lundi 5 janvier 2026

SCIE?CES ENERGIES ENVIRONNEMENT BLOGGER

TRADUCTIO N


Cher Olivier Hartmanshenn,


Voici votre newsletter personnalisée Science X pour la semaine 1 :


Expériences sur le tokamak dépassant la limite de densité du plasma : une nouvelle approche pour l’allumage de la fusion


Des expériences menées sur le tokamak EAST ont permis d’obtenir un fonctionnement stable du plasma à des densités bien supérieures aux limites traditionnelles, grâce à l’accès à un régime de densité nulle prédit. Ce résultat a été obtenu en optimisant les interactions plasma-paroi lors du démarrage, réduisant ainsi l’accumulation d’impuretés et les pertes d’énergie. Ces découvertes offrent une nouvelle approche pour surmonter les contraintes de densité dans les dispositifs de fusion, et font progresser les perspectives d’allumage de la fusion.


Preuves de la marche bipède découvertes chez des fossiles de Sahelanthropus vieux de 7 millions d’années


L’analyse de fossiles de Sahelanthropus tchadensis par des méthodes 3D a permis d’identifier des caractéristiques uniques aux hominines bipèdes, notamment un tubercule fémoral, une antétorsion fémorale et des insertions musculaires fessières. Ces découvertes indiquent que cette espèce vieille de sept millions d’années était adaptée à la marche bipède, ce qui en fait le plus ancien hominine bipède connu.


Des astronomes mesurent pour la première fois la masse et la distance d'une planète errante.


Pour la première fois, la masse et la distance d'une planète errante ont été mesurées directement grâce à des observations de microlentilles gravitationnelles effectuées par des télescopes terrestres et spatiaux. Cette planète, dont la masse représente environ 22 % de celle de Jupiter et qui se situe à environ 3 000 parsecs de la Terre, démontre que des processus dynamiques violents peuvent éjecter des objets de masse planétaire de leur système.


Une thérapie par nanoparticules reprogramme les cellules immunitaires tumorales pour attaquer le cancer de l'intérieur.


Une thérapie à base de nanoparticules permet aux macrophages présents dans les tumeurs d'absorber de l'ARNm et des immunostimulants, les reprogrammant ainsi en macrophages CAR capables de reconnaître et d'attaquer les cellules cancéreuses. Cette approche in situ évite le recours à l'extraction cellulaire et à la modification génétique, renforce les réponses immunitaires anticancéreuses et freine la croissance tumorale chez les modèles animaux, avec un potentiel d'effets systémiques.


Origines du THC, du CBD et du CBC dans le cannabis révélées


Les origines du THC, du CBD et du CBC dans le cannabis remontent à des enzymes ancestrales capables de produire plusieurs cannabinoïdes. Des duplications de gènes au cours de l'évolution ont conduit à des enzymes spécialisées pour chaque composé. Les enzymes ancestrales reconstituées sont plus robustes et plus faciles à produire chez les micro-organismes, offrant ainsi un potentiel pour une production biotechnologique efficace de cannabinoïdes et de nouvelles applications médicinales.


Découverte d'étoiles fugitives pour cartographier la matière noire dans la Voie lactée


Une recherche à grande échelle d'étoiles RR Lyrae hypervéloces a permis d'identifier 87 candidates fiables, dont certaines dépassent la vitesse de libération de la Voie lactée. Leur distribution suggère une origine liée à des interactions avec le centre galactique ou les Nuages ​​de Magellan. Le suivi des trajectoires de ces étoiles permet de cartographier le potentiel gravitationnel de la Voie lactée et la distribution de la matière noire dans son halo.


Une expérience réfute l'explication par le neutrino « stérile » des mesures inattendues précédentes

Les résultats de l'expérience MicroBooNE ne confirment pas l'existence d'un neutrino stérile comme explication des mesures anormales de neutrinos observées précédemment. Ces résultats contraignent les interprétations possibles des données antérieures, restreignant ainsi la recherche d'une nouvelle physique. Les expériences en cours et à venir, telles que DUNE, approfondiront l'étude des oscillations et des propriétés fondamentales des neutrinos grâce à des détecteurs à argon liquide de pointe.


