , provenant des  courriers ou courriels  reçus  tout récemment
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1 :MAGAZINES
1-1 :LA RECHERCHE   ( mars- avril) . ;numéro hors-série « L’ODYSSEE DE L’HOMME  ,le scénario de nos origines se précise »
couverture La Recherche n° [term]
L'odyssée de l'homme
Mon commentaire : c’est la  dernière  mise au point  , compte tenu   des  résultats de paléoanthropologie  ….Je reste sur ma faim concernant  l’évolution des premières  formes de langages  jusqu’ à celui de notre ancêtre    moderne  CROMAGNON  …Bien entendu l’excuse des savants est que s’ il reste squelettes , os ,objets préhistoriques divers , etc  les  «  langages fossiles » ,eux ,   n’ont jamais laissé de traces !!!Qui sera le premier  spécialiste capable de tracer notre chemin vers la symbolique  si perfectionnée de nos langages actuels  et d’en fixer les étapes subtiles  … ?
1-2 :LA RECHERCHE  ( Mars 2016) : titre de couverture  « Un dossier accablant  ,PESTICIDE ET SANTE «
Mon commentaire : Le dossier  n’épargne ni la  Chimie , ni  certaines pratiques agricoles , ni les  Pouvoirs publics !
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2 :NEWS
2-1 :L USINE NOUVELLE
  -22 fev : Ségolène Royal va remplacer Laurent Fabius à la présidence de la COP21/Petrole    Cinq raisons pour lesquelles le marché ne croit pas à l'accord sur le pétrole/               EDF demande à l'Etat et à l'Europe de clarifier les règles du jeu/                A 70 ans, EDF se dit prêt à                       faire sa mue énergétique
  -29 fev : 2 milliards d'euros de pertes pour Areva, tiré vers le bas par l'EPR finlandais/            Un léger espoir pour Areva de se dégager du bourbier de l'EPR finlandais/Cinq chiffres à retenir des résultats d'Areva/Le plan en trois actes d'Engie pour devenir leader des énergies renouvelables/    Nucléaire, renouvelable... La complexe équation que doit résoudre le plan de programmation pluriannuelle de l'énergie/ EDF Energies Nouvelles se lance dans le stockage ( électrique) au lithium-ion/ L'autorité de sûreté nucléaire met de nouveau en garde Areva sur l'état des usines de La Hague ETC
2-2 :FUTURA SCIENCES  / Quelques contenus de fevrier : L'inertie thermique, clé de la maison/Chasse à la neuvième planète : des Français en tête grâce à Einstein/Superconductivité : une énigme résolue avec des cristaux liquides ?/ Exoplanète : la vie  ( comme)sur Terre serait un cas très rare/Sauver la Californie de la sécheresse grâce à l'énergie solaire/Sauver la Californie de la sécheresse grâce à l'énergie solaire/Propulsion photonique : demain un vaisseau voyagera vers Mars en 3 jours/La fin de l'univers pourrait avoir lieu dans 2,8 milliards d'années ETC
2-3Nature Physics March Issue ( TOUT ANGLAIS)
2-4 :IRSN NEWSLETTER/DECHETS RADIOACTIFS DE TRES FAIBLE ACTIVITE
La doctrine de gestion doit-elle évoluer ?

jeudi 3 mars 2016

  • LE Monde selon la Physique ( PHYSICS WORLD) fev 2016 3 :fin

    1/TRADUCTION

    Surreal behaviour spotted in photon experiment

    Physicists bring Bohmian trajectories to life and resolve 25-year-old debate

    En étudiant la façon dont les photons voyagent à travers une fente double, des physiciens au Canada ont montré que certains photons suivaient  des «trajectoires surréalistes» qui semblent défier les lois de la physique. Lors d’un  examen au plus près serré , cependant, l'expérience  a révélé que le comportement de ces photons voyous peut être expliqué en utilisant le principe de l'intrication quantique. Ce travail a résolu un débat de 25 ans basé sur une  interprétation différente   de la mécanique quantique.
    Dans l'interprétation classique de la mécanique quantique, le mouvement d'une particule est défini par une fonction d'onde qui donne la probabilité de la particule d’être à un certain endroit à un certain moment. Le principe d'incertitude signifie qu'une mesure précise de la position de la particule à un moment précis se traduira par une grande incertitude sur sa quantité de mouvement  à ce moment-là - et vice versa. Par conséquent, le concept d'une trajectoire dans le sens d'un chemin unique suivi d'un objet n'existe pas dans la mécanique quantique.

