lundi 13 novembre 2017

NUCLEAIRE.ENERGIES.ENVIRONNEMENT N°2

Ayant promis de parler sans détours je  vais aborder  chacun des paragraphes de l’article n°1  et engager des commentaires  après chacun d’entre eux
1 : Quoi que signale EDF et quoi  que  sanctionne l’ASN ,  il se trouvera des journaux ou  des médias  de toutes tendances pour brandir un mégaphone  .Certains seront factuels ou peu prolixes , d’autres joueront du clairon  , voire du tocsin ou de la sirène d’alerte. Peut-on de ce fait  qualifier certains journalistes   d’ « épouvanteurs » ou de semeurs de m….. professionnels   ?
 Je rappelle que l’avis de l’ ASN  n’est pas issu d’une  dissimulation quelconque de la part de EDF   et qui aurait été détectée par un des SHERLOCK HOLMES de ASN ! L’insuffisance de résistance au séisme d’une tuyauterie JPP   (  système d’alimentation en eau du réseau incendie  dans les locaux des pompes de la station de pompage)    a été initialement détectée par EDF dans la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire.  Sur plusieurs portions de ces tuyauteries, l’  état  et dégradé avec des épaisseurs inférieures à l’épaisseur minimale requise pour assurer leur résistance au séisme….Je passe sur les détails qu’ on peut trouver sur internet  et qui montrent que l’acier carboné a rouillé sur une épaisseur susceptible de ne plus assurer sa tenue …….
 Mais ce n’est pas tout ….EDF a ensuite réalisé des mesures d’épaisseur sur les portions de tuyauterie d’autres circuits  situées dans les mêmes locaux que les tuyauteries JPP, pour tous les réacteurs électronucléaires d’EDF potentiellement concernés. À la suite de ces mesures, puis de l’analyse de résistance au séisme des tuyauteries concernées, EDF a déclaré le 10 octobre 2017 que 20 réacteurs étaient concernés par un risque de perte totale de la source froide (perte des 2 voies du circuit SEC) Bien entendu il est clair que le circuit SEC contribue, à partir de l’eau froide disponible près de l’installation ( soit  en mer  soit en  cours d’eau), au refroidissement de systèmes de sûreté. Et il est si absolument nécessaire  à la sureté des centrales  qu’elles disposent de deux voies totalement indépendantes ayant la capacité d’assurer chacune ses fonctions.IL ME SEMBLE EVIDENT DE REPARER CES PROBLEMES DE TUYAUTERIES  DES QUE POSSIBLE
 D’ailleurs et ensuite 9autres réacteurs  se sont aussi révélés concernés par un risque de perte partielle de la source froide ,  situation relevant  alors du niveau 0 de l’échelle INES
Pour ceux qui connaissent les règles de fonctionnement des REP je ne leur apprends rien en leur déclarant qu’ après FUKUSHIMA  tous les livres de procédé des  centrales ont  subi une révision à la hausse  des niveaux de séisme auxquels doivent résister les installations nucléaires (RFS 2001-01) .pour cela le bras « savant » de l’ASN dispose  d’une base de données  à la fois historique accessible par Internet, dénommée Sisfrance et aussi  complétée  des données instrumentales du  réseau national de surveillance sismique (RéNaSS)1 qui localise environ 1 300  micro séismes par an en France métropolitaine et dans les zones frontalières
Résultat de recherche d'images pour "PARC NUCLÉAIRE EUROPEEN" l’IRSN a établi des relations empiriques permettant d’estimer la magnitude et la profondeur des séismes historiques ….On aboutit  ensuite  à la définition d’une valeur  dite » Séismes Maximaux Historiquement Vraisemblables (SMHV) » , puis il faut  augmenter la magnitude des séismes de référence ainsi déterminés de 0,5……Les experts calculent ensuite l’amplitude des vibrations que ce séisme maximal éventuel  serait susceptible de produire et les effets d’amplification locale liés à la nature du sol (les « effets de site »……Et en fin de compte , a l’occasion de chaque visite décennale  on vérifie que le vieillissement de l’installation et les éventuelles modifications apportées au cours de sa vie n’ont pas affecté la sûreté. On peut aussi être amené à demander des renforcements afin de tenir compte de l’évolution des connaissances locales  que ce soit en matière d’aléa sismique ou de construction parasismique   et afin de  toujours conserver des marges suffisantes …..
Je mentirais  si je concluais que  les choses s arrêtent là  …Car les sismogéologues surveillent les failles actives  ou fraichement  réveillées et participent   à la modification   de  ces  valeurs le cas échéant …Je ne vais  pourtant pas  renier ma remarque d un de mes précédents articles :je juge suffisantes  les  valeurs prises en compte pour les sites nucléaires de nos centrales  … EN REVANCHE  j estime que les modifications climatiques à venir nous laissent dans une imprécision malsaines  sur les crues , les inondations , les cyclones et tempêtes a venir   et inversement  sur  les sécheresses et étiages très bas  des cours d eau
Résultat de recherche d'images pour "PARC NUCLÉAIRE EUROPEEN" En appendice voici un copier coller du site

Le parc nucléaire européen est, plus encore que le parc français, exposé au risque sismique : deux centrales dans l’ouest de l’Allemagne, deux centrales en Suisse, les centrales slovènes et roumaines sont implantées dans des zones sismiques. Cette sismicité résulte, comme celle qui affecte la France, du lent rapprochement des plaques africaines et européennes.