Deux poissons à sang blanc, deux voies : le poisson des glaces et le poisson-nouille perdent indépendamment la fonction de leurs globules rouges

Le poisson des glaces antarctique et le poisson-nouille asiatique ont tous deux évolué indépendamment pour être dépourvus d'hémoglobine et de globules rouges, ce qui explique la présence de sang blanc. Le poisson des glaces survit dans les eaux froides et riches en oxygène en dissolvant directement l'oxygène dans son sang, tandis que le poisson-nouille, vivant dans des eaux plus chaudes, a perdu la myoglobine et possède des gènes d'hémoglobine non fonctionnels, probablement en raison de sa courte durée de vie, semblable à celle des juvéniles. Ces découvertes mettent en lumière des voies évolutives distinctes aboutissant à des résultats physiologiques similaires.


Comment une simple vague de chaleur en 2003 a déclenché des bouleversements durables dans l'Atlantique Nord


Une importante vague de chaleur marine survenue en 2003 a provoqué des changements abrupts et durables dans l'écosystème subpolaire de l'Atlantique Nord, modifiant la répartition des espèces et les interactions trophiques, des algues aux baleines. Les espèces d'eaux froides, comme le capelan, ont décliné tandis que les espèces d'eaux chaudes ont proliféré vers le nord. Ces changements ont perturbé les réseaux trophiques et leurs effets persistent encore aujourd'hui, la morue de l'Atlantique figurant parmi les rares espèces qui en bénéficient clairement.


Recherche de matière noire légère par suivi de sa direction grâce à des capteurs quantiques


Les capteurs quantiques, exploitant les effets de la mécanique quantique, peuvent améliorer la détection de la matière noire légère, en particulier des particules de masse inférieure à 1 eV. L'utilisation de réseaux de capteurs quantiques spatialement étendus permet de mesurer à la fois la vitesse et la direction de la matière noire, offrant ainsi une sensibilité accrue et une approche plus générale que les méthodes précédentes reposant sur des interactions spécifiques.


Des spins quantiques s'associent pour créer des signaux micro-ondes stables et durables


Les interactions collectives entre les spins quantiques dans le diamant peuvent générer des signaux micro-ondes auto-entretenus et durables.



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Les spins quantiques s'associent pour créer des signaux micro-ondes stables et durables.


Les interactions collectives entre les spins quantiques dans le diamant peuvent générer des signaux micro-ondes auto-entretenus, durables et cohérents par effet masing superradiant, même sans excitation externe. Ce phénomène résulte d'interactions spin-spin qui maintiennent dynamiquement l'émission, offrant une nouvelle approche pour des sources micro-ondes stables avec des applications potentielles en communication quantique, détection et synchronisation de précision.


La rupture soudaine de couples quantiques monogames surprend les chercheurs.


Des expériences ont montré qu'une augmentation de la densité électronique dans un matériau entraînait de manière inattendue une plus grande liberté de mouvement des excitons (paires électron-trou), contrairement aux prédictions qui tablaient sur une diminution de la mobilité. Cet effet s'explique par le fait qu'à fortes concentrations électroniques, les trous échangent rapidement leurs partenaires avec les électrons, rompant l'appariement « monogame » habituel et favorisant la diffusion des excitons. Cette découverte pourrait ouvrir la voie à de nouvelles méthodes de contrôle de la mobilité des particules dans les dispositifs quantiques.


Premiers génomes d'herpèsvirus anciens : témoignage de leur longue histoire avec l'humanité


Les génomes anciens des bêtaherpèsvirus humains 6A et 6B (HHV-6A/B) ont été reconstitués à partir de restes datant de plus de 2 500 ans, confirmant ainsi la coévolution de ces virus avec l'humanité depuis au moins l'âge du fer. Ces découvertes apportent une preuve génomique directe d'une intégration chromosomique ancienne, révèlent que le HHV-6A a perdu cette capacité très tôt et retracent l'évolution des formes virales héréditaires à travers les millénaires.