    En 1952, David Bohm est intervenu avec une interprétation de la mécanique quantique alternative  et dans laquelle une particule suit une trajectoire qui est guidée par une fonction d'onde "pilote". La nature probabiliste de la mécanique quantique subsisterait du fait que les conditions initiales de la particule restent inconnues - ceci est intégré dans la fonction d'onde pilote. Une mesure précise de la position d'une telle  particule de Bohm, par exemple, modifierait sa fonction d'onde de telle sorte qu'une mesure simultanée de la quantité de mouvement  de la particule devrait rester  dans les limites du principe d'incertitude.
    En 1992, Berthold-Georg Englert et ses collègues ont fait valoir que, dans certaines circonstances - comme quand une particule passe à travers une fente double - quelques trajectoires à la  Bohm défieraient  toute explication. Surnommées «trajectoires surréalistes», cette affirmation a suscité un débat dans la communauté de  physique quantique quant à la validité de l'approche de Bohm de la mécanique quantique.Depuis, Aephraim Steinberg et ses collègues de l'Université de Toronto ont mesuré ces trajectoires surréalistes et ont montré qu'elles restent  en accord avec la théorie quantique.
    L'équipe a utilisé une technique appelée «mesure faible» pour tracer l'ensemble des trajectoires prises par les photons à travers une double fente. Cette technique a impliqué un sondage délicat de la direction du mouvement des photons pour pouvoir  accéder à  une compréhension des voies possibles prises par  les photons à travers l'appareil. Fondamentalement, chaque mesure serait si « ténue » qu'elle n'aurait pas d'effet significatif sur la fonction d'onde pilote. (Voir «L'éloge de la faiblesse»).
    Leur expérience "double fente" commence donc  par la production d'une paire de photons qui sont intriquées  en termes de  polarisation. Un photon-n°1 est  envoyé dans un séparateur de faisceau de polarisation, qui produit deux faisceaux parallèles, - une polarisation horizontale et l'autre avec une polarisation verticale.
    Les chercheurs effectuent également une mesure faible sur la vitesse transversale du photon-1 après sa sortie des fentes. Ceci est réalisé en faisant passer le photon à travers un cristal de calcite, ce qui provoque un petit déplacement de sa polarisation, qui est proportionnel à sa vitesse transverse. Par l utilisation de vario-optiques, l'équipe a pu mesurer la vitesse transversale à différents endroits,  tandis que  les photons se déplacent sur une distance d'environ 5 m. En utilisant cette information, Steinberg et ses collègues ont pu mettre en place une description  de l’ ensemble des trajectoires prises par les photons.
    Étant donné que les photons 1 et 2 sont intriqués, une mesure de la polarisation du photon n° 2 révélera à travers quelle fente  le  photon 1 passe. Toutefois, lorsque Steinberg et ses collègues ont étudié l'ensemble des trajectoires  des photons-1 qui auraient traversé la fente inférieure (selon la polarisation du photon-2), ils ont constaté que certaines des trajectoires semblaient avoir emmené le  photon-1 à travers la fente supérieure - et vice versa. Ce sont  celles –là ,ces trajectoires surréalistes prédites par Englert et ses collègues.

    Toutefois, un examen plus approfondi des données a révélé que ce surréalisme apparent dépendait de l'endroit où le long de la trajectoire des mesures avaient été effectuées. En effet, Steinberg et ses collègues ont identifié des cas où  le photon-1 commence sur une trajectoire  de   la fente inférieure, mais qui  se déporte vers le haut dans une trajectoire qui semble provenir   de la fente supérieure. En utilisant une technique appelée l'état quantique de positons, ils ont été   en mesure de contrôler la polarisation du photon-2 au cours de cette embardée, et ont  vu  alors sa valeur tourner de l'horizontale (indiquant la fente inférieure) à la verticale (indiquant la fente supérieure). Par conséquent, une mesure sur deux photons à la fin de la trajectoire indique une l fente "mauvaise


    Steinberg et ses collègues croient que la déviation des photons se produit grâce à l'interférence quantique qui se manifeste quand ils sortent des fentes. En plus de résoudre le problème -trajectoire surréaliste, l'expérience fournit également une illustration vivante de la façon dont une propriété d'une particule intriquée- la polarisation du photon-2 - peut être affectée par la trajectoire de son partenaire plus  lointain.
      Rainer Kaltenbaek de l'Université de Vienne décrit le travail comme «une belle expérience qui défie notre pensée quotidienne». Il ajoute qu'il "illustre l'une des questions centrales que l'intrication quantique pose pour  les particules Bohmians".

