mercredi 22 juin 2016

  • Le Pouvoir de l 'Imaginaire (474):Reprise des Propriétés de l' Espace-temps : suite

    Continuons d’examiner les conditions d’expansion des ondes gravitationnelles   puisque hier ma critique  de l’article de la  Collaboration LIGO m’a conduit à  me  demander déjà si leur traitement   combinatoire par N modèles  différents  d’ondes  OGs  ne poussait pas  l’analyse  PEUT ETRE  trop loin
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    Commençons par remettre en historique ce qui a poussé EINSTEIN à prédire un tel type d’onde . j ai pris l’habitude depuis longtemps ici de me priver au maximum du rappel des équations , tout en indiquant à quelques-uns de mes lecteurs scientifiques où retrouver les calculs dans leurs détails . Donc pour ceux que ceux-là intéressent  , j’en ai mis en référence en fin d’article ….
    Restons donc sur des mots simples : S’intéressant aux conséquences de la relativité générale, Einstein mit en évidence dès 1916 la possibilité d’une solution ondulatoire à ses équations dans l’approximation de champs faibles. Ou encore comment   une telle onde peut perturber la métrique en  se propageant dans un espace quasiment plat et vide ( dit de MINKOWSKI), c’est à dire sans sources de champ gravitationnel ?La réponse est   obtenue pas divers procédés de maths ( linéarisation etc. ) et indique que cette onde  va déjà se propager non pas à vitesse infinie mais à la célérité de la lumière ….
     Et ensuite ? On peut se poser  comme moi hier  la question de l’énergie transportée par une onde gravitationnelle. Ceci  pose d’abord la question du transfert de l’énergie à un milieu qui soit une sorte de masse test ….On montre qu’ une masse test ne ressentira  rien   et par divers raisonnements  qu’ on devra en prendre deux sur une petite région de l’espace-temps pour voir des déplacements relatifs entre les deux ……
    Et pour continuer ,si on veut bien accepter l’idée que l’univers est un peu plus compliqué  que celui de MINKOWSKI ,alors il faut se colleter  avec les équations d’Einstein  plus complètes, c’est à dire avec un second membre contenant le célèbre  tenseur énergie-impulsion du  grand ALBERT…….Et à ce moment là , on se rend compte que  ,contrairement au cas de l’électromagnétisme où un rayonnement dipolaire peut exister à la suite de la variation  locale d’une densité de charge, ceci n’est pas possible en gravitation :le rayonnement gravitationnel ne peut être que quadripolaire au mieux !!!
    Diable ! Où cela nous entraine-t-il ?: le couplage de la matière à la gravité est très faible,  Ce n’est pas parce que  vous recevez une pomme sur la tête  que ce sont les 100 kilos de votre corps qui  l’ont fait tomber ! Mais parce que sous vous il y a la masse terrestre !!!  Par comparaison avec un rayonnement E.M  il faut alors  jauger  le  facteur G/c4 e qui est de l’ordre de 10−44 s2m−1 kg−1…..Et par conséquent les seules ondes gravitationnelles que l’on peut espérer détecter seront celles provenant de sources astrophysiques avec des accélérations  de VARIATIONS  de  masse énormissime …..
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    OU NOUS CONDUIT CE CONSTAT ?
    Hier , dans mon dernier paragraphe  j’ai abordé la question du transfert d’énergie de l espace –temps entourant  un tel type d’évènement  et le mathématicien la transforme    e n solution à donner à l’équation  la plus complété  d’EINSTEIN   , à savoir  celle contenant le terme Λ  attribuable à  l’énergie du vide …..
    Pour le physicien hérétique « partiel » que je suis devenu  , je me dois alors  de donner une explication  fortement pédagogique à mes lecteurs  ( mais encore dépourvue d’équations !)
    Si nous faisons un tour d’horizon des sources d’ondes gravitationnelles habituellement considérées (de durée limitée à quelques dizaines de secondes.) nous trouverons les supernovæ et  toutes les sources de coalescences rapides possibles …..Mais en est-il une que j’aurais oublié ?????
    Mais oui bien sûr !Car si l’on doit suivre tous ceux qui  croient a un  BIG BANG  , ou à une  inflation  gigantesque  de l’Espace  et même aux rebonds ou aux cycles de l’UNIVERS    nous devrions trouver des traces d’ondes gravitationnelles amortie et résiduelles de tous ces évènements …..
    Il devrait exister un fond aléatoire d’ondes gravitationnelles, dans lequel nous baignerions et de deux origines. La première  serait la superposition de l’ensemble des sources très faibles  dont nous ne savons pas faire le distinguo individuel . La seconde est la génération d’ondes gravitationnelles dans  ce supposé  univers  événementiel primaire   si «  bousculé » ! Ondes qui nous parviendraient aujourd’hui sous la forme d’un fond, et pourquoi pas similaire au rayonnement de fond diffus cosmologique dans le domaine électromagnétique. Mais avec la différence que le découplage des ondes gravitationnelles s’est fait beaucoup plus tôt  ( parait-il)dans l’histoire de l’univers que pour les photons.
    Ne me demandez surtout pas de vous dire comment s’y prendre car  j’ai encore en mémoire les publications sur ce sujet de la mission US  BICEP  2 démenties ensuite par J.L PUGET !
     A suivre


     Ref possible  -1 /: THIBAUT DAMOUR Séminaire : ondes gravitationnelles et trous noirs | Ecole polytechniquehttps://www.polytechnique.edu/fr/.../seminaire-ondes-gravitationnelles-et-trous-noirs
    2/ PDF]Ondes gravitationnelles, aspects théoriques et ... - LAPP - IN2P3lappweb.in2p3.fr/~buskulic/cours/Notes_cours_Buskulic_Jijel.pdf

mardi 21 juin 2016

  • Le Pouvoir de l 'Imaginaire (473):Reprise des Propriétés de l' Espace-temps : Nouvelles ondes gravitationnelles????