Une découverte récente met au jour le plus ancien bûcher funéraire d'Afrique et des pratiques rituelles complexes


Des vestiges du mont Hora, au nord du Malawi, attestent de la plus ancienne crémation intentionnelle d'Afrique, datant d'environ 9 500 ans. La crémation concernait une jeune femme adulte sur un bûcher artificiel, nécessitant un effort communautaire considérable et une grande complexité rituelle. L'analyse indique un décharnement et une possible décapitation avant la crémation, suggérant des pratiques funéraires élaborées chez les anciens chasseurs-cueilleurs.


Les configurations aléatoires de Chess960 favorisent toujours les Blancs, révèle une nouvelle étude.


L'analyse des 960 positions de départ de Chess960 montre que les Blancs conservent un avantage significatif au premier coup dans 99,6 % des cas, indiquant que la randomisation du placement des pièces ne supprime pas cet avantage inhérent. La configuration standard des échecs présente une complexité et un avantage moyens, tandis que certaines positions offrent une plus grande équité ou une complexité supérieure. Ces résultats suggèrent de reconsidérer les positions de départ pour un jeu équilibré.


Premier « poumon sur puce » respirant développé à partir de cellules génétiquement identiques.


Un modèle de poumon sur puce a été créé à partir de cellules génétiquement identiques, dérivées des cellules souches d'un seul donneur. Ce dispositif reproduit la structure alvéolaire humaine, les mouvements respiratoires et les réponses immunitaires, permettant une étude détaillée de l'infection tuberculeuse précoce et de la rupture de la barrière pulmonaire. Cette approche favorise la modélisation personnalisée des maladies et les essais de médicaments sans recours aux animaux.


Quand les étoiles n'explosent pas.


Pa 30 est un rémanent de supernova caractérisé par de longs filaments rectilignes plutôt que par des débris chaotiques. Son étoile progénitrice a subi une explosion partielle et avortée, donnant naissance à une naine blanche hypermassive qui a généré un vent stellaire dense et rapide. L'instabilité de Rayleigh-Taylor qui en a résulté a formé les filaments observés, restés intacts grâce à un fort contraste de densité, illustrant ainsi une supernova de type Iax, un cas rare.


Une étude génomique révèle comment les porcs ont été déplacés à travers le Pacifique.

L'analyse génomique de plus de 700 porcs, anciens et modernes, démontre que les humains ont transporté à plusieurs reprises des espèces porcines à travers l'Asie-Pacifique pendant au moins 50 000 ans. Ces déplacements, incluant des introductions depuis l'Asie et l'Europe, ont entraîné une hybridation généralisée et des impacts écologiques importants, compliquant les efforts de conservation et remettant en question la notion d'autochtonie.


Une étude révèle la double nature d'un jeune objet stellaire.

V1180 Cassiopeiae présente une variabilité de type UXor et EXor, avec des épisodes d'assombrissement à court et à long terme liés à l'extinction circumstellaire et à l'accrétion épisodique. L'analyse spectrale révèle des signatures d'accrétion et d'éjection de matière, les variations du taux d'accrétion étant corrélées à la luminosité. Ces résultats indiquent la présence d'un jeune objet stellaire hybride, caractérisé par des processus d'extinction, d'accrétion et d'éjection de matière étroitement couplés.


Comment les jeunes langoustes tombent dans un piège naturel mortel aux Keys de Floride


Les jeunes langoustes des Caraïbes, présentes aux Keys de Floride, sont attirées par des signaux sociaux vers les cavités calcaires habitées par les langoustes adultes. Or, ces sites abritent également des mérous rouges, prédateurs de ces milieux. Incapables de détecter les mérous à l'odorat, les jeunes langoustes pénètrent dans un piège écologique naturel, ce qui entraîne une mortalité supérieure de 30 % dans un rayon de 16 mètres par rapport aux zones exemptes de mérous.


Ce courriel est un service gratuit du réseau Science X.