dimanche 12 novembre 2017

NUCLEAIRE.ENERGIES.ENVIRONNEMENT /N° 1

Pour justifier le virage abrupt que je viens de prendre sur le programme des rubriques proposées sur mon site :SCIENCES.ENERGIES. ENVIRONNEMENT  .BLOSPOT  il a fallu qu’ un certain nombre de signaux d’ alertes viennent me secouer ! Je vais répondre…. Mais attention !Pas de langue de bois !Donc  voici les 5 nouvelles qui m’ont   interpellé :
-1/le 16/10/2017/ (ASN) : « L’ASN classe au niveau 2 de l’échelle INES un événement conduisant à un risque de perte de la source froide de 29 réacteurs nucléaires exploités par EDF » ;17 sont immédiatement concernés
-2/ Réponse  de Jean-Bernard Lévy. «  Comment EDF va-t-il s’y prendre pour fermer 17 réacteurs? Je vous renvoie à la loi de transition énergétique qui prévoit une programmation pluri-annuelle  (PPE) de l’énergie. (…) Le nouveau gouvernement doit préparer une PPE  de deux périodes (1er janvier 2019 à fin 2023 et du 1er janvier 2024 à fin 2028). Cette PPE doit faire l’objet d’un travail de préparation de la part du nouveau gouvernement et EDF aura l’occasion de faire valoir la reconnaissance des missions d’intérêt générales qui sont les siennes sur l’équilibre production-consommation (…). Nous sommes un grand opérateur et l’Etat, j’en suis persuadé, aura à cœur de concilier les intérêts du système électrique, de la régulation, de la transition énergétique, et ses intérêts d’actionnaire d’EDF. Tout ceci est un débat qui est devant nous et qui va occuper les diverses administrations concernées pendant quelques semaines et même quelques mois."
2 bis « Depuis le 30 juin 2016, les comptes d’EDF reflètent l’amortissement de 32 réacteurs à 900 megawatts sur une durée de 50 ans et non plus 40 ans », a-t-il souligné.  Il a également évoqué son espoir de vendre des EPR en Inde, en Afrique du Sud et en Arabie Saoudite.
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-3 : « Perspective 2017-2035, c’est le nom du bilan prévisionnel sur le mix électrique français réalisé par RTE (Réseau de transport d’électricité). C’est une demande du législateur. Eh bien le bilan prévisionnel sur le mix électrique français de RTE vient de  tomber … Un des scénarios de RTE montre  que le gouvernement doit choisir entre transition nucléaire et Accord de Paris.  Il indique que réduire le nucléaire à 50% dans le mix électrique français en 2025 se ferait au prix d’un quasi doublement des centrales à charbon ..Dans son exercice de futurologie 2017-2035 pour le  mix électrique national, le transporteur  RTE a expliqué que, pour tenir l’objectif fixé  il fallait accepter de porter les émissions de CO2 à 42 mégatonnes contre 22 mégatonnes aujourd’hui. Et RTE s’il est rompu à aux prévisions à court et moyen termes,(évaluer la capacité du réseau à passer le prochain hiver), établir des scénarios à 20 ans n’est pas dans ses capacités….. Alors RTE a mobilisé plus de 100 collaborateurs pour l'exercice  ,ce qui a nécessité quelque 50 000 simulations. Mais échaudé,  avant de se projeter à 2035, RTE s’est d’abord arrêté en 2020, puis en 2025. Résultat : après avoir fermé son parc fioul, la France  ne disposera que  d’un parc de production ajusté à la consommation. En clair, cela signifie qu'elle n'a plus de marge de manœuvre avant 2020. La France ne pourra pas fermer d’autres moyens de production sous peine d’en rouvrir d’autres  plus polluants ….  CONCLUSION /Plus de fermeture  politique de centrale avant 2020 …. ?             
4/En apprenant cela  et en  annonçant que l’échéance des 50% de nucléaire en 2025 n’était pas tenable, le ministre NICOLAS HULOT tient des propos qui marquent   son évolution dans  son  parcours ministériel  à la Transition écologique….Sa destinée politique c’est son problème   mais  les citoyens ont le droit de se poser des questions ….Est-il seul   à conclure ?J ‘en doute avec le tempérament de notre président , ses problèmes de budget  et  son  soutien de l activité économique et de l emploi…..
-5 : Jean-Marc Jancovici, associé fondateur de Carbone 4, cabinet de conseil spécialisé sur les questions de transition énergétique m’envoie sur  Facebook  constamment ses publications  ou celles qu’ il juge intéressantes…. Il se pose la question : "Je tiens à dire d’abord que Nicolas Hulot a été extrêmement courageux sur ce dossier, car il a dit une chose à laquelle il croit sincèrement, en sachant pourtant très bien que cela allait froisser une large partie de son écosystème historique. Il a accepté de mettre une hiérarchie aux problèmes, chose que nombre d'ONG environnementales n'acceptent pas de faire.
Pour lui, une éventuelle baisse à court terme de l’énergie nucléaire ne peut pas se faire si elle handicape la lutte contre le changement climatique. Cela rejoint ce qui ressort des analyses de risque : 5 ou 6 degrés de plus sur notre planète, c’est potentiellement la guerre partout. Les dangers du nucléaire civil ne sont à l'évidence pas de cet ordre."
A sa position ci dessus    je me dois de renvoyer mes lecteurs  a la présentation  récente qu’ il a faite  à la Table-ronde "Les perspectives de long terme pour l'énergie et le climat" ,le  - 7/11/2017: Les perspectives énergie et climat - JECO Lyon - 07/11/2017  ( durée 1 heure)…Je n ai pas la propriété de diffuser ici des conférences de YOUTUBE.COM   mais j’exhorte mes lecteurs à le faire  car ,  avant de libérer  mes critiques de spécialiste nucléaire  et ma rogne   en prime  , je préfère que mes lecteurs soient informés   de ce qui se diffuse déjà  sur les médias



 A suivre





jeudi 9 novembre 2017

Le Pouvoir de l'Imaginaire n°548; L'univers joue aux dés...Le modèle OSCAR est une émergence.... ..


B /LE PROBLEME DE L’ETERNITE DE L’ESPACE    SE JOUE DE LA METAPHYSIQUE ET  DES MATHEMATIQUES    MAIS PAS DE LA PHYSIQUE ….

J ai déjà traité sommairement ce  point dans « le Pouvoir de l’Imaginaire » n° 542  .Et il m’avait valu   des remarques très pertinentes de mes correspondants …La première concernait  celle  de  notre épistémologue   Jean-Jack  Micalef  et  faisait  apparaitre la logique interne de ce mot symbolique , « l’ éternité » (copier-coller partiel) : « Ce qui  est éternel ne peut avoir été autre que lui-même et n'a pas eu besoin de cause pour être là, puisque toujours-là. La recherche de la cause première suppose toujours l'idée d'un acte créateur tel que cette cause fasse passer de l'inexistant à l'existant…. »
 ….Le dialogue s’était poursuivi par une remarque de Jihems  lui  faisant valoir que  l’Espace  donc l’univers   avait peut-être été créé  du néant  pour répondre à  une finalité ? En quelque sorte  c ‘était un acte créateur   qui répondait  à un "projet" copier-coller) « Ne tangente-t-on pas le principe anthropique, voire l'intelligent design ? »
J’y avais répondu par un refus d’une métaphysique de création  divine ….. J’admettais d’ailleurs que c’était PEUT-ETRE  le sous-entendu des « suiveurs d’EINSTEIN –abbé LEMAITRE   avec leur big bang  ou de Edgard Gunzig  avec sa théorie « Bootstrap »…. Tous ces gens utilisent sans le dire le concept   non pas de la création à partir du néant  (  acte d’une divinité)   mais celui de l’émergence ….
C’est ainsi que je suis conduit à vous parler aujourd’hui   du réductionnisme , de l émergence et de Robert Betts Laughlin
Ce dernier est professeur à l'université Stanford  ,prix NOBEL  depuis1998 pour l'effet Hall quantique fractionnaire…..  Il a publié en 2005 un ouvrage intitulé » Un univers différent » où il critique le réductionnisme et défend le concept d'émergence.
Je vous avais très sommairement expliqué que  le phénomène  d’émergence  repose sur la constatation que dans un ensemble formé de différentes parties, les propriétés du  tout se révélaient parfois  supérieures  voire nouvelles à celles de  la somme triviale  des parties.
Et je cite la remarque de Stuart Kauffmann qui me plait ( copier-coller) « Au plan d’une vision générale sur l’Univers, le concept de l’émergence ne permet pas de comprendre immédiatement pourquoi le monde est ce qu’il est et moins encore ce qu’il deviendra. Il permet juste de comprendre qu’aucune théorie réductionniste, comme la théorie du Tout …. ne permettra jamais d’analyser et reproduire la complexité du monde. »…… L’ordre émergent n’apparaît pas seulement à cause des propriétés de chacun des éléments mais de leurs interactions qui s’auto organisent. C’est un ordre collectif. Il a un caractère brutal d’apparition de nouveauté structurelle. L’émergence suppose un comportement global qui n’était pas inclus dans les propriétés de chacune des parties et un comportement survenant brutalement de façon discontinue. »
Et pour revenir à sa critique basique « pour Laughlin, l’émergence remet en cause le primat du réductionnisme. Celui-ci inspire au contraire les grandes théories de la physique cosmologique, notamment la M. Théorie ou théorie du Tout, ( ED WITTEN ) puisqu’elle vise à donner en quelques équations les recettes permettant de reconstruire notre univers dans tous ses aspects. La M.Théorie repose sur le postulat qu’en analysant les entités complexes de ce monde, par exemple les atomes, on peut en extraire les éléments fondateurs qui permettront ultérieurement de reconstruire ces entités complexes ou de les modifier. Il s’agit donc d’une démarche réductionniste analytique, conforme à ce que proposait Descartes : réduire le tout à ses parties, pour mieux le comprendre. »
 C’est  précisément   aussi  la démarche actuelle de mon correspondant  Dominique BARREAU   quand il recherche ce qui pourrait se dégager d’un espace  cosmologique primitif  uniquement rempli  d’OSCARS (oscillateurs  subquantiques continus anharmoniques reliés )…..Son espace primitif  est éternel mais  informe .. Il ne  surgit en dimensions 3D+T   qu’ avec une synchronisation  , fruit d un hasard profond   …. Je dois préciser d’ailleurs   que ses «  tachyons  vibrionnaires » de dimensions  spatiales plus ou moins étendues  ont quelque chose d’assez ressemblants  à ces « cordes cosmiques »  inventées par les Cordistes  américains dans les années 80 et dont l’amplitude d’oscillation diminue à mesure qu’elle rayonne ……
Je termine en citant  une partie de ma réponse à Jihems : pour moi  la destinée de l’univers sera la révélation profonde de son indéterminisme   foncier …..Car ,derrière des lois  qui nous semblent comme à  Pierre-Simon de Laplace d’un  déterminisme «  mécaniste » forcené ,   nous savons que se révèlent aujourdhui   celles du « hasard sauvage » permanent et du chaos indiqué par la  Mécanique quantique  ….Résultat de recherche d'images pour "jouer aux des"
 A suivre