    Je vais profiter d’une nouvelle détection d’ondes gravitationnelles( OGs) pour essayer d’approfondir auprès de mes lecteurs  les caractéristiques de cette forme d’énergie
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    1 : Bis repetita placent,( en français : on prend les mêmes et on recommence…) !!!!!
    Après la détection en décembre 2015 des ondes   gravitationnelles issues de la  fusion de deux trous noirs   provenant de GW150914 ,  tous les scientifiques se posaient la question de la fréquence de ces tremblotements de l’espace-temps…..Il faut dire que la collaboration  LIGO VIRGO   travaille par  interférométrie  et doit « dégraisser » les minimes signaux obtenus  , venus de l’espace lointain  , de toutes les vibrations parasites  terrestres   et cela requiert une précision extrême ….. Voici les explications  que le site en francais de la Collaboration  nous donne  ( copier-coller partiel)
    « Comme pour la première détection, GW151226 a été observé par les deux instruments “LIGO avancés” situés à Hanford (état de Washington) et Livingston (en Louisiane). La Figure 1 montre les données enregistrées par les détecteurs lors de la dernière seconde précédant la fusion des deux trous noirs. Contrairement au premier événement qui ressortait clairement du “bruit de fond”, le nouveau signal est invisible de prime abord dans les données. C’est parce son amplitude est plus faible et aussi parce qu’il s’étale sur une plus longue durée : environ 1 seconde au lieu de 0,2 seconde pour GW150914. Malgré l’impossibilité de voir cet événement à l’oeil, les programmes informatiques d’analyse l’ont clairement identifié. »
    Comme je vous l’avais signalé dans mon premier article   ,le bruit de fond  terrestre  peut avoir plusieurs origines et  «  noyer » la faiblesse du signal  de l’OG . Voici les astuces que  LIGOa développées  ( copier- coller) : « La première indication de la présence d’une OG est venue d’un algorithme qui analyse les données en temps réel juste après leur enregistrement. GW151226 a ainsi été identifié comme un candidat OG prometteur à peine 70 secondes après le passage du signal sur Terre. Environ une minute plus tard, les premières estimations des paramètres de la source étaient disponibles. Cet algorithme utilise le filtrage adapté pour rechercher des OGs. Dans cette technique, les données sont comparées à un catalogue de formes d’ondes attendues pour la source recherchée (ici un système binaire de trous noirs). Si l’une de ces formes d’onde est trouvée au même instant dans les données des deux détecteurs, on a un candidat OG. Le filtrage adapté s’est révélé fondamental pour identifier et analyser le signal GW151226 qui était plus faible que celui de la première détection (GW150914). La Figure 2 montre le résultat obtenu après plusieurs mois de travail par une méthode d’analyse basée sur cette même technique……..Une technique différente est donc utilisée pour obtenir ces informations : on teste un grand nombre de combinaisons de paramètres en calculant à chaque fois la forme d’onde correspondante et on la compare au signal détecté. Cette approche permet de sélectionner les combinaisons de paramètres qui peuvent expliquer les observations et de calculer la probabilité que ces paramètres soient ceux de la vraie source. La Figure 3 montre un très bon accord entre le signal d’OG reconstruit dans le détecteur Livingston en utilisant le jeu de paramètres les plus probables et une forme d’onde calculée numériquement à partir des équations d’Einstein de la théorie de la relativité générale. »
    Il y a donc là une combinaison efficace et puissante  de mathématiques   sur modèles  RG  divers et un usage de l’analyse combinatoire et des statistiques  …. 
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    2 :ET ALORS ? QU A-T-ON TROUVE ???
    Je ne vous donne pas tous les détails que vous trouverez sur leur site   , voici l essentiel du résultat :  (copier-coller) «  En comparant des millions de formes d’onde aux données, on peut trouver les combinaisons de paramètres du système binaire qui décrivent le mieux le signal. La Figure 4 montre le résultat obtenu pour les masses des deux astres : il y a 99% de chances que la masse du plus petit objet compact soit supérieure à 4,5 fois la masse du Soleil, une valeur bien supérieure aux prédictions théoriques pour la masse d’une étoile à neutrons. Ainsi, nous sommes presque certains d’avoir observé un système binaire de trous noirs ! Les distributions des masses des deux trois noirs sont centrées à environ 14 et 8 fois la masse du Soleil. Après la fusion, le trou noir résultant a une masse d’environ 21 fois celle du Soleil. ……On peut également déduire des mesures que la fusion s’est déroulée à une distance d’environ 1,4 milliard d’années-lumière. Ces ondes gravitationnelles ont donc parcouru une distance similaire à celles qui sont venues de la première source détectée, GW150914. »
    Laissant de côté les critiques que pourraient porter les matheux ou les statisticiens je me réserve celles des physiciens   … On ne peut pas remonter à l’énergie de spin de ces trous noirs  initiaux ainsi qu’a celle du trou noir final , si bien  que l’on ressent l’insatisfaction  de l’ignorance de l’énergie  précise dissipée dans l’Espace …..Dans ces conditions je m’interroge sur la  précision et la pertinence   de toute la modélisation citée ci-dessus ……Quand on ne sait trop exactement   ce qui  va se dissiper  , comment définir  l’onde  porteuse , son amplitude et sa fréquence ?   ATTENTION ! La collaboration LIGO   n’est-elle pas en train , à force  de maths + ETC   de prendre  les vessies pour des lanternes ?
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    3 : QUELLES FORMES D’ENERGIE SONT DISSIPEES ?
     Dès que l’on admet  la variation de place d’un objet matériel dans l’espace   , on est tenu d’utiliser l’équation  aux dimensions du travail nécessaire  ΔW=m .ΔL  et  si l’on envisage que ΔL le déplacement  soit aussi petit que la taille d’un atome   ,en revanche   pour  m  il s’agit de la masse de tout  l’espace    présente à  4 pi stéradian  autour des 2 trous noirs……S e posent alors en premier   les questions  non   pas du déplacement de l’objet matériel contenu  mais celui de la «  sur- structure » de l’espace-temps revendiqué  par la  R.G …..
      A SUIVRE
     PS / les figures débordant du cadre je prie mes lecteurs de les voir sur la publication originale  trouvable sur  internet