    L'expérience est décrite dans Science advances A propos de l'auteur
    Hamish Johnston est rédacteur
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     MON COMMENTAIRE /Je n’ai pas trouvé  l’article de HAMISH JOHNSTON  suffisamment explicite et me suis reporté  a la publication originale  des auteurs .Leurs graphiques m ont été d’un grand secours  et je vous les présentent  en reprochant à  PHYSICS WORLD    de ne pas l’avoir fait
    Capture.PNG trajectoires.PNG
    Capture.PNG trajectoires 2.PNG

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    2/TRADUCTION

    Fermilab bags a tetraquark

    Particle made of four different quark flavours is a first

    Une nouvelle particule qui serait un état lié de quatre différentes saveurs de quarks vient d’etre découverte  par les physiciens travaillant sur l'expérience DØ à Fermilab. Appelée X (5568), la particule a une masse d'environ 5568 MeV / C2, et semble contenir  des quarks "up" et "bottom", ainsi que des antiquarks "down" et "strange".

    Bien que d'autres tetraquarks aient déjà été identifiés, X (5568) est le premier dans lequel tous les quarks présentent des saveurs différentes, ce qui pourrait avoir une incidence sur notre compréhension de la façon dont les  quarks interagissent les uns avec les autres. La découverte est également notable parce que X (5568) est produite à un taux beaucoup plus élevé dans les collisions proton-antiproton que prévu.
    La particule a été découverte en passant au crible les données acquises par DØ - une expérience qui a fonctionné  sur le Tevatron collisionneur proton-antiproton de Fermilab de 2002 à 2011. La signification statistique de la découverte est de  5.1σ, ce qui la place au-dessus du 5σ requis pour une découverte admise comme telle  en  physique des particules
    Les hadrons les  plus connus sont les mésons, qui contiennent un quark et d'un antiquark, ou  les baryons, qui comprennent trois quarks. Un proton, par exemple, contient deux quarks up et un quark down, tandis qu'un méson BS contient un quark bottom  et d'un antiquark strange.
    La théorie de la force forte – dite  chromodynamique quantique (QCD) - permet à d'autres types de baryons  d’exister avec quatre ou plusieurs quarks. Mais faire des calculs en utilisant cette QCD est extrêmement difficile, donc on ne sait pas combien   de   configurations tetraquarks sont possibles.
    Un tetraquark  pourrait comprendre quatre quarks qui seraient étroitement liés les uns aux autres ou il pourrait être  constitué  de deux mésons plus lâchement liés  un peu comme dans une structure moléculaire . En effet, la compréhension de ce qui se passe  pour ces tetraquarks et pentaquarks fournirait des informations très importantes sur  la QCD elle -même.
    En 2008, les physiciens travaillant sur l'expérience BELLE au Japon avaient découvert un tétraquark avec une masse de 4430 MeV / C2. La découverte a été confirmée  en 2014 par l'expérience LHCb au CERN, qui a été en mesure de détecter la particule avec une signification statistique supérieure à 13σ. Ensuite, en 2015, les physiciens de LHCb ont découvert que cinq quarks pouvaient être liés ensemble pour former  des pentaquarks.
    Jusqu'à la découverte de X (5568), tous les tetraquarks et pentaquarks connus contenaient une paire quark / antiquark  charm. Cela a conduit certains physiciens à spéculer qu’un «  charmonium »- un état lié d'un quark charme et d’un  antiquark charm – créait  un «noyau» autour duquel  tétraquark et pentaquarks pouvaient se former. Le fait que X (5568) ne contient pas de paires quark / antiquark de la même saveur, suggère que  ce charmonium ne détient pas la clé pour comprendre la formation de tetraquarks.
    Un autre aspect intéressant  de la découverte du X (5568), selon Tim Gershon de l'Université de Warwick, est la vitesse à laquelle il est produit dans les collisions proton-antiproton. La particule semble être produite à un taux qui est de plusieurs ordres de grandeur plus élevé que prévu, et Gershon estime qu'il est très important que le résultat soit confirmé par d'autres expériences.

    Gershon, qui travaille sur LHCb et n'a pas participé à DØ, dit à Physicsworld.com que la collaboration LHCb est maintenant à la recherche( par le biais de ses données sur les collisions) des preuves de l’existence de  X (5568). Il ajoute que cette dernière découverte montre que l'étude des particules exotiques comme tétraquark et pentaquarks restera  une région riche pour l'avenir pour des expériences comme LHCb.