 





mercredi 8 novembre 2017

Le pouvoir de l 'Imaginaire :n°547

Il peut apparaitre intéressant qu’ un commentateur  vous adresse des demandes d’éclaircissement sur votre blog…... Lorsque vous faites un cours , vous êtes tributaire des prescriptions de votre administration   , horaires ,durées , programmes, lieux etc. ….Et vos élèves restent muets   et passifs …..C ‘est pourquoi le «  blog  pédagogique » est  devenu le moyen moderne de libérer  la curiosité et de l’exprimer  mieux qu’en amphi…
Je dois reconnaitre que j’aime particulièrement  les questions où les gens reconnaissent la modestie  de leurs connaissances scientifiques  et même avouent leurs craintes  d’un vocabulaire savant et surtout  d’un étalage mathématique ……Cela  me conduit  à  m’efforcer de répondre dans des termes  restant clairs pour  tout le monde ….et   autant de fois que c’est nécessaire  car l’humilité doit rester une des règles de base de tout  professeur…..
Mais  la tenue ( et  le contenu) d’un « blog  pédagogique » en Physique  dépend  de l’audience qu’ il touche  , donc du site support  et de la diversité culturelle de ses lecteurs ….Etant resté longtemps rattaché  aux disponibilités offertes par le site d’accueil d’ un magazine généraliste très connu  (LE NOUVEL OBSERVATEUR devenu  L’OBS)   je n’avais pas à me préoccuper  particulièrement  de ce souci    : me lisait qui   voulait  ( si ça lui chantait !)   et si je figurais  quelquefois sur la liste  des auteurs les plus lus , c’était par exemple à l’occasion d’un problème nucléaire ou d’une découverte …..HELAS C’EST FINI !
Ma situation est devenu différente  sur GOOGLE+  /BLOGGER   qui ne développent pas un « présentoir »  journalier   des milliers d’articles  ou de commentaires  qui leur arrivent par jour ( audience  de  GOOGLE+  / plusieurs centaines de millions d’utilisateurs réguliers !!!)
Alors que faire ???? GOOGLE +  développe des moyens publicitaires payants …Je m’y refuse….
Regardons ailleurs ce qui se passe…….Je n’ai surement pas la prétention  d’apprendre à mes lecteurs  l’existence sur  INTERNET    d’organismes scientifiques vulgarisateurs : ils ont peut-être consulté depuis longtemps    WIKIPEDIA , FUTURA SCIENCES , Science Actualités, Sciences² , Recherche & innovation ETC ..On peut  y joindre  d’autres  sources  , par exemple Science étonnante | Le blog de David Louapre (https://sciencetonnante.wordpress.com/) ou encore le dernier  produit marketing   de mon collègue de SACLAY « Bienvenue sur le site de vulgarisation scientifique d’Etienne Klein » réalisé avec des étudiants de l’Ecole CentraleSupelec …. Par ailleurs les  personnes   , physiciens de profession qui me lisent   n’ont pas davantage besoin de moi pour connaitre sur INTERNET les sites très connus ci-après : http://www.nature.com/;http://arxiv.org/ ;http://www.sciencemag.org/;http://www.cnrs.fr/http://www.cern.ch/ etc  …Et précisément,  les rubriques mensuelles développées dans mes traductions de  PHYSICS WORLD COM   , sous le nom de «  LE MONDE SELON LA PHYSIQUE »  sont  destinées à des physiciens  plutôt qu’à des néophytes……..
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Après cette mise au point préalable   il me reste à répondre   à l’un des commentateurs («  jihems »)  dont je vous propose les textes   ….(copier- coller partiel )   « Je voulais ajouter quelque chose à votre échange précédent sur les "hérétiques" qui seraient de plus en plus nombreux à penser que l'univers est éternel.
Peut-être l'est-il réellement, mais je ne peux m'empêcher de penser que c'est une non-explication : ce qui serait "éternel" échapperait à toute explication. C'est comme ça depuis toujours, point !
Et j'ai du mal à m'y résoudre : pourquoi ce qui se passe actuellement dans notre univers serait-il encore soumis au temps ? Pourquoi, d'ailleurs, y aurait-il encore du mouvement et du changement ? de l'énergie ?
Tout devrait être fini depuis "une éternité", ne pensez-vous pas ? »
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Et à cela , j’avais répondu brièvement et en commentaire à  Jihems  par : « Peut-être serait -il temps que je reparte dans mon Imaginaire pour rechercher si je peux dévoiler ce que vos pensées à tous deux  (Jihems et DOMINIQUE BAREAU )déclenchent  ???....Tout comme la solution OSCAR le suggère , il y a d'autres solutions à proposer pour décrire les éternités ...Lesquelles ???;;;;.Eternité de l’espace ?.....Eternité du hasard ?.....Eternité de l’énergie ???? Eternités  des oscillations du désordre? »…
Le  lecteur  doit se rendre compte  que  cette  réponse  signifiait qu’ il ne s’agissait plus  pour moi de  rester dans le «  Modèle standard de la Cosmologie » où tout commence par  un instant  ZERO  baptisé  BIGBANG   correspondant à une singularité einsteinienne   c’est à dire à  un point infiniment petit  et chaud puisque contenant toute l’énergie de l’Univers !!!Passons  alors outre  le côté religieux  de ce big bang inspiré par l’abbé GEORGES LEMAITRE  et  sa théorie de «  l’atome primitif »auquel  je doute qu’EINSTEIN  ait adhéré…..Je vais donc m’efforcer de répondre  d’abord simplement    puis  profiterai  pour  repartir ensuite dans une série de réflexions connexes ,  faites jadis   sur l OBS  sur les singularités   , la censure cosmique  , les trous noirs  ,  les bulles d’espace  etc.
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A :A PROPOS DE L’UTILISATION  DES MATHEMATIQUES  POUR DECRIRE TOUT LE REEL
C’est un des mérites  d’ETIENNE KLEIN   d’avoir  essayé de disséquer dans la notion de temps  , deux parties ;le  "cours du temps" ( et son connexe la « durée »)    puis son devenir ,la  "flèche  du temps"……Je ne suis pas  certain en revanche que le concept d’éternité  l’ait autrement intéressé que pour  ses recherches sur EINSTEIN  et ses écrits …..
1.       Mais pour l’heure  je vais traiter scolairement   de la description que donnent les mathématiques de la séquence d’évènements suivants   :un petit véhicule à roues est programmé pour  partant  d’un top repéré , il se mette à parcourir à vitesse constant  une ligne droite  pendant une durée Δ  T1 ……Et puis  il s’arrête  , et reste immobile  pendant Δ  T2  pour repartir  pour une 2 ème durée différente  Δ T3     …. etc  .La représentation mathématique   que nous pourrions proposer du phénomène est double   : la première  est le chemin parcouru   ( axe y’oy  du graphique ) par unité de  temps ( axe x’ox du graphique ) .La seconde est  le chemin parcouru  en fonction de l’écoulement du temps .Mes lecteurs voient la différence    le 1 er graphique  montre  une vitesse d’abord constante puis nulle , le second  des parcours  hachés d’arrêts  ….. Dans le 1 er cas SI  l’utilité du concept  temps semble disparaitre pendant  les arrêts, dans le deuxième   il suit inexorablement son cours …. Donc pour les mathématiciens   , d’une part les valeurs zéro   du premier graphique ne posent aucun problème et d’autre part leur représentation de  l’éternité   « se joue »   dans les deux sens , le passé et le futur  jusqu’ à plus ou moins l’infini ……. 