    Phys. Rev. Lett. 116, 241103 (2016) - GW151226: Observation of ...

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lundi 20 juin 2016

  • MATCH TRIPARTITE SUR LE DEMANTELEMENT DES UNGG :/ASN/EDF/LE GOUVERNEMENT /FIN


    Supposant que trop de technique dans mes explications indisposerait mes lecteurs     j’ai gardé pour la fin de cette série d articles  les problèmes financiers du démantèlement  UNGG ;
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    Il est pourtant nécessaire de parler    du  dernier choix d’ EDF ; EDF s’est doté d’une unité de 600 salariés en charge de la déconstruction, le CIDEN (Centre d’Ingénierie Déconstruction Environnement). Elle assure la maîtrise d'ouvrage de toutes les opérations liées au démantèlement des centrales. Et ses ingénieurs proposent   de traiter plus tard par une robotisation  adéquate   le  démontage des blocs réacteurs UNGG  . Ceci suppose  des études puis des réalisations, des budgets , un calendrier ( puisque c’est nouveau et que  tout ça  n’existe pas )……. Mais cela implique  aussi et surtout que  EDF  saura trouver les arguments  pour convaincre  les Groupes permanents et surtout  ASN /IRSN ….Les arguments majeurs de EDF   sont que plus on attend, plus la radioactivité baisse  et que c’est ce qui se fait à l’international …Les arguments majeurs de  ASN    sont le vieillissement de ces empilements de briques de graphite  , la solidité de la structure  et son  évolution   , ainsi que  la sureté – sécurité de tous ces  cimetières  nucléaires  anciens …….
    Pour vous parler franchement   , et compte tenu  de  l’impuissance d’ANDRA a fournir des sites de réception des déchets  Vl af   ,je trancherais plutôt pour cette solution   : attendre –apprendre à bien  robotiser –démanteler   à condition de  s’expliquer loyalement  entre EDF et ASN  sur l’entretien des sites existants ( voir conclusion )
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    Loyalement oui …… et sincèrement aussi , car ce problème n’est pas exempt d’arrière-plans financiers et politiques . Dans la mesure où les Gouvernements ont toujours   cherché  à minimiser   le prix  du  Kwh    pour le  public ,EDF   ne pratique pas un vrai  prix de vente  donc  emprunte depuis longtemps  et  suivant l’expression de jadis il lui  manque toujours dix-huit sous pour faire un franc ( 20 sous !)
     L  ASN  soupçonne  EDF     de tout faire pour promouvoir les projets franco-anglais des EPR  de  BRINKLEY POINT …De là à lier le changement de technique  démantèlement  UNGG  aux difficultés financières  EDF il n’y a qu’un pas, aisément franchissable. Deux indices font pencher la balance du côté financier. EDF a déjà provisionné dans ses comptes 588 millions d’euros pour assurer le surcoût occasionné par la généralisation du ‘nettoyage à sec’ abandonné ( alourdissement de 30% du devis ). Mais   présentée ainsi  , l’addition serait  réglée en un siècle plutôt que sur 30 ans !!!! Et d’ici là  ANDRA  se sera peut être réveillé !
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    Mise devant le fait accompli, l’ASN n’a pas dit son dernier mot. C’est elle qui, finalement, devra autoriser ou non la nouvelle stratégie d’EDF. «Nous engageons un cycle de discussion», confirme Fabien Schilz. Un cycle qui devrait s’achever vers 2019.