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dimanche 4 janvier 2026

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Two ancient human species came out of Africa together, not one, suggests new study




L'essentiel
Une nouvelle étude suggère que deux espèces humaines anciennes ont quitté l'Afrique simultanément, et non une seule

Par Paul Arnold, Phys.org

Édité par Gaby Clark, relu par Robert Egan

Note de la rédaction : Cette reconstitution faciale représente un individu masculin d'Homo georgicus (provenant des fouilles de Dmaisi). Crédit : Cicero Moraes et alii (Luca Bezzi, Nicola Carrara, Telmo Pievani) via Wikimedia. CC BY 4.0

La version classique de l'hypothèse « Out of Africa » soutient que la première espèce humaine à avoir quitté le continent il y a environ 1,8 million d'années était Homo erectus. Mais ces dernières années, un débat a émergé, suggérant qu'il ne s'agissait pas d'une seule espèce, mais de plusieurs. De nouvelles recherches publiées dans la revue PLOS One espèrent enfin trancher la question.

Le débat porte sur les fossiles de Dmanisi, cinq crânes découverts en Géorgie entre 1999 et 2005, appartenant à certains des plus anciens humains jamais trouvés hors d'Afrique. Le problème ? Leur apparence est hétérogène. Certains sont plus grands que d'autres, notamment le crâne n° 5, qui présente une boîte crânienne minuscule mais un visage massif et proéminent. Certains chercheurs expliquent cela par une différence entre les sexes au sein d'une même espèce, tandis que d'autres soutiennent qu'il s'agit de deux espèces distinctes ayant coexisté.

Dents anciennes

Afin d'apporter des éclaircissements indispensables, des chercheurs dirigés par Victor Nery de l'Université de São Paulo ont étudié les dents de trois spécimens de Dmanisi. En effet, les crânes ne sont généralement pas les meilleurs indicateurs d'identification des espèces, car l'os est fragile et peut se déformer ou se briser. La dentition est bien plus utile, car l'émail est la substance biologique la plus dure produite par l'être humain, et la forme et la taille de chaque dent peuvent servir à identifier une espèce.

Affinités morphologiques de Dmanisi comparées à d'autres espèces d'hominidés, d'après les deux premières fonctions discriminantes calculées à partir des surfaces de la dentition maxillaire. Crédit : PLOS One (2025). DOI : 10.1371/journal.pone.0336484

L'équipe s'est concentrée sur la surface (couronne dentaire) des dents postérieures (prémolaires et molaires) des spécimens de Dmanisi présentant des restes dentaires suffisants pour l'analyse. Ces données ont été comparées à une base de données de 122 autres spécimens fossiles, incluant des Australopithèques et plusieurs autres espèces du genre Homo. Ensuite, à l'aide d'un outil de tri statistique, 583 dents ont été analysées afin de créer une carte biologique et de déterminer si les fossiles de Dmanisi appartenaient à une seule famille ou à d'autres branches de notre arbre phylogénétique.

Deux espèces au lieu d'une ?

La carte a révélé que ces restes anciens n'appartenaient pas à un seul groupe. Le crâne 5, avec sa mâchoire proéminente, a été regroupé avec les Australopithèques, un ancêtre simien plus primitif. Les deux autres spécimens présentaient des caractéristiques plus humaines. De ce fait, les auteurs de l'étude proposent d'utiliser les noms Homo georgicus pour le crâne 5 et Homo caucasi pour le groupe à l'apparence humaine.

Afin de s'assurer que les différences observées ne se limitaient pas aux différences entre mâles et femelles, l'équipe a comparé les fossiles avec ceux des grands singes. Chez certains animaux, comme les gorilles, les mâles sont beaucoup plus grands que les femelles, mais possèdent une dentition de base similaire. Les différences entre les dents de Dmanisi étaient si importantes que les différences entre mâles et femelles au sein d'un même groupe ne pouvaient les expliquer.

« L'analyse de la surface de la couronne dentaire post-canine des fossiles d'hominidés de Dmanisi… soutient l'hypothèse de la coexistence temporelle d'espèces distinctes sur le site (Homo caucasi et Homo georgicus). Cette possibilité remet en question le modèle dominant de la migration d'Homo erectus hors d'Afrique… », ont commenté les chercheurs dans leur article.