2.        Mais qu’en est-il des physiciens ???? Ils commenceront par dire qu’il s’agit  de phénomènes de durées précises mais de problèmes non  linéaires                                                                                                                                   (or la plupart des systèmes physiques sont non linéaires. !!!!!!! ) …Alors c’est l’ art se  botter en touche !
Que non pas !Pourquoi ?Parce que l’éternité du temps peut se concevoir  non pas comme un seul bloc lisse de propriétés uniformes et toujours de même sens mais comme  un ensemble  d’instants  dynamiques   suivies  de  quasi –pauses : en somme des pseudo  bigs bang , puis des    pseudo disparitions    pour  des rebonds  ou des cycles  d’univers etc. ….,  Ou alors   une suite  de phases dynamiques  puis  intemporelles  où le  concept «  zéro/néant/ rien » a plus de sens …
.J ‘entends alors ma thésarde de petite fille se récrier !!: » Mais PAPY   si le temps ne s’écoule plus   , tu parles  en fait d’un univers vide de tout , matière et énergie  et es-tu certain  qu’ un tel Espace  aussi nu ,aussi dénué de tout , existe quelque part  ?????? »
J’ ai développé autrefois sur l’OBS   les théories  du temps relatif puis de celui  de l’équation de Wheeler-De Witt  et incrémenté par Carlo Rovelli et Lee Smolin  ou d’autres  ( Alexis de Saint-Ours)…..Si ces physiciens jugent que l’univers est peut être intemporel   j’en déduirai   qu’ ils se débarrassent du concept d’éternité au profit d’un autre ….le temps  ne devient  qu’ une mesure  indirecte et connexe  du changement.
Mais aurais je tort de répondre a ma petite fille qu’ il existe peut-etre des bulleS d’univers séparées par des « vides absolus » …ou par des vides primitifs OSCAR ……. ?

B /LE PROBLEME DE L’ETERNITE DE L’ESPACE    SE JOUEDE LA METAPHYSIQUE ET  DES MATHEMATIQUES    MAIS PAS DE LA PHYSIQUE ….
 A SUIVRE

  



lundi 6 novembre 2017

rediffusion de mes articles sur PAPERBLOG

Je me suis formellement mis d accord avec PAPERBLOG  pour les autoriser a republier tous mes articles de blogger/GOOGLE +
 MAIS  MON PSEUDO A DU ETRE CHANGE ET C EST 000111aaa bis
 PAPERBLOG :PAPERBLOGhttps://www.paperblog.fr/
 nota bene :
cette note n a pas été diffusée sur le site GOOGLE+ mais seulement sur le site ohartmanshenn.BLOGGER
 JE PRIE MES LECTEURS DE ME LAISSER PLUTOT LEURS COMMENTAIRES  SUR "SCIENCES?ENERGIE.ENVIRONNEMENT GOOGLE +
 POUR CEUX QUI VEULENT RETROUVER LES  ARTICLES DU NOUVEL OBS LE SITE A CHERCHER SUR INTERNET C EST paperblog 000111aaa QUI REMONTE JUSQU  A L ANNEE 2009

vendredi 3 novembre 2017

LE MONDE SELON LA PHYSIQUE/PHYSICS WORLD / OCT 2017 FIN

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L'hydrogène métallique liquide sur Jupiter a-t-il été recréé en laboratoire?ns