    Seule certitude: le surcoût sera probablement supérieur à celui provisionné par EDF car les robots prototypes couteront cher…. L’ASN prévoit d’ores et déjà de demander à  EDF de renforcer la résistance au séisme des trois anciennes centrales, d’améliorer leur résistance au feu, ainsi que leur système de ventilation.
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      Dans les ECHOS  du  02/05, Rémy Prud'homme  traite  de «  L'endettement d'EDF, un faux problème »  et juge alarmiste  les rumeurs sur la dette EDF ( environ 34 milliards d'euros)
      /  Je cite des extraits ; « l'endettement d'EDF n'a rien d'exorbitant. Il ne s'agit pas de la dette d'EDF France, mais de celle du groupe EDF (engagé aussi hors de l'Hexagone). Rapporté au chiffre d'affaires de ce groupe (73 milliards), cela fait moins de 50 %. C'est peu, surtout pour une activité hautement capitalistique comme la production d'électricité, et pour une époque où les taux d'intérêt sont plus bas que jamais. « …….         «  La notation indépendante et informée de Moody's sur la santé financière des six plus grands électriciens européens est éclairante : un préoccupant B pour Enel, E.ON, RWE et Iberdrola, un modeste A3 pour Vattenfall - et un solide A1 pour EDF »
    Il rajoute  sur  la chronique de l'endettement : «  En 2006, la dette d'EDF était inférieure à 15 milliards. Elle s'envole dans les années suivantes et atteint 42 milliards en 2009 : aucune centrale nucléaire n'a été construite dans ces années-là. Certes, d'importants travaux d'entretien et de maintenance du parc nucléaire sont réalisés chaque année, mais leur montant est faible par rapport à la valeur des 420 TWh d'électricité produits annuellement par ce parc. Loin de contribuer à l'alourdissement de la dette, ce parc participe au contraire à son allégement «
    La forte augmentation de la dette au cours de la décennie passée doit beaucoup à l'achat de sociétés étrangères, mais c’est AUSSI  l'Etat  qui impose ses prix  et contribue  à l'endettement .. Et  veut  arrêter des centrales qui fonctionnent correctement  pour séduire le mouvement ECOLO !
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      Je vous ai parlé ici ( GOOGLE> olivier4 :  L OBS /  Mme Karine.REVCOLEVSCHI/La loi NOME/SFEN/ ) de  cet  absurde cocktail de marché et de régulation  que l'Etat, pour faire encore  plaisir à Bruxelles, a concocté    pour  engendrer  des prix (de gros) de l'électricité durablement plus bas que les coûts de production de toutes les formes d'électricité. Il menace tous les électriciens européens.   J’EN AI MA CLAQUE DE CETTE POLITIQUE  QUI AUTORISE  BRUXELLES A  NEGLIGER ALLEMAGNE  ET POLOGNE ET  A LACHER  LEUR CO2 TIRE DE  LEUR CHARBON ……  ‘ voir sur le site  FACEBOOK  de  J.M.JANCOVICI  l’article d'Alain Grandjean et Pascal Canfin : La réforme du marché européen du carbone ne respecte pas l’accord de Paris
    "Le dysfonctionnement du marché du carbone est une évidence. A quelques euros par tonne de CO2, le charbon, très polluant, reste plus compétitif que le gaz. Résultat, en Allemagne comme en Pologne, les centrales à charbon tournent à plein régime, tandis que le gaz fonctionne au ralenti. Au rythme actuel de nos émissions, tout indique que l’UE, qui fut un temps le champion de la lutte contre le dérèglement climatique, ne sera pas au rendez-vous des objectifs qu’elle a pourtant validés à Paris."(publié par Joëlle Leconte)

vendredi 17 juin 2016

  • MATCH TRIPARTITE SUR LE DEMANTELEMENT DES UNGG :/ASN/EDF/LE GOUVERNEMENT :3 ème manche- début!