    X (5568) est décrite dans une prépublication sur arXiv.A propos de l'auteur :Hamish Johnston est rédacteur en chef de physicsworld
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     MON COMMENTAIRE/ J’imagine ce que certains de mes commentateurs vont me dire sur la réalité  si fugace  de  ces tetraquarks et ces pentaquarks !Mais  pour le moment  , je me contente d’enregistrer  les résultats de  manips et de   réfléchir  à leur extrapolation a l’astrophysique ….Pourquoi serait –il  impossible qu’à la place d’étoiles à neutrons  il ne se produise pas des étoiles à quarks  , en invoquant par exemple la contribution de quarks strange …..Et en poussant cette hypothèse  , pourquoi un trou noir   ne mènerait  il pas  , lors de la catastrophe gravitationnelle  stellaire  l’ayant créé   , la valeur de  sa densité  jusqu’au stade extrême d’ un condensat de quarks ? Lire la très riche confrontation du Forum en anglais
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    3 TRADUCTION

    Where to look for signals from alien astronomers with a good view of Earth

    Zoning in on a narrow band of sky where Earth's transits across the Sun can be detected


    Des civilisations extraterrestres peuvent être à la recherche de signes de vie sur des planètes lointaines en utilisant les mêmes techniques que celles que  nous employons dans notre recherche de la vie extraterrestre. Tel est le concept clé qui sous-tend la proposition d'un duo de physiciens, qui veulent faire en sorte que nous ne manquions pas le signal possible des observateurs extraterrestres qui seraient en train d’essayer  de nous contacter. Les chercheurs disent que nous devrions rechercher des signaux de civilisations extraterrestres qui pourraient,  antérieurement avoir  repéré la Terre  lorsqu ‘elle passe devant   le  Soleil et avoir  réalisé que ce pourrait être un monde habitable. L'équipe a identifié un petit groupe  d’étoiles dans le ciel à partir de laquelle la Terre pourrait être facilement détectée, et suggère que nous devrions chercher des signaux provenant de cette région.
    Au cours de la dernière décennie, les astronomes ont découvert plus de 2000 exoplanètes – celles situées sur   des  orbites  d'étoiles autres que le Soleil - avec quelques milliers d'autres candidats possibles d’exoplanètes. La plupart de ces exoplanètes ont été détectées par le  télescope spatial Kepler de la NASA en utilisant une technique de détection indirecte connue sous le nom de  méthode de transit. Kepler regarde  de petites mais  régulières décroissances  dans l'intensité de la lumière d'une étoile, causée par une planète ou d'un système de planètes lorsqu ‘ ils passent entre l'étoile et la Terre. Une technique similaire, appelée spectroscopie de transit, a permis aux astronomes d'étudier les atmosphères de planètes extrasolaires qui pourraient contenir des indices sur la vie interne ,si faire se peut ….
    Actuellement , Ralph Pudritz de l'Université McMaster au Canada, en collaboration avec René Heller de l'Institut Max Planck pour la recherche sur le système solaire en Allemagne, ont concentré leur attention sur la Terre en présumant que les observateurs extraterrestres, en adoptant également la même méthode de transit, avaient  peut-être déjà détecté la Terre. "Le point fondamental est que le moyen le plus simple pour détecter la présence d'une planète en orbite autour d'une étoile est de détecter la diminution périodique de la lumière de l'étoile lorsque la planète traverse l'ensemble de son disque. Si vous mesurez la baisse en pourcentage de  la lumière d'une étoile et observez que ceci  se répète régulièrement, alors les chances sont bonnes pour  que la lumière soit bloquée par une planète qui tourne autour de l'étoile. Cela  vous indique également que vous êtes assez chanceux pour être dans le plan orbital de la planète autour de cette étoile, "explique Pudritz, qui est également le directeur fondateur de l'astrobiologie et du programme interdisciplinaire Origines de  vie à McMaster.
    Selon le duo, les projets à grande échelle qui espèrent capter un signal à partir d'un exo Monde  - comme la Breakthrough Ecouter initiative - devraient se concentrer sur la «zone de transit» de la Terre. Celle –ci  est la région dans le ciel à partir de laquelle un observateur pouvait voir la Terre quand elle transite moins de la moitié d'un rayon solaire  à partir du centre du disque solaire. Les éventuels systèmes exoplanétaires qui pourraient  apprécier  un tel  point de vue sont tous situés dans une petite bande dans le ciel qui est définie par la projection de l'orbite de la Terre autour du Soleil (l'écliptique) sur la sphère céleste.
    Un observateur pourrait essentiellement voir seulement un effet de gradation s'ils sont dans cette zone. "Il faut être très proche du plan médian de cette zone orbitale comme il est indiqué sur le schéma [voir ci-dessus]," dit Pudritz, ajoutant que "les différents observateurs de la galaxie verraient cela à différents moments de l'année de la Terre lorsque le Soleil, et la Terre avec , se déplacent  à travers leurs cieux nocturnes ".
    Bien que  cette  zone de transit équivaut à seulement environ deux millièmes de l'ensemble du ciel observable , elle  est riche en étoiles d'accueil pour de tels  systèmes planétaires. En effet, il y a environ 100.000 systèmes, dont chacun pourrait inclure des planètes ou des lunes habitables, selon le duo. Les chercheurs ont dressé une liste de 82 à d ‘  étoiles comme  le Soleil- et à proximité  qui répondent à leurs critères. Ce catalogue peut maintenant servir comme  liste immédiate  de cible pour les initiatives SETI. L'équipe dit que si l'une de ces planètes accueille des observateurs intelligents, ils auraient déjà pu identifier la Terre comme habitable, et auraient  décidé que  notre  planète est un monde rocheux  qui vaut  un sondage. De plus, nous pourrions recevons leurs émissions aujourd'hui.
    Certains de ces  exo Mondes qui se trouvent dans notre zone de transit pourraient également être détectés par  le Planetary Transits de l'Agence spatiale européenne et par la  mission Oscillations des étoiles (PLATO), prévue pour 2024. "PLATO peut même détecter les transits de planètes extrasolaires, dont les habitants possible seraient en mesure de voir la Terre en transit devant le  Soleil ", ajoute Heller, qui fait également partie de la mission. "Un tel  projet  offrirait  la possibilité d'étudier les planètes les uns des autres avec la méthode de transit."