Sous pression: de l'hydrogène métallique liquide a-t-il été fabriqué dans des conditions trouvées sur Jupiter?
 I l y a  peu de revendications sur les états métalliques de l'hydrogène superdense  qui n’aient pas   été contestées, et la dernière ne fait pas exception. Deux chercheurs de l'Université de Harvard aux États-Unis rapportent aujourd'hui l'observation d'un liquide électriquement conducteur dans l'élément comprimé  obtenu en laboratoire à des pressions extrêmement élevées. Ils disent que leur hydrogène métallique liquide pourrait être comme la substance présente dans les intérieurs des planètes géantes gazeuses telles que Jupiter et Saturne, et correspondrait  aux observations récentes du champ magnétique de Jupiter. Mais d'autres experts remettent en question ces interprétations.
L'idée que l'hydrogène pourrait devenir métallique à haute pression remonte à une proposition théorique en 1935. Une telle phase solide à haute pression a été recherchée depuis, renforcée par la suggestion en 1968 que ce solide pourrait être supraconducteur à température ambiante. Personne n'a jamais vu un tel état de manière convaincante, bien que dans un travail controversé publié plus tôt cette année, Isaac Silvera et Ranga Dias à Harvard ont prétendu l'avoir fait.
Mais l'hydrogène liquide devrait être métallique aussi à haute pression, et des preuves de cela ont été rapportées au milieu des années 1990. , Mohamed Zaghoo, travaillant avec Silvera à Harvard, dit maintenant que leurs observations d'hydrogène liquide pressées jusqu'à 140-170 gigapascals (1,4 million d'atmosphères) dans une cellule à enclume de diamant à haute pression et chauffée au laser à des températures de 1800-2700 K " révèle qu'il est beaucoup plus conducteur qu'on ne le pensait auparavant. "
Lorsque l'échantillon d'hydrogène est devenu métallique, ils ont remarqué que sa réflectance augmentait fortement. "A une certaine température de transition, la réflectance a brusquement augmenté à 50-55%,ce sont  des valeurs typiques d’un comportement métallique", explique Zaghoo. Les chercheurs ont calculé la conductivité à partir de cette réflectance, en supposant que c'est un simple métal avec des électrons libres. Ils l'ont trouvé 5-7 fois plus élevée qu'une valeur mesurée pour l'hydrogène liquide comprimé par choc en 1996.
L'existence d'un tel état métallique à l'intérieur de Jupiter est, pense Zaghoo, la raison pour laquelle la planète possède un champ magnétique. "L'implication immédiate [du résultat] est que le champ magnétique de Jupiter devrait être plus fort que précédemment", dit-il. "Et le champ devrait également provenir d’endroits beaucoup plus près de la surface que supposé." Zaghoo arrive à cette conclusion parce que leurs conditions expérimentales sont similaires à celles d'un rayon de 84% du rayon planétaire complet, et les chercheurs estiment que la couche de dynamo planétaire peut en fait s'étendre jusqu'à au moins 91% du rayon.
Cela le rend beaucoup plus proche de la surface extérieure que ce que l'on pensait auparavant. Mais Zaghoo dit que, après que lui et Silvera aient publié une pré-impression de leur article sur l'arXiv en janvier, "à notre grande surprise, quelques mois plus tard, les résultats de la mission spatiale Juno confirmaient exactement ce que suggéraient nos expériences."
Cependant, tout le monde n'est pas convaincu. Le scientifique planétaire David Stevenson du California Institute of Technology à Pasadena estime que le nouveau résultat n'ajoute pas beaucoup plus  à cettereprésentation . "Leurs expériences ne sont pasmenées  pour des conditions de pertinence àdans la région extérieure de Jupiter", dit-il. "Ce qu'ils ont fait, c'est extrapoler vers l'extérieur pour réduire la pression, et c'est discutable."
Pendant ce temps, William Nellis, un expérimentateur à haute pression qui travaille à Harvard indépendamment du groupe de Silvera  et a rapporté la valeur plus faible de la conductivité en phase liquide, soutient que les auteurs ont trouvé une autre région conductrice liquide de celle qu'il voyait, les deux régions ont été préparées par différentes techniques. Ils ne peuvent pas être la même phase, dit-il, parce qu'ils ont des densités différentes.
Cependant, la mesure antérieure est fiable, dit-il, parce que cette conductivité a été mesurée par un sondage électrique direct, alors que "dériver la conductivité à partir d'une théorie de l'électron libre peut introduire des erreurs systématiques inconnues". Si deux de ces phases existent dans cette région du diagramme de phase, la question de savoir  ce qui pourrait être pertinent pour les conditions planétaires reste ouverte.
Pour en savoir plus sur les allégations entourant l'hydrogène métallique liquide, consultez notre rubrique "Montrez-nous votre métal"
A propos de l'auteur
Philip Ball est un écrivain scientifique et journaliste basé à Londres

MON COMMENTAIRE

Pour un chimiste , héritier du tableau de Mendeleïev  , il n y a aucun doute que l’hydrogène sous des conditions idoines ne se retrouve pas en situation de métal de » plein droit » ….Mais le physicien , plus méfiant ou plus » pinailleur » sait que le diagramme de l’hydrogène solide montre des  domaines plus diversifiés qu’on pourrait l’attendre  ( voir ma photo)

Pressure vs temperature phase diagram of hydrogen

 et donc présenter des conductibilités thermiques  spécifiques à chaque phase ….A très haute pression  , il me semble   inéluctable qu’ une conductibilité électrique  finisse par « pointer son nez «  à une température  qui permette le passage du « gaz d’électrons » à travers n importe quelle des phases solides……


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Un  guide d'onde en silicium montre zéro comme indice de réfraction

Silicon waveguide shows zero refractive index

25 oct. 2017
Impression d'artiste d'un guide d'onde à indice zéro
Lumière de guidage (agrandir pour l'image complète)
Des physiciens de l'Université Harvard aux Etats-Unis ont construit un guide d'onde en silicium qui présente un indice de réfraction proche de zéro lorsqu'il fonctionne à des longueurs d'onde de télécommunication dans le proche infrarouge. Ce guide d'ondes peut transmettre l'énergie plus efficacement que les conceptions précédentes, offrant des applications potentielles en informatique et en communications.
La plupart des matériaux ont un indice de réfraction supérieur à un, ce qui signifie qu'ils réduisent à la fois la vitesse et la longueur d'onde de la lumière qui les traverse par rapport au passage de la lumière dans le vide. Mais un matériau avec un indice de réfraction nul augmente la vitesse et la longueur d'onde de la lumière à l'infini, en laissant une variation temporelle mais pas spatiale. (L'effet ne contredit pas la relativité restreinte car il considère la phase d'une onde, qui ne porte aucune information.)
Orad Reshef, qui est maintenant à l'Université d'Ottawa, racnte  qu'il a été inspiré d'étudier des matériaux avec un indice de réfraction nul parce que «zéro  restait  un concept tellement  abstrait». Mais, plus concrètement, il affirme que les matériaux à indice zéro pourraient stimuler la non-linéarité dans la lumière, une exigence de longue date qui n'a pas encore été satisfaite pour les ordinateurs optiques. Cela signifierait qu'un photon était  capable de dicter le comportement d'un autre, permettant ainsi des transistors optiques et d'autres types de commutateurs.
Comme l'indice de réfraction d'un matériau est défini comme la racine carrée de sa permittivité relative et de sa perméabilité relative multipliées ensemble, un indice de  zéro peut en principe être obtenu en mettant la permittivité à zéro. Ceci, en fait, a été fait en utilisant des métaux aux fréquences radio et infrarouge lointain, mais Reshef souligne que cela a été réalisé avec une perméabilité finie. En tant que tel, dit-il, l'impédance - définie comme la racine carrée de la perméabilité sur la permittivité - "explose", ce qui signifie qu'il devient presque impossible de transférer le rayonnement électromagnétique entre le matériau et le monde extérieur.
Il y a deux ans, le groupe de Harvard a rapporté avoir surmonté ce problème en utilisant un métamatériau - un ensemble de petites structures artificielles manipulant la lumière. Le métamatériau consistait dans ce cas en un réseau de piliers en silicium de 400 nm de diamètre noyés dans un matériau polymère et revêtus de films d'or. L'or, en agissant comme un miroir, était nécessaire pour rendre les piliers en effet infiniment grands, ce qui devrait réduire la perméabilité de toutes les ondes lumineuses passant à zéro.
Les chercheurs ont démontré une réfraction à indice zéro en dirigeant la lumière vers une formation en forme de prisme des piliers de silicium et en mesurant l'angle d'émergence de la lumière du côté opposé du prisme. Ce résultat représente une étape importante vers des applications pratiques basées sur des puces, explique Reshef, car contrairement aux précédents métamatériaux à indice zéro, la lumière pourrait se propager parallèlement au substrat de silicium. Cependant, il souligne qu'un prisme lui-même est «une structure entièrement inutile», car il ne peut pas être construit plus petit qu'une certaine taille et parce que la lumière en émerge
Dans le dernier travail, le groupe a façonné le métamatériau dans un guide d'onde - l'équivalent photonique d'un fil électrique. Le guide d'ondes se compose d'une seule rangée de métamatériaux, mais plutôt que de piliers de silicium assis dans l'air, il est plutôt constitué de trous d'air semi-circulaires dans une bande de silicium. La plus grande concentration de silicium signifie qu'il n'y a plus besoin de revêtements dorés, ce qui réduit les coûts et maintient le silicium plus pur.
Parce que le guide d'ondes n'a pas de faces inclinées, le groupe a dû trouver une autre façon de prouver que  la réfraction  était à indice zéro. Ingénieusement, il a alimenté la lumière dans les deux extrémités de l'appareil pour mettre en place une onde stationnaire. Normalement, les pics et les creux d'une telle onde seraient trop rapprochés pour être visibles, mais l'indice de réfraction très faible à l'intérieur du guide d'ondes signifiait qu'ils étaient étirés suffisamment loin pour être vus avec un microscope optique.
Juste à quelle distance dépendait fortement de la longueur d'onde d'entrée. Les chercheurs ont observé qu'à environ 1625 nm, les pics et les creux de l'onde stationnaire sont devenus si étendus qu'un seul était visible à la fois. Compte tenu de la taille finie du guide d'onde, ils n'ont pas pu conclure  définitivement qu'ils avaient observé un indice de réfraction nul, mais ils sont descendus à 0,03. "Personne n'a jamais vu une onde infiniment longue", dit Reshef. "En tant que physiciens, nous avons tous pensé que c'était à couper le souffle."
Masaya Notomi de NTT Basic Research Laboratories au Japon applaudit Reshef et ses collègues pour avoir démontré simultanément qu’un  indice zéro de réfraction et basse impédance fonctionne dans un guide d'onde unidimensionnel "étonnamment simple". Mais il ajoute que d'autres recherches sont nécessaires pour des applications pratiques, étant donné une perte de rayonnement importante du guide d'ondes.
La recherche est publiée dans ACS Photonics.
A propos de l'auteur
Edwin Cartlidge est un écrivain scientifique basé à Rom

MON COMMENTAIRE

Je rappelle en outre que c’est la valeur de cet indice de réfraction différente de  zéro qui  est  responsable de la perte de 0,4 % de l’énergie à chaque fois que la lumière rentre ou sort de votre paire de lunettes !!



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Les physiciens créent le premier laser «topologique»

Physicists create first 'topological' laser

27 oct. 2017
Photo de chercheurs faisant un laser topologique
Explorer toutes les options: le nouveau laser topologique peut avoir n'importe quelle forme de cavité laser
Un nouveau type de laser, dans lequel la lumière serpente autour d'une cavité de n'importe quelle forme sans diffusion, a été développé par des chercheurs américains. Ils prétendent que leur "laser  est  topologique",  fonctionne aux longueurs d'onde de télécommunication,  et pourrait permettre une miniaturisation améliorée de la photonique au silicium ou même protéger des informations quantiques de la diffusion.
Les isolants topologiques sont des matériaux qui ne transportent pas de courants électriques dans leur volume, mais qui passent par des états de bords. Fondamentalement, ces états voyagent toujours dans une direction, se dirigeant soigneusement autour des coins et des imperfections dans la surface sans dispersion ou fuite.
De tels courants électriques "topologiquement protégés" peuvent être induits dans une mince feuille d'un conducteur quelconque en induisant un champ électrique à travers la feuille et un champ magnétique perpendiculaire à celle-ci. Dans la masse, les électrons voyagent simplement en cercles, mais sur les bords ils sautent en demi-cercle.
Bien que les photons n'aient pas de moment magnétique et ne réagissent donc pas directement à un champ magnétique, un effet analogue peut être obtenu en utilisant des électrons excités par la lumière incidente. De tels électrons répondent différemment à un champ magnétique que s'ils n'avaient pas été excités, et influencent à leur tour différemment la lumière.
"L'interaction des photons avec le champ magnétique est médiatiée par le matériau", explique Boubacar Kanté, physicien appliqué à l'Université de Californie à San Diego. C'est la théorie - et cela fonctionne bien aux basses fréquence
Cependant, aux longueurs d'onde infrarouges utilisées en photonique au silicium, les matériaux répondent si faiblement aux champs magnétiques que de nombreux chercheurs ont supposé qu'il ne serait pas possible d'ouvrir une bande interdite optique - une région spectrale dans laquelle la masse d'un matériau ne peut transmettre les ondes électromagnétiques .
Sans se laisser démonter, Kanté et certains de ses étudiants «ont commencé à faire des calculs pour vraiment vérifier si certaines de ces hypothèses étaient correctes». Ils ont réalisé que, bien qu'il soit possible de bloquer la transmission en masse dans une bande de longueur d'onde minuscule, cet inconvénient serait utile dans un laser, qui est censé avoir une largeur de ligne étroite.
Pour le savoir, les chercheurs ont utilisé deux cristaux photoniques - des nanostructures optiques périodiques - fabriqués à partir de phosphure d'arséniure de gallium et d'indium. Ils ont placé l'un dans l'autre au-dessus d'une couche de grenat de fer magnétique yttrium minéral magnétique. Le cristal photonique interne consistait en une série de cellules unitaires en forme d'étoile disposées dans un treillis carré, alors que les cristaux externes avaient un treillis triangulaire de trous cylindriques. L'interface entre les deux cristaux est la cavité laser, dans laquelle l'amplification laser peut avoir lieu.

Les différents motifs des deux cristaux photoniques ont donné naissance à un état de bord photonique robuste et unidirectionnel, tout comme les états de bords électroniques dans un isolant topologique. Le champ magnétique a ouvert une largeur de bande optique de seulement 42 picomètres dans les cristaux photoniques massifs, les rendant tous les deux parfaitement réfléchissants à environ 1550 nm - la région de longueur d'onde la plus souvent utilisée pour la transmission par fibre optique.
«Si je prends deux miroirs topologiquement distincts», explique Kanté, «alors, parce qu'ils sont des miroirs, la lumière ne peut pénétrer dans  les cristaux, mais, parce qu'ils sont topologiquement distincts, la lumière peut se propager entre eux».
Le phosphure d'arséniure de gallium et d'indium émet spontanément de la lumière lorsqu'il est excité par un laser, cette lumière remplissant l'état de bord existant entre les matériaux topologiquement distincts. Cet état de bord peut ensuite être utilisé pour créer une cavité laser de toute forme à l'épreuve de la diffusion.
Pour extraire ensuite  un faisceau, les chercheurs ont retiré une ligne de trous du cristal photonique externe, créant un guide d'onde couplé au champ évanescent de la cavité - un type de perturbation électromagnétique non propagative qui se produit à la suite des ondes dans la cavité. Ils ont trouvé que la lumière émergeait du guide d'ondes avec une forte préférence pour une direction, prouvant que la lumière provenait du mode de bord unidirectionnel.
Selon les chercheurs, cette caractéristique pourrait être utile, car un faisceau laser réfléchissant dans la cavité peut injecter du bruit et même détruire des cavités de forte puissance. Les dispositifs conçus pour éviter cela sont généralement volumineux et énergivores. «Maintenant, nous avons un appareil qui peut envoyer de la lumière dans une direction préférentielle sans aucun moyen de revenir à la source», explique Kanté.
Les chercheurs suggèrent également que des cavités de n'importe quelle forme pourraient permettre un emballage plus dense des composants optoélectroniques intégrés, et par conséquent des vitesses de traitement plus élevées. Enfin, ils notent que l'utilisation de trajets photoniques sans diffusion pourrait transporter des états quantiques sur de plus longues distances autour de circuits quantiques. Les chercheurs fabriquent maintenant un laser alimenté électriquement parce que, comme le dit Kanté, «vous ne voulez pas transporter un gros laser pour en nourrir un autre».
"je pense que c'est le premier matériau photonique topologique qui n'est pas réciproque à cause du biais magnétique dans l'optique", explique Andrea Alù de l'Université du Texas à Austin. "C'est un résultat assez remarquable et je sais que beaucoup de gens essayaient de le faire.
Pour définir un cristal photonique, vous avez besoin de beaucoup de cellules unitaires", dit-il. "Typiquement, la première bande interdite apparaît lorsque la distance dans les cellules unitaires est de moitié. -longueur d'onde - donc 750 nanomètres. Et vous avez besoin de beaucoup d'entre eux pour créer cette interface. Il existe des moyens de fabriquer des lasers beaucoup plus petits. "Un aspect potentiellement intéressant qui n'est pas mentionné dans la recherche, suggère-t-il, est la
possibilité de créer un faisceau laser avec un moment angulaire.

About the author
Tim Wogan  est un écrivain scientifique basé au Royaume-Uni

 MON COMMENTAIRE

Je trouve l’idée très astucieuse   …..Je me rappelle  à  la guerre d’avoir eu besoin d’un « fusil à tirer dans les coins » !!!!Eh bien les physiciens ont réussi en quelque sorte  à le réaliser avec un laser !

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L'équivalence proton-antiproton confirmée par la meilleure mesure du moment magnétique

Proton–antiproton equivalence confirmed by best-ever measurement of magnetic moment

30 oct. 2017
Une photo de Stefan Ulmer avec l'appareil expérimental BAS
Une nouvelle technique de mesure utilisée par la collaboration BASE du CERN a contraint le moment magnétique de l'antiproton avec une précision de quelques parties par milliard - une amélioration considérable par rapport à la précision d'environ une partie par million obtenue en janvier par la même équipe. Le résultat signifie que le moment magnétique de l'antiproton est maintenant connu de façon encore plus précise que le moment magnétique du proton lui-même.
La mesure simultanée de la fréquence du cyclotron d'un antiproton et de la fréquence de Larmor d'un autre antiproton était cruciale avec  une amélioration de la précision de 350 fois. En utilisant une particule "chaude" dans la mesure au  cyclotron, les chercheurs ont évité le besoin d'une étape de refroidissement qui prend du temps dans chaque cycle de leur expérience. Cela a permis à l'équipe de faire des mesures à un rythme beaucoup plus rapide qu'auparavant, et trois fois plus vite que ce qu'elle avait réussi  à faire en mesurant le moment magnétique du proton en 201
Les discordances entre les propriétés des protons et des antiprotons pourraient expliquer la domination écrasante de la matière normale dans l'univers - ce qui n'est pas expliqué par le modèle standard de la physique des particules. Quiconque espère obtenir des indices d’ une  nouvelle physique au-delà du modèle standard sera cependant déçu, car le résultat est cohérent avec les protons et les antiprotons ayant des moments magnétiques opposés mais égaux.
Les chercheurs s'attendent à une amélioration supplémentaire de la précision en améliorant le système de protection et de blindage magnétique de l'expérience et en utilisant un champ magnétique plus homogène dans le piège de précision.
L'expérience est décrite dans Nature.
A propos de l'auteur
Marric Stephens est un journaliste sur physicsworld.com

MON COMMENTAIRE

L  ‘antiproton reste  le miroir du proton mais relève d une énergie attractive positive  vis avis de G

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Contrôle quantique des réactions chimiques réalisées avec des électrons
31 oct. 2017
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Quantum control of chemical reactions achieved with electrons

Flash Physics: need-to-know updates from the world of physics
Diriger des réactions chimiques en exploitant la nature quantique des électrons a été démontré pour la première fois par des physiciens de l'Institut Tata de recherche fondamentale en Inde et de l'Open University au Royaume-Uni. La technique pourrait s'avérer une alternative moins coûteuse que celle des  lasers, qui jusqu'à présent a  été la principale façon dont les chercheurs ont cherché à obtenir un contrôle cohérent des réactions chimiques.
E Krishnakumar de Tata et ses collaborateurs ont exposé l'hydrogène moléculaire et le deutérium à un faisceau d'électrons de basse énergie et ont utilisé un appareil d'imagerie de carte de vélocité développé par Nigel Mason et ses collègues de l'Open University pour observer la distribution angulaire des produits de réaction. ). Les électrons interagissant avec l'hydrogène ou les molécules de deutérium ont formé des ions négatifs temporaires dans un processus appelé fixation par résonance. Les ions moléculaires sont ensuite dissociés pour former des atomes neutres et des ions stables d'hydrogène ou de deutérium.
Les molécules diatomiques homonucléaires comme l'hydrogène sont symétriques par inversion, donc une telle fixation dissociative impliquant un seul électron devrait aboutir à une distribution symétrique des produits ioniques. Sous le schéma induit par laser, la symétrie d'inversion n'est rompue que lorsque deux photons cohérents délivrent des impulsions angulaires paires et impaires simultanément. Pourtant, les images de tranches de vélocité obtenues par l'équipe en utilisant VMI ont montré une asymétrie distincte le long de l'axe inter-nucléaire.
Selon les chercheurs, un seul électron peut atteindre la même brisure de symétrie lorsqu'il provoque une superposition de deux résonances ioniques négatives de parité opposée. Lorsque les trajets quantiques résultants interfèrent, la phase relative entre eux détermine le degré d'asymétrie dans le modèle de fragmentation produit.
Comprendre la dynamique de la dissociation induite par électrons permettra de mieux comprendre les processus naturels comme les dommages causés par les rayonnements à l'ADN, et promet un meilleur contrôle des réactions chimiques et des techniques de nanofabrication.
La recherche est rapportée dans Nature Physics.
A propos de l'auteur :Marric Stephens is a reporter on physicsworld.com

MON COMMENTAIRE :

Je suis surpris : :pour moi l la  mise en commun des électrons   dans la molécule H2 ne devrait entrainer aucune dissymétrie ;;;;
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Les aurores boréales nord et sud de Jupiter sont étonnamment indépendantes
1er novembre 2017
Photo captée par le télescope spatial Hubble d'une aurore dans l'atmosphère de Jupiter
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Jupiter's northern and southern auroras are surprisingly independent

Un «point chaud» de rayons X auroraux a été observé près du pôle sud de Jupiter pour la première fois. Les astronomes s'attendaient à ce que la dynamique des aurores boréales du nord et du sud de la planète corresponde - comme ils le font sur Terre – ils ont eu  la surprise de constater que la luminosité de deux points chauds variait indépendamment. Que les mesures reflètent ou non un véritable décalage entre le comportement des pôles entraine des conséquences sur notre compréhension de la physique  active derrière les aurores de Jupiter.
L'orbite et l'inclinaison axiale de Jupiter par rapport à la Terre signifient que les chances d'observer simultanément les aurores boréales du nord et du sud de la planète géante sont peu nombreuses. De telles opportunités se sont présentées en 2007 et 2016, et les télescopes à rayons X basés dans l'espace Chandra et XMM-Newton ont été orientés pour en tirer profit. Maintenant, une analyse des données par William Dunn de l'University College London et des collaborateurs au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Espagne, a révélé un point chaud persistant par  des rayons X dans l'hémisphère sud. Le point chaud du sud présente une périodicité sans rapport avec celle de son homologue du nord, qui varie beaucoup plus irrégulièrement au cours de la campagne d'observation.
Même lors de configurations favorables comme celles de 2007 et 2016, les deux points chauds auroraux ne pouvaient être vus ensemble que brièvement: car lorsque l'on en aperçoit autour de la courbe du disque de la planète, l'autre recule à la branche opposée. L'explication la plus simple du comportement différent de chaque pôle est donc que la dynamique est réellement contrôlée globalement, mais que les conditions magnétosphériques ont varié pendant la fenêtre d'observation, supprimant la périodicité lorsque le point chaud du nord est devenu visible
Si l'incohérence entre les pôles est réelle, plusieurs mécanismes pourraient l'expliquer, selon Dunn et ses collègues. Divers processus de reconnexion magnétique; oscillations de champ magnétique à ultra-basse fréquence; et les conditions magnétiques locales spécifiques aux pôles ont toutes été évoquées.
En combinant d'autres études radiologiques au cours des deux prochaines années - alors que les deux pôles sont encore visibles depuis la Terre - avec des mesures effectuées in situ par la mission Juno de la NASA, les chercheurs espèrent déterminer si l'indépendance observée est normale pour les aurores de Jupiter. Et ce que cela signifie pour l'origine du phénomène.
La recherche est rapportée dans Nature Astronomy.
A propos de l'auteur
Marric Stephens est un journaliste sur physicsworld.com
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Les rayons cosmiques sondent les déchets nucléaires
1er novembre 2017
Photographie de fûts de stockage de déchets nucléaires à l'Idaho National Laboratory
Les physiciens aux Etats-Unis estiment que les muons des rayons cosmiques pourraient aider à résoudre un problème majeur avec les déchets nucléaires - comment surveiller le stockage à long terme du combustible d’un  réacteur usé à moindre coût et en toute sécurité. En appliquant la technologie des détecteurs normalement utilisée par les physiciens des particules, les chercheurs ont montré expérimentalement comment les particules subatomiques peuvent être utilisées sur site pour déterminer si un combustible a disparu des fûts de stockage à sec.
Le combustible nucléaire usé contient des produits de fission ainsi que des isotopes de plutonium, et doit donc être soigneusement surveillé lorsqu'il est retiré d'un réacteur nucléaire. Il est d'abord placé dans une piscine  de refroidissement pendant plusieurs années tandis que les produits de fission à vie courte se désintègrent. Il est ensuite transféré dans des conteneurs de grande taille et fortement blindés, appelés fûts de stockage à sec, situés à proximité du réacteur ou dans une installation spéciale de gestion des déchets.
Les inspecteurs placent des scellés spéciaux sur les tonneaux pour révéler la falsification. Mais si un tel dispositif  se dégrade pour une raison quelconque - il pourrait, par exemple, simplement se corroder lorsqu'il est exposé aux éléments - alors le tonneau en question devrait être renvoyé à un bassin de refroidissement pour un nouvel examen. Comme le souligne Matt Durham du Laboratoire national de Los Alamos au Nouveau-Mexique, la manipulation et le transport nécessaires seraient coûteux et longs. "Tous les travailleurs du nucléaire que je connais aux États-Unis sont des professionnels prudents", dit-il, "mais il y a toujours la possibilité d'accidents".
Idéalement, dit Durham, le contenu des fûts devrait  être vérifié sur place. Selon lui, de nombreuses technologies ont été mises en avant, mais elles ont toutes leurs inconvénients: les neutrons ou les rayons X, par exemple, ne peuvent pénétrer le blindage épais des fûts, alors que les neutrinos nécessiteraient d'énormes détecteurs. Les Muons, cependant, peuvent fournir la réponse. Produits naturellement par les rayons cosmiques qui traversent l'atmosphère terrestre, les muons pénètrent dans les matériaux à faible indice atomique - y compris le blindage en acier et en béton - mais sont plutôt déviés par des éléments plus lourds, comme le combustible d'uranium. Leur degré de dispersion lorsqu'ils passent à travers un tonneau devrait, par conséquent, révéler la quantité de combustible usé à l'intérieur.
Pour mettre l'idée à l'épreuve, Durham et ses collègues de Los Alamos se sont dirigés vers le nord au Laboratoire national de l'Idaho. Là, ils ont positionné un couple de pisteurs de muons contenant du gaz ionisable autour d'un fût d'environ 3 m de diamètre et 5 m de haut, avec un traqueur traçant les trajectoires des muons lorsqu'ils pénétraient dans le tonneau et l'autre traçant les voies de sortie. Le tonneau contenait du combustible extrait d'un réacteur de Westinghouse dans les années 1980. Il a été choisi parce que seulement 18 des 24 assemblages combustibles possibles étaient présents, permettant ainsi aux chercheurs d'essayer d'identifier les emplacements vides (connus).

Au cours des trois mois environ, Durham et ses collègues ont enregistré environ 450 000 traces de muons. Avec ces données, ils ont tracé l'angle de diffusion du muon en fonction de la position le long du diamètre du fût et modélisé comment l'angle de diffusion devrait varier si les 24 fentes d'assemblage du combustible étaient toutes pleines ou toutes vides. Ils ont ensuite estimé le nombre d'assemblages dans six groupements différents positionnés le long du diamètre du fût en évaluant à chaque point si le tracé empirique était plus proche des courbes modélisées «tout-plein» ou «tout-vide».

Bien qu'ils aient dû se débarrasser de certaines données après que des vents violents aient secoué les détecteurs pendant quelques jours, les chercheurs ont néanmoins correctement identifié s'il y avait ou non des assemblages manquants dans quatre groupes sur six. Sur cette base, ils concluent que leur technique est sensible à l'enlèvement d'un seul assemblage de combustible à partir du centre d'un fût. «Cela représente potentiellement une nouvelle méthode pour les inspecteurs de vérifier le contenu d'un fût de stockage à sec», ont-ils écrit dans une pré-impression téléchargée sur le serveur arXiv.
Les chercheurs effectuent maintenant d'autres modélisations pour déterminer si leur technique peut être étendue à des «scénarios de détournement» plus compliqués, comme le retrait d'une partie seulement d'un assemblage de combustible ou le remplacement d'un assemblage par une structure fictive fabriquée….. Durham dit que les simulations semblent «prometteuses» et que ses collègues et lui visent finalement à tester ces scénarios expérimentalement. Ils espèrent également effectuer des mesures sur d'autres types de fûts de stockage à sec.
Durham fait remarquer que bien que la technique ait été proposée pour la première fois il y a 10 ans par son collègue de Los Alamos, Chris Morris, elle est encore relativement nouvelle comparée à la radiographie par rayons X. Néanmoins, il dit que les "autorités compétentes" de l'Agence internationale de l'énergie atomique sont au courant du travail, et ajoute qu’il a été envisagé" de sonder les réacteurs endommagés à Fukushima au Japon. En outre, il dit qu'il pourrait être appliqué  pour traiter avec l’IRAN  ,  étant donné que tout le combustible nucléaire usé doit être retiré du pays à l'intérieur de conteneurs fortement blindés
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 David Ireland de l'Université de Glasgow, dont le groupe a utilisé la diffusion des muons pour inspecter les déchets de niveau intermédiaire, affirme que Morris et ses collègues ont réalisé "un beau travail, malgré les conditions venteuses". Il note que, bien que l'utilisation de muons à rayons cosmiques naturels limite la vitesse d'imagerie, ces muons ont la vertu de ne pas être dangereux pour les inspecteurs. Avec un soutien suffisant et un raffinement du détecteur, il estime qu'un système de travail pourrait être déployé "dans les cinq prochaines années". À propos de l'auteur Edwin Cartlidge est un écrivain scientifique basé à Rome

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Un outil de plus pour que les inspecteurs AIEA  surveillent les pays candidats  a l’obtention de l’arme atomique