      
    Je crois avoir commencé hier à vous faire découvrir que dans ces variations de stratégies   DEMANTELEMENT  UNGG, chacun voulait couvrir ses arrières  et  justifier ses logiques d’actions …J’espère cependant  que vous n’avez pas oublié   les vicissitudes de l’ANDRA   pour faire accepter un site  «   faible activité  et vie longue » car d’une certaine manière toute l’affaire part de là !Pauvre ANDRA !S ‘il n’y avait que les difficultés du projet CIGEO  d’enfouissement des déchets de haute activité  et son  chiffrage budgétaire jugé totalement irréaliste et prohibitif  par les producteurs de déchets  ( CEA/EDF/AREVA ….) …
    Mais voilà !L' ANDRA a l’exclusivité du marché déchets et fait son prix   … Et si elle se fait  des robinets en or , vous direz : » c’est la loi du marché !
     En fait  c’est surtout sa stratégie  sociétale qui est en cause : plus personne en France ne l’accepte !
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     Parlons d’autres choses : Pourquoi ce tintouin  actuel sur les media (RTL  et journaux) concernant  la nouvelle stratégie de démantèlement UNGG  proposée par EDF ?
    Encore un petit historique à vous proposer ? En 2009, EDF rachète British Energy et hérite de centrales nucléaires toutes équipées de réacteurs modérés au graphite… " Ah  !, on se colle çà sur le dos aussi ???? » Râlez vous !!! Qu’à cela ne tienne !. La stratégie adoptée par leur  gouvernement  en décembre 2014, prévoit un achèvement des opérations de démantèlement des réacteurs  85 ans après la fin de leur activité. Rendez-vous au XXIIe siècle! Donc au  Royaume-Uni, le démantèlement des réacteurs graphite-gaz est et sera une activité durable….. !
     On a vu  qu’en France, c’est tout le contraire même si on ne sait pas où  mettre les déchets  pour cause du marasme de l’ANDRA … Et je vous ai dit que ASN /EDF prévoyait ad initio  une quasi-remise à l’herbe, «sans période d’attente», à l’horizon 2025. L’échéance sera, par la suite, repoussée à 2047 pour Chinon A, le dernier de la série.
     ALORS PORTONS  NOUS SUR LES CHANTIERS  et ouvrons grands yeux et oreilles ! QUE SE PASSE T IL ?
    Deux techniques sont en principe testées par les ingénieurs du Centre d’ingénierie déconstruction et environnement d’EDF (Ciden): une déconstruction à sec et une autre  à l’eau. Testée à Bugey 1, cette seconde technique vise à découper le réacteur rempli d’eau, notamment pour améliorer la radioprotection. Jusqu’à la fin 2015, elle semblait  devoir être la technique de référence.
    Depuis un communiqué mis en ligne ce jeudi 2 juin par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), on sait que ce n’est plus  le cas. Le 29 mars dernier, l’industriel informe officiellement l’ASN de son changement de stratégie. Finalement, les UNGG seront démantelés à sec. Il faut donc revoir, une nouvelle fois, le programme industriel. Et surtout le calendrier.
    Pour EDF, c’est avant tout le retour d’expérience qui a dicté son choix: «La complexité du chantier sous eau relativise son intérêt», affirme une porte-parole de l’entreprise. . Les ingénieurs d’EDF comptaient découper les réacteurs en les immergeant, en utilisant la protection de l’eau pour amortir les rayonnements. "On pensait lever les verrous techniques qui restaient, mais on s’est rendu compte que c’était trop difficile", nous a expliqué Sylvain Granger, le patron du démantèlement à EDF. L'entreprise veut changer de technique. "Nous n’allons pas déconstruire les réacteurs dans l'eau, mais dans l’air", révèle Sylvain Granger.   Et la libération des radioactifs ,alors ???Cela se ferait à l’aide de robots.
     L’explication fait  gronder l’ASN . «C’est tout de même étonnant qu’il ait fallu 10 ans à EDF pour se rendre compte de l’impossibilité de démanteler sous eau», souligne Fabien Schilz, directeur des déchets, des installations de recherche et du cycle de l’ASN
    Et il en rajoute : » La nouvelle stratégie qu'EDF nous a annoncée reporte la fin globale du démantèlement des réacteurs au début du 22e siècle", ( comme en  G.B…)"On arrive à une durée des installations de plus d'un siècle: pour la tenue des bétons, la tenue sismique, la maîtrise de la sureté des installations, ça devient un enjeu fondamental"….."Il reste de la radioactivité de manière importante dans les installations",. "Maîtriser des installations au-delà du siècle, c'est quelque chose qui devient compliqué."
     Rappelez-vous que j’ai fait hurler de frousse Mr SIMPLE QUIDAM  hier  avec mes explications sur les risques  longue durée de ces assemblages de briques de graphite !
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    Mais tout se passe comme dans un match ! Que dit en effet l’exploitant EDF ?Oh il ne parle pas de plongeurs  démanteleurs ou de plongeurs décontamineurs !!!!  il veut utiliser une technologie qui, selon lui, "présente des avantages" en termes de radioprotection et de sûreté, et qui réduit aussi "le volume des déchets liquides". Plutôt que de mener tout de front comme envisagé précédemment , avant de s'attaquer à tout Il envisage désormais de démanteler d'abord complètement un réacteur, comme un pilote ou une  "tête de série" afin d’optimiser toutes nos opérations", selon le porte-parole.EDF
      Et vous diriez : « Vive les robots  QUI EPARGNERONT DES DOSES AUX DECONTAMINEURS !!
    Concernant les échéances, EDF parle alors d'un horizon 2030-2050 pour la tête de série, et de 2060 pour les autres réacteurs
     Et pour achever de rassurer tout le monde : «Notre proposition ne concerne que les blocs réacteurs  et pour le reste le programme rapide ne change pas !
    ET MAINTENANT ATTENDEZ LA FIN DU MATCH   QUE JE VOUS PARLE DE VILAINES CHOSES  / BECAUSE THE MONEY THEY NEED …IS THE KEY !
     A SUIVRE


jeudi 16 juin 2016

  • MATCH TRIPARTITE SUR LE DEMANTELEMENT DES UNGG :/ASN/EDF/LE GOUVERNEMENT :2 ème manche , fin

      
    Tachant de rester objectif et de bonne foi  envers les diverses parties  , dans cette chronologie du démantèlement UNGG,  je vous propose la fin  de la 2 ème manche
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    Il me serait certes facile  de rester sur les remarques de ASN  concernant le stockage des déchets de faible activité mais à vie longue .  Et si je vous disais ?:           « Pourquoi se mettre à démanteler si on sait pas encore quoi faire de ces déchets ? »
    Me rétorqueriez-vous  alors : »  HEIN  OLIVIER ??? Et  l’ANDRA  , alors ???? Ils roupillent ???"
    Comme vous  l’ignorez peut-être  , c’est en France à l ANDRA  qu’est dévolu ce rôle  ….Et il apparait que les dialogues ASN/ANDRA  et ANDRA/EDF  de toute cette époque 2000-2015    montrent que ANDRA   doit présenter des sites adaptés à  tout genre  de déchets    UNGG à venir (  sites dits  de sub-surface)  et ne le peut pas actuellement …Misère !
    Il ne m’appartient pas de juger les raisons des difficultés de l’ ANDRA  mais il me parait important de signaler les clameurs causées pour le  seul site de recherche de BURE … Par ailleurs pour leur  création ,ces sites de stockage  nécessitent  une budgétisation et son échelonnement en rapport avec les prévisions de production de déchets …. L’Etat s’en est –il  préoccupé  de manière adéquate ....  ,tout un chacun  connaissant  ses déficits  perpétuels ?????  .Et le stade  d’action    d’un  début  de démantèlement   ne saurait commencer  avant le stade prioritaire  de construction   des sites de stockage  ad hoc de déchets ….Ceci explique la logique de ASN vis-à-vis de EDF que je résume de façon lapidaire ainsi  : «  Que faire de déchets  qu’ on ne peut  loger définitivement  si ce n’est  que de  les entreposer  sur les sites des productions ? Avez-vous réfléchi à une ou des alternatives ???? »
    Question à laquelle serait tenté de répondre un exploitant : « Puisque pour une raison X  ou Y    vous ne pouvez prendre mes déchets  , pourquoi voulez – vous  me faire alors me forcer à  démanteler  aussi vite ??? »
     Chacun voulant alors protéger a tout prix  ses arrières  , se met  à chercher le point faible   de son  interlocuteur !  I l me plait de vous laisser  imaginer le dialogue suivant ( fictif bien sûr !) «  ATTENTION !  Si vous voulez  reporter les choses aux calendes grecques, pouvez-vous me dire  quelle sera la tenue  dans   ces décennies à venir, de tous ces  tas de   graphite ? Prouvez le moi par  des calculs adaptés et même des essais logue durée !!! »ET VLAN !
    Rendu à ce point de lecture  là , c’est   au tour de mon lecteur   Mr SIMPLE QUIDAM  qui me regarde  d’un air sévère en me disant : «  Mais vous ne nous aviez pas dit  OLIVIER    qu’ il s’agissait  d’ un gros bloc de graphite MASSIF  de N  TONNES ? »
    « -Eh oui , je ne peux tout vous raconter !Pour SAINT LAURENT 2 par exemple  , l’empilement de graphite du réacteur avait bien   la forme d’un cylindre droit à axe vertical de 10,2 m de hauteur et de 15,7 mde diamètre. Mais il n’ était constitué  au fond     que d’un réseau de colonnes assemblées entre elles par tenons et mortaises(. L’ensemble n’ne pesant pas moins QUE  2 680 tonnes)….
    -«  Et comment un tel assemblage peut-il vieillir en 30 à 50 ans  ? »
    -«  Attendez !JE NE VOUS AI PAS TOUT DIT SUR LE GRAPHITE NUCLEAIRE ! Il est synthétique  pour des besoins de pureté et   y a deux cas  d’ entreposages, soit on  a des «  chemises » (Le combustible nucléaire est  de l'uranium naturel sous forme de barreaux entourés d'une gaine métallique puis d'un cylindre creux de graphite (  la chemise)…. Soit on a des briques  pour le montage du « bloc » .
    Tout ça pose problèmes car on a des mélanges complexes  …Mais  si vous voulez m embarrasser encore plus Mr  SIMPLE QUIDAM parlez-moi des incendies de poudres de graphite   ou des  désagrégations des briques !!! »
    -«  QQQOI ???? Que me révélez-vous là ???
     «Allez  JE DIS TOUT !!!!  L’'inquiétude  porte sur la tenue des charpentes métalliques qui supportent ces milliers de tonnes de briques de graphite en position haute dans ces caissons de béton précontraint . Un effondrement pourrait avoir de très graves conséquences s'il y avait par la loi de l’emmerd…MAXIMUM  une déflagration des poussières de  graphite crées ‘( comme dans les silos à céréales)   !
    -«  Et quoi encore ????!!!!!!
    -«  Quel sera  devenu  l'état de corrosion de ces charpentes ? Quel serait le comportement sous séisme ( alpin )  des caissons de réacteurs construits sous des  normes antisismiques datant de      MATHUSALEM ? »
    -« ARRETEZ ! »

     A suivre



mercredi 15 juin 2016


  • MATCH TRIPARTITE SUR LE DEMANTELEMENT DES UNGG :/ASN/EDF/LE GOUVERNEMENT :2 ème manche !

      
    Il me serait difficile de transformer les  propositions techniques  relatives au démantèlement des réacteurs UNGG   en  récit à  suspense oppressant   puisque le dernier a été arrêté en 1994 ( BUGEY 1 ) …
    . «  Quoi ?  C’était il y a plus de 20 ans ?Et ils en sont encore à discuter pour savoir comment on va les démolir ???Expliquez-nous encore un peu plus ,OLIVIER , comment EDF  comptait s’y prendre  pour régler ce problème de gros tas de  graphite radioactif …. »
    Comme , en tant qu’ inspecteur je les ai vu fonctionner et que de plus  CHINON  A1 /EDF 1  était déjà arrêté    , je vais tacher de vous éclairer……Mais je vous rappelle  que j’ai développé ici , en février 2012 une série de 5 articles plutôt  techniques   sur le sujet  et au titre  optimiste : «  Le démantèlement nucléaire :l’homme est un titan ! »

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    Si je me suis arrêté hier, dans mon historique   à la date du 3 octobre 2013  , c’est parce que , pour rester objectif  dans ma présentation , je me dois d’exposer  la position de EDF à cette époque et sa logique
     La stratégie originale de EDF   date de 2001 .Comme je vous l’ai expliqué hier  , SI ON EN A LE BUDGET  PREVISIONNEL   on pourrait  réaliser le démantèlement des installations « propres »  rapidement après l'arrêt d’une centrale UNGG….. Mais compte tenu des  problèmes   de «  mise  en route »  de l’organisation nécessaire    , ne vous étonnez  pas si en pratique  , l exploitant prend son temps et  cela s’est fait dans un délai de 5 à 10 ans…… Quant au reste  , EDF  comptait  différer le démantèlement du bâtiment  réacteur conduisant à la libération totale et inconditionnelle du site pendant une durée de 25 à 50 ans après l'arrêt de la centrale.
    -« Mais pourquoi  des délais aussi longs ??? » Vous étonneriez vous ……Je crois avoir été clair hier sur les  divers éléments radioactifs contenus et leur période  …..ET LES PROBLEMES NON ENCORE REGLES !
    Le démantèlement complet des installations était alors envisagé ( sous eau )  par EDF après plusieurs dizaines d'années de confinement afin de pouvoir bénéficier de la décroissance naturelle de la radioactivité. En avril 2001, EDF a informé l'ASN d'une profonde modification de sa stratégie  en retenant désormais un programme de démantèlement complet et immédiat sur 25 ans, sans période d'attente ( donc à l'horizon 2025). Mieux encore , EDF avait  programmé  et proposé en priorité le démantèlement, dans un premier temps, des silos de Saint-Laurent-des-Eaux, de l'installation EL4-D sur le site des Monts d'Arrée, de Superphénix, de Chooz A et de Bugey 1, et, dans un second temps, le démantèlement des 5 réacteurs de la filière UNGG (Uranium Naturel Graphite Gaz) de Chinon A et Saint-Laurent-des-Eaux A.
    Vous imaginez bien   qu’un tel  programme a fait l’objet de la « rumination intense » de  ASN/IPSN avec examen par le Groupe permanent d’experts (GPE) compétent en mars 2004. Sur sa base  l’ASN a conclu en 2004  que la stratégie de démantèlement retenue par EDF ainsi que le programme et l’échéancier étaient acceptables du point de vue de la sûreté et de la radioprotection sous réserve de la prise en compte d’un certain nombre de demandes et du respect des engagements pris par EDFsur les questions de faisabilité du démantèlement, de sûreté, de radioprotection, de gestion des déchets et des effluents.
    ET PUIS LE TEMPS PASSE….TOUT LE MONDE EST IL HEUREUX ??????Cela semble être le cas car  lorsque EDF  transmet, en juillet 2009, une mise à jour de sa stratégie de démantèlement ASN considère que la stratégie  est globalement convenable dans ses principes mais nécessite certains compléments, notamment concernant les solutions alternatives pour la gestion des déchets de graphite……. Ah ?Alternatives ?Pourquoi ?
    Parce que rien n’a TROP bougé !  ’ASN  insiste  par conséquent sur l’importance de ne pas conditionner le démantèlement des blocs des réacteurs UNGG à la mise en service du centre de stockage des déchets de type faible activité à vie longue et propose d’envisager la possibilité d’entreposages intermédiaires. …..
    Car  , en effet  EDF s’était  mis  en mouvement  et avait  proposé en particulier  la création  d’ICEDA (Installation de Conditionnement et d'Entreposage des Déchets Activés ).  ICEDA    prés du Bugey, ne serait  rien moins que la  plaque tournante des déchets nucléaires !!! Ce site doit reconditionner tous les déchets qui vont lui parvenir des  centrales nucléaires , c'est-à-dire les cisailler, les compresser  etc    ….Mais nous sommes aujourd’hui  une nation où toute initiative nucléaire  déclenche une  levée de boucliers  massive et de clameurs  et je ne veux pas vous détailler  toute la collection de jugements rendus  à propos de  ce site !!!! Ca a trainé en longueur ! Non obstant toutes ces difficultés je vous présente une vue du chantier courant 2015 …..
     A SUIVRE


    Vue du chantier (mai 2015)



mardi 14 juin 2016

  • MATCH TRIPARTITE SUR LE DEMANTELEMENT DES UNGG :/ASN/EDF/LE GOUVERNEMENT : 1 ère manche ( suite)

      
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    Poursuivons ensemble l’examen du problème qui se pose entre l’exploitant EDF et l’autorité de sureté nucléaire  ASN  à propos du démantèlement des centrales gaz graphite UNGG et  dont les média se sont émus …..
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    1 :ETAT DES LIEUX APRES ARRET D’EXPLOITATION
    1-1 :Dans un réacteur nucléaire  UNGG   on trouve comme pour tout réacteur une zone dite classique ,qui transformait  l énergie thermique en électricité   ( des turbo alternateurs)donc non radioactive ou  non contaminée par principe  et qui  peut  sans risque majeur soit être démontée  , soit rester sur place longtemps .C’est l’exploitant EDF qui est laissé juge de cette décision …A titre de comparaison l’Etat  peut-il vous imposer de mettre votre vieille voiture à la casse ,quand elle n est plus capable de rouler   ou la garder dans votre garage …. ?
    1-2 : On y  trouve   actuellement   des silos pour   l’entreposage de  gaines ou chemises  graphite      et comme nous n’avions pas alors ni  enrichissement d’uranium ni eau lourde   , j’en profite pour  rappeler qu’ en ces temps-là , pour  le  combustible, il s’agissait d’uranium métallique naturel sous forme de cartouches de 10 kg   …. Ces gaines  posent problème non pour cause de criticité  mais elles sont hautement radioactives…Le volume annuel produit par un réacteur UNGG  de 500 MWe est de 25 m3 environ, soit une masse de 45 tonnes
    .
    1-3 :Reste en dernier le bloc réacteur rempli de  tonnes de graphite  . Le caisson était un édifice en béton précontraint, de 33 m de diamètre et de 48 m de haut. Une peau en acier de 25 mm d’épaisseur tapissait l’intérieur du caisson et assurait l’étanchéité au gaz CO2 sous pression…
    .Je vais donc  maintenant forcer un peu la main à mes lecteurs par une analyse un peu plus scientifique  que d’habitude   en détaillant  les «  impedimenta » que causent ce graphite  aux  démanteleurs . Voici la situation décrite par les experts  CEA , il y  a 10 ans (Rapport « monographie  e-den/CEA  disponible sur Internet «  Réacteurs nucléaires à caloporteurs gaz ») :
    « Le graphite irradié issu des réacteurs de la filière type UNGG représente, en France, 22 700 tonnes, soit environ 10 % de la quantité mondiale. La majeure partie de ce graphite, environ80 %, est constituée par les empilements des réacteurs UNGG ( et est entreposée* dans les réacteurs eux mêmes, jusqu’aux opérations de démantèlement qui induiront l’évacuation de ce graphite…L’inventaire radiologique de ce graphite montre que l’activité totale est de l’ordre de 5 MBq.g-1 après une période de cinq ans de refroidissement (disparition des radio-éléments à vie courte). Sur de plus longues durées, les radionucléides les plus pénalisants du point de vue du stockage sont principalement C 14, Cl 36, H 3 et, dans une moindre mesure, Ni 63 et Ca 41. L’élément majeur est le C 14 qui représente 90 % de l’activité totale après cent vingt ans de refroidissement, suivi du Cl 36 qui, bien qu’ayant une faible activité spécifique (de 0.3 kBq.g-1 à 2.0 kBq.g-1 selon les composants et les réacteurs), décroît avec une période de 300 000 ans et n’est que faiblement retenu dans les milieux géologiques.
    L’activité radiologique globale de radionucléides à vie longue, en particulier celle du C 14, contenue dans l’ensemble du graphite irradié, ne permet pas d’envisager son stockage en l’état au centre de stockage de l’Aube. Des solutions de réduction de volume, telle que l’incinération du graphite, ont fait l’objet d’études . Cependant, le rejet du C 14 sous forme de CO2 n’étant pas satisfaisant, la séquestration du C 14 dans des conditions économiques acceptables reste un point dur pour cette orientation ……. »
    « Aussi ces 22 700 tonnes de graphite irradié de la filière UNGG sont-elles actuellement destinées à être stockées dans un futur site de stockage, surface ou subsurface, actuellement à l’étude à l’ANDRA »……..
    Arrivé à ce point  daté 2006 ,  mon  lecteur  regarde l’auteur de ces lignes et l’interroge : «  J’ai tout compris !Mais diable !   , cet énorme  tas de graphite radioactif ……  Voilà ! c’est là le point noir final de  cette filière  , car comment s ‘en débarrasser ??? »
     Et il rajoute   : «   Dites-nous  OLIVIER ….. Comment la situation a-t-elle évolué depuis  ce temps ???? »
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    Rien de tel , pour juger de l’évolution d’une situation  ( ou de l’immobilisme de l’exploitant !) que d’aller chercher dans les archives  de celui qui est chargé de surveiller la situation !  L’ASN  et son bras savant l’ IRSN …..Et comme il s’agit en l’occurrence de mon ancien institut , je me rabats   d’abord   sur la lettre  du DIRECTEUR DE  L IRSN  à  L  ASN du 23 aout 2011  « Stratégie EDF de la déconstruction des centrales nucléaires »   puis sur le document  ( sur internet )très clair de Florence GAUTHIER  intitulé «  Réunion du Haut-Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire Le démantèlement des installations nucléaires » ( 16 pages que je vous recommande)  avec quelques planches d’explication susceptibles de vous intéresser
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    Et où je lis ce paragraphe précis : « La mise à jour du dossier relatif à la stratégie de
    démantèlement des installations d’EDF :l’acceptabilité du report des échéanciers de démantèlement des UNGG en raison du retard dans la mise en service du stockage FAvl ( déchets de faible activité  à vie longue) au regard de la sûreté de ces installations pendant la période d’attente…. »
    «  NOUS SOMMES ARRIVES A LA DATE DU 3 OCTOBRE  2013 ……ALORS QUELLE EST LA SITUATION AUJOURDHUI ????? » interroge mon lecteur ……
     A suivre