    Pudritz et Heller dit à Physicsworld.com que leur recherche a développé "une idée importante sur la façon dont nous pourrions construire pendant  des décennies une recherche SETI de  valeur pionnière  en employant une stratégie de recherche potentiellement plus puissante pour détecter la transmission à partir de sources extraterrestres intelligentes".

    Le travail sera publié dans Astrobiology (doi: 10,1089 / ast.2015.1358).A propos de l'auteur
    Tushna Commissariat est journaliste pour physicsworld.com
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      MON COMMENTAIRE / Pudritz et Heller   se donnent le beau role : voilà ce que nous calculons  , a vous maintenant messieurs les radioastronomes   de scruter le ciel  et de découvrir les signaux intelligents qui nous en viennent !



mardi 1 mars 2016

  • Le Monde selon la physique (PHYSICS WORLD COM):fin fev 2016 -2 :la folie furieuse des programmes informatiques ????

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    Il me faut prévenir mes lecteurs : je ne leur traduis pas les articles dédiés aux  honneurs, récompenses , nominations et  autres annonces de nouveaux projets  scientifiques internationaux ou nationaux ….Tout cela ( faire «  de ,la com » ainsi qu’ils disent ) présente  pour le  si vieux papy que je suis devenu  , un champ d’intérêt   faible ….
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    1 : RESUME

    Ring laser reveals subtle seismic motion

    Underground gyroscope tracks rotational movement in the Earth's crust
    Un gyroscope à laser enfoui  profondément sous la montagne du Gran Sasso en Italie centrale a fait les premières mesures souterraines en profondeur du mouvement de rotation  que les ondes sismiques produisent dans la croûte terrestre. La capacité de faire de telles mesures pourrait stimuler notre compréhension des contraintes  que les roches subissent avant de déclancher un tremblement de terre , prédisent les scientifiques qui ont mené la recherche.
    Les tremblements de terre libèrent les grandes quantités d'énergie  qui se sont accumulées sous la forme d'ondes sismiques qui se propagent dans toutes les directions de l'épicentre du séisme. Lorsque ces ondes atteignent la surface de la Terre, elles s peuvent contraindre  le sol à  se déplacer le long d'un ou plusieurs axes orthogonaux - de haut en bas, en arrière et côté à l'autre. Mais les ondes sismiques peuvent également générer de  beaucoup plus petits mouvements de rotation, dans lesquels la masse du sol  tourne autour d'une ou plusieurs des trois axes.
    Selon Gilberto Saccorotti de l'Institut national italien de géophysique et de volcanologie (INGV), ce mouvement de rotation est important à mesurer pour  un certain nombre de raisons. D'une part, les sismologues peuvent déterminer la vitesse d'une onde sismique - et ainsi  mieux comprendre le type de roche, à travers lequel  il se propage - en comparant les amplitudes des mouvements de rotation et de translation que  l’onde  génère. D’autre part de meilleures mesures de rotation au sol durant de forts séismes permettraient de dégager  des règles de construction plus robustes.
     "Le mouvement circulaire, comme le mouvement horizontal, peut être très dangereux", dit-il. "Les structures n’ont pas été conçues  en général dans cet esprit, mais sont plutôt destinées à résister à des forces verticales, à savoir leur propre poids.
    Le      gyromètre- laser  ( je vous en ai parlé , il ya peu )est un capteur de vitesse angulaire (basé sur l'effet Sagnac et mettant en œuvre un rayon laser. Celui-ci parcourt un circuit optique fixé de façon rigide au sol dans les deux sens, l’interférence des deux rayons va dépendre de la vitesse de rotation de l’ensemble  est conçu spécifiquement pour mesurer le mouvement de rotation. . Le décalage de fréquence reflète la vitesse à laquelle le sol tourne. Ces instruments  (en Allemagne, Nouvelle-Zélande et États-Unis) ont été a la base  de  la détection de rotation des mouvements de terrain  pendant des  tremblements de terre durant  les deux dernières décennies, mais le fait que ces instruments soient situés au niveau ou juste au-dessous du niveau du sol les expose à des perturbations - qu'elles soient d'origine naturelle ou  d’origine humaine – qui surviennent à  la surface de la Terre.
    Dans son dernier travail , Saccorotti et ses collègues de l'INGV et de l'Institut national italien de physique nucléaire (INFN) ont utilisé un laser en anneau appelé GINGERino, composé de quatre 3,6 m de long côtés montés sur un bloc de granit. Installé 1400 m sous terre au Laboratoire national du Gran Sasso, le dispositif est largement protégé contre les petites variations de pression d'air qui peut troubler  lasers en anneau à des profondeurs moins profondes. Il est le précurseur d'une expérience appelée «  gyroscopies  en relativité générale » (GINGER), qui utilisera au moins trois grands lasers annulaires disposés perpendiculairement les uns aux autres pour essayer de mesurer l'effet très subtil appelé  précession Lense-Thirring ou frame-dragging en anglais)….. C’ est un phénomène astrophysique de faible ampleur prédit par la relativité générale d'Albert Einstein et qui aurait un effet significatif autour d'objets en rotation très rapide et dans un champ gravitationnel extrêmement fort, comme un trou noir de Kerr. Il s'agit d'une correction relativiste apportée à la précession gyroscopique d'un corps dont la masse et la vitesse angulaire appartiennent à un ordre de grandeur qui échappe à l’échelle de  la mécanique newtonienne…..
    En  utilisant GINGERino, le groupe INFN-INGV a été en mesure d'enregistrer un tremblement de terre magnitude -sept qui a eu lieu sous l'océan Atlantique au cours d'une semaine de Juin 2015. Les chercheurs disent que bien que leur données présentaient un signal- rapport bruit mauvais, ils étaient encore capables de détecter le mouvement de rotation générée par les ondes sismiques du séisme dans la roche entourant le laboratoire.
    Selon Saccorotti, le résultat montre la faisabilité de l'installation d'une expérience à long terme dans le laboratoire du Gran Sasso - que ce soit celle de  GINGER ou un seul, mais  plus grand laser en anneau. Un tel dispositif serait  susceptible d’enregistrer systématiquement les mouvements du sol de rotation sur une période de deux à quatre ans. Cela permettrait l'étude détaillée de la déformation élastique de la roche provoquée par l'accumulation progressive de l'énergie à travers une faille géologique avant un tremblement de terre. "Cette déformation peut inclure un mouvement de rotation,  etavoir un dispositif très sensible dans un environnement à faible bruit ouvre des possibilités intéressantes pour l'étude d'un tremblement de terre potentiel
     MON COMMENTAIRE / Je ne suis pas spécialiste en sismologie  et en suis resté sur la conclusion  d’une  quasi –impossibilité de détection préventive  à COURT TERME  d’un séisme ;  Ce point préoccupe  tous les  ingénieurs du Nucléaire  sachant  comment un tel phénomène peut contraindre   en particulier  les éléments de construction d’un système de refroidissement  d’un   réacteur  ….. Donc le travail  de SACCOROTTI est utile !Quant à la vérification  de la Relativité générale  par  la mesure de  l’effet LENSE - THIRRING le satellite Gravity Probe B, lancé en 2004 par la NASA, a confirmé en 2011 sa présence , avec les ordres de grandeur prévus ……ENCORE BRAVO EINSTEIN!
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    2/TRADUCTION

    Computer program dreams up new quantum experiments

    Algorithm uses chance to devise scenarios that are beyond human imagination
    La mécanique quantique est si difficile à comprendre que même les experts ne font pas  totalement confiance  à leur intuition - et c’est ce qui rend difficile pour les physiciens  de  proposer de nouvelles expériences qui mettraient la théorie à l'épreuve. Pour l’heure , les physiciens de l'Université de Vienne en Autriche ont mis au point un algorithme informatique pour concevoir de nouvelles expériences quantiques allant  au-delà de nos rêves les plus fous.
    L'idée a été développée par un étudiant diplômé Mario Krenn et ses collègues, dans le groupe du-physicien quantique  Anton Zeilinger. L'algorithme est surnommé "Melvin", et l'équipe estime qu'il pourrait être en mesure d'explorer les propriétés et les comportements de systèmes quantiques jusque-là inconnus. Ce faisant, Melvin prendrait en charge  la complexité d’ expériences quantiques situées à un niveau au-delà de l'imagination des designers humains.
    Ces expériences comprennent celles dont  l'objectif particulier est  de réaliser l'intrication quantique entre beaucoup de particules. Les méthodes expérimentales pour réaliser une telle intrication  de deux ou  de très peu de particules sont bien connues. Mais l'intrication est  si contre-intuitive  que cela peut être très difficile de voir comment combiner les expériences en  "blocs de construction" conçus pour atteindre un état plus compliqué, comme l'intrication  en "grande dimension" et grdant  un grand nombre de degrés de liberté des particules.
    Melvin  fonctionne  sur  cet encombrement  d’ idées préconçues humaines. L'algorithme est fourni avec un ensemble de composants expérimentaux standards  tel  qu'il puisse  les  combiner et  les remanier pour atteindre l'objectif souhaité. Ces éléments consistent en  dispositifs aptes à  manipuler les trajectoires et les propriétés quantiques des photons. Ceux-ci comprennent des séparateurs de faisceau, qui peuvent  envoyer un photon dans deux directions possibles, les mettant ainsi en  superposition de deux états quantiques.
    Melvin commence par l'assemblage au hasard des éléments de cette boîte à outils, et voit si l'une des configurations réalise l'objectif expérimental. Si oui, Melvin simplifie alors l'agencement des éléments, autant que possible avant de délivrer la configuration   finale à  l'utilisateur. Si le but n’est pas atteint, il recommence avec un autre arrangement aléatoire. Après généralement plusieurs jours de calcul sur un ordinateur portable standard, Melvin peut offrir plusieurs solutions optimisées pour la tâche spécifiée.
    L'idée a jailli , dit Krenn, lorsque son collègue Mehul Malik s’est  demandé  si une forme particulière de grande dimension pour 'un état quantique appelé Etat Greenberger-Horne-Zeilinger (GHZ) (qui implique trois ou plus de particules intriquées) pouvait être créé. «Plusieurs d'entre nous ont essayé pendant un certain temps pour trouver un moyen de le  mettre en œuvre expérimentalement» - mais sans  succès, dit-il. Finalement , Krenn dit, "il m est apparu que mon intuition sur la façon dont cette  mise en place fonctionnait était mauvaise  -. Essentiellement tout ce que je faisais  c’était de deviner! Et je pense que cela est quelque chose  que  l'ordinateur peut faire aussi bien, mais quelques milliers de  fois plus rapidement  que moi. "
    Dans sa première démonstration, Melvin  a traité  51 nouveaux types d'expérience pour créer  des états GHZ de grande dimension. Dans une deuxième mise en œuvre, l'équipe de Vienne a trouvé comment réaliser des transformations cycliques des états de photons, de telle sorte qu'une séquence de transformations  fasse retourner finalement le photon à son état initial. De telles séquences pourraient être utiles dans le traitement de l'information quantique. Ici, Melvin a trouvé de bonnes solutions ,dans environ 10 puissance 22 configurations possibles ,de blocs de construction expérimentaux - et a finalement été en mesure de réduire le nombre d'éléments nécessaires à seulement quatre. Krenn et ses collègues ont commencé à mettre en œuvre certaines des solutions de Melvin au  laboratoire.
    C’est parce que Melvin ne suit pas le raisonnement intuitif, les chercheurs soulignent , qu’il  n’est pas lié par nos idées conventionnelles sur la façon d'atteindre un objectif. Ils suggèrent que, selon certaines définitions c’est cela  qui rend Melvin véritablement créatif. Certaines des solutions peuvent toutefois défier l'intuition, même si la réponse est déjà  reconnue pour être correcte. Dans les expériences proposées pour faire un état de GHZ de grande dimension, Krenn admet qu'il reste encore perplexe   sur ce qui se passe exactement. "Il y a une étape très complexe pour lequel je peux écrire chaque étape mathématiquement, mais qui est très difficile à expliquer intuitivement," dit-il. "Je pense que c’est unique  en physique quantique," ajoute-il. Il espère que cette confusion de l'intuition apparaitra  d'autant plus commune avec la complexité croissante des tâches que Melvin s'attaquera.
    "Ceci est une idée très intelligente, et je peux prédire  que beaucoup pourra être fait avec elle», dit Daniel Greenberger du City College de New York, spécialiste des aspects fondamentaux de la théorie quantique. Elle  fonctionnera  d autant mieux, dit-il, "qu’il y aura  seulement un nombre fini de pièces d'équipement et un nombre fini de différentes expériences qui ne sont pas trop compliquées". Mais Melvin ne va pas inventer de nouvelles théories, Greenberger met en garde. " Des arrangements de pensée totalement nouveaux sont au-delà, au moins dans un avenir prévisible,et  il ne remplacera pas encore la communauté scientifique."
    La recherche est décrite dans une prépublication sur arXiv et dans un document qui sera publié dans Physical Review Letters.
    A propos de l'auteur
    Philip Ball est un écrivain scientifique et communicateur au Royaume-Uni
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    MON COMMENTAIRE /Nous   touchons ici a un territoire qui jouxte la physique et la métaphysique   et cela ne m’étonne pas de la part de Anton Zeilinger qui disputera peut etre le  NOBEL un jour  à A.ASPECT  pour son travail sur l’intrication ! Ii y a dans cet article l’idée  que la mécanique quantique  se traite dans un espace   mental humain   mal  conformé  pour l’expérimenter et la  mathématiser complètement. Que faire d’autre alors que   de jouer avec les algorithmes et les lois statistiques    pour dépasser les complexité du hasard profond !......Mais , en théorie de la complexité , savoir si P = NP ou P ≠ NP,   est une question ouverte qui fait partie des problèmes   les plus importants et  restés  non résolus en mathématiques à ce jour……ON PEUT TOUJOURS  ESPERER DES MATHS SAUF DEPASSER GODEL ET CHATIN  ! Mes lecteurs peuvent lire sur le forum la reflexion d’ASGHAR  que je recopie partiellement : « The problem is not with with the so-called complexities of QM, but the classical terrain of CM ( classical mecanics ) used to explore its working…..”
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    3/RESUME

    Fixing the Sun's magnetic sway on cosmic rays

    New formula accounts for seasonal changes in solar-wind's effects on cosmic rays

    En utilisant les données publiées récemment de la mission du satellite Voyager I, des chercheurs américains ont mis au point une formule nouvelle et précise qui décrit l'influence du Soleil sur les rayons cosmiques. Les rayons cosmiques - particules chargées de très haute énergie provenant de l'extérieur du système solaire et voyageant  près de la  vitesse de la lumière - sont étudiés par de nombreuses expériences, car ils mettent en lumière quelques-uns des phénomènes les plus violents de l'univers. Les chercheurs espèrent que leur formule permettra d'améliorer l'analyse des données de rayons cosmiques, par une meilleure prédiction  sur  la façon dont ces particules sont affectées par le vent solaire.
       C’est  en partant des données de Payload for Antimatter/Matter Exploration and Light-nuclei Astrophysics (PAMELA) experiment and the Alpha Magnetic Spectrometer (AMS) Ilias Cholis  de  Johns Hopkins University , Baltimore avec ses collegues  de Fermi National Accelerator Laboratory  et University of Chicago
    MON COMMENTAIRE /rien de special à dire :il y a bien une variation saisonniére mathématisable  !
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      A SUIVRE