Bien que cette recherche renforce l'idée que deux espèces ont quitté l'Afrique à peu près au même moment, l'étude d'un plus grand nombre de spécimens pourrait être nécessaire avant de parvenir à un consensus.
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vendredi 2 janvier 2026

SCIENCES ENERGIES ENVIRONNEMENT BLOGGER







 






Earth's growing heat imbalance driven more by clouds than air pollution, study finds



Le déséquilibre thermique croissant de la Terre est davantage dû aux nuages ​​qu'à la pollution atmosphérique, selon une étude

Par Diana Udel, École Rosenstiel des sciences marines, atmosphériques et de la Terre

Édité par Sadie Harley, révisé par Robert Egan

Notes de l'éditeur : Tendances décennales (2003-2023) et anomalies mensuelles du logarithme népérien des indicateurs d'aérosols. (A) Cartes spatiales des tendances du logarithme népérien de l'indice d'aérosols (AI) issues du satellite MODIS et (B) concentration massique d'aérosols de sulfate à 925 hPa (SO₄) issue de la réanalyse MERRA-2 pour la période 2003-2023. (C-E) Profils verticaux des anomalies mensuelles de ln(SO₄) sur les régions encadrées en (B) : (C) Asie de l'Est, (D) Amérique du Nord et (E) Pacifique Sud-Est. La ligne pointillée dans chaque graphique représente le niveau de pression de 925 hPa. Crédit : Park, Soden. École Rosenstiel de l'Université de Miami

La Terre absorbe plus d'énergie qu'elle n'en rejette dans l'espace, un « déséquilibre énergétique » croissant qui alimente le réchauffement climatique. Une nouvelle étude menée par des scientifiques de l'École Rosenstiel des sciences marines, atmosphériques et de la Terre de l'Université de Miami révèle que les récentes variations de la pollution atmosphérique ne sont pas la principale cause de l'aggravation de ce déséquilibre.

Les aérosols, de minuscules particules en suspension dans l'air provenant de sources telles que la pollution, les feux de forêt et les volcans, peuvent influencer la formation des nuages ​​et la quantité de lumière solaire que la Terre réfléchit vers l'espace. Bien que les aérosols puissent avoir un impact sur le climat à l'échelle régionale, cette nouvelle recherche montre que leur impact global récent est resté faible.

Publiée dans la revue Science Advances, l'étude a analysé près de vingt ans d'observations satellitaires combinées à des données de réanalyse atmosphérique modernes. Les chercheurs ont constaté que les variations des aérosols ont affecté le climat de manière opposée dans les deux hémisphères. L'étude est intitulée « Contribution négligeable des aérosols aux tendances récentes du déséquilibre énergétique de la Terre ».

Influence des aérosols sur chaque hémisphère

Dans l'hémisphère Nord, l'air plus pur des régions fortement industrialisées a réduit le nombre de particules qui contribuent à la réflexion du rayonnement solaire par les nuages, permettant ainsi à une plus grande quantité d'énergie solaire d'atteindre la surface terrestre.

Distribution spatiale des tendances décennales (2003-2023) du forçage radiatif effectif en ondes courtes (OC) dû aux interactions aérosols-nuages ​​(IAN), différenciées par des indicateurs d'aérosols. (A) Tendance des IAN en OC pour l'AI, contrainte par les observations, de 2003 à 2023. (B) Idem pour le SO₄. Les tendances des IAN en OC moyennées sur le domaine (60°S-60°N, océan) sont indiquées dans le coin inférieur gauche de chaque panneau. Crédit : Park, Soden, École Rosenstel de l'Université de Miami

À l'inverse, l'hémisphère Sud a connu une forte augmentation des aérosols naturels suite à des événements tels que les feux de forêt australiens de 2019-2020 et l'éruption volcanique du Hunga Tonga-Hunga Ha'apai en 2022.

Ces particules ont rendu les nuages ​​plus brillants et plus réfléchissants, renvoyant ainsi davantage de lumière solaire vers l'espace. Ensemble, ces effets opposés s'annulent en grande partie, ce qui explique la faible influence globale des aérosols sur le déséquilibre thermique croissant de la Terre.

Principales conclusions de l'étude

L'étude montre également que l'augmentation récente du déséquilibre énergétique terrestre est principalement due aux variations de la lumière solaire réfléchie, plutôt qu'aux variations de la chaleur s'échappant dans l'espace. De 2003 à 2023, la Terre a gagné en chaