mardi 17 février 2026

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Nature's 'engine is grinding to a halt' as climate change gains pace, says study

by Queen Mary, University of London


 Editors' notes

 The GIST


« Le moteur de la nature s’arrête » face à l’accélération du changement climatique, selon une étude


Queen Mary, Université de Londres



Les écosystèmes naturels, tels que cette prairie luxuriante nichée au cœur des Alpes suisses, sont composés de communautés d’espèces interconnectées partageant des caractéristiques et des ressources similaires. La composition spécifique de ces espèces, appelée composition de la communauté, évolue naturellement au fil du temps. Crédit : Ian McFadden


De nombreux écologistes émettent l’hypothèse qu’avec l’accélération du réchauffement climatique, les changements dans la nature s’accélèrent nécessairement. Ils supposent qu’à mesure que les températures augmentent et que les zones climatiques se déplacent, les espèces seront confrontées à des extinctions locales et coloniseront de nouveaux habitats à un rythme toujours plus soutenu, entraînant un remaniement rapide des communautés écologiques. Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université Queen Mary de Londres (QMUL) et publiée dans Nature Communications démontre que ce n’est absolument pas le cas.


Les chercheurs ont analysé une vaste base de données d’inventaires de la biodiversité, couvrant les écosystèmes marins, d’eau douce et terrestres au cours du siècle dernier. Les données ont montré que non seulement le renouvellement des espèces dans les habitats locaux ne s'était pas accéléré, mais qu'il avait au contraire considérablement ralenti.


Le Dr Emmanuel Nwankwo, principal auteur de l'étude, explique : « La nature fonctionne comme un moteur qui s'auto-répare, remplaçant constamment les pièces usées par des neuves. Or, nous avons constaté que ce moteur est aujourd'hui au point mort.»


La prédominance de la dynamique intrinsèque


L'étude s'est concentrée sur la période postérieure aux années 1970, marquée par une accélération documentée des températures de surface mondiales et des bouleversements environnementaux. Les chercheurs ont comparé les taux de renouvellement des espèces – la vitesse à laquelle les espèces se remplacent les unes les autres – avant et après cette accélération climatique.


Contrairement à ce que l'on attendait, à savoir que les forces climatiques externes accéléreraient les changements, les données ont révélé que le renouvellement sur des périodes de 1 à 5 ans tendait à ralentir. Ce ralentissement était constant dans divers environnements, tels que les communautés d'oiseaux terrestres ou les fonds marins.


Le professeur Axel Rossberg, co-auteur de l'étude à l'Université Queen Mary de Londres, a déclaré : « Nous avons été surpris par l'ampleur de cet effet. Les taux de renouvellement ont généralement diminué d'un tiers. »


Pour expliquer ce résultat contre-intuitif, les chercheurs mettent en avant le mode d'organisation fondamental des écosystèmes. L'étude suggère que les communautés analysées ne se contentent pas de réagir passivement aux facteurs climatiques externes.


Elles semblent plutôt fonctionner dans un état appelé la phase des « attracteurs multiples », prédite par le physicien théoricien Guy Bunin en 2017. Dans cette phase, les espèces se remplacent continuellement les unes les autres grâce à des interactions internes – comme dans un gigantesque jeu de pierre-feuille-ciseaux sans fin – même en l'absence de changements environnementaux. Cette nouvelle étude apporte des preuves empiriques solides de l'existence et de la prédominance de cette phase dans la nature.


Un signe inquiétant de dégradation


Si les écosystèmes sont régis par ces dynamiques intrinsèques, pourquoi le renouvellement ralentit-il ? Les auteurs soutiennent que le ralentissement observé est un effet secondaire de la dégradation de l'environnement et de la réduction des réservoirs d'espèces régionaux.


Dans un écosystème sain en phase de « multiples attracteurs », un vaste réservoir de colonisateurs potentiels assure le renouvellement constant des espèces. Cependant, la dégradation des habitats par l'activité humaine et la réduction de ces réservoirs régionaux entraînent une diminution du nombre de colonisateurs potentiels, ce qui ralentit le rythme de remplacement des espèces.


Le Dr Nwankwo a déclaré : « D'autres recherches montrent clairement que les impacts humains sont à l'origine de ce ralentissement. C'est inquiétant.»


Ces résultats suggèrent que l'absence de changement dans la composition locale des espèces ne doit pas être confondue avec la stabilité ou la santé de l'écosystème. Au contraire, ce ralentissement généralisé pourrait indiquer que les mécanismes internes de la biodiversité s'essoufflent en raison de la raréfaction de la vie régionale.

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Selon une étude, « le moteur de la nature s’arrête » face à l’accélération du changement climatique.


L’analyse d’inventaires mondiaux de la biodiversité révèle que le taux de renouvellement des espèces – la vitesse à laquelle les espèces se remplacent les unes les autres dans leurs habitats respectifs – a considérablement ralenti depuis les années 1970, malgré l’accélération du changement climatique. Ce ralentissement est attribué à la dégradation de l’environnement et à la réduction des populations d’espèces à l’échelle régionale, ce qui indique une diminution du dynamisme des écosystèmes plutôt qu’une stabilité accrue.


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CXOMMENTAPRES

L 'article  est interessant quoique pessimiste ;mais je ne suis pas biologique  et reste prudent !!!!


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Xublication details

Emmanuel C. Nwankwo et al, Widespread slowdown in short-term species turnover despite accelerating climate change, Nature Communications (2026). DOI: 10.1038/s41467-025-68187-1


Journal information: Nature Communications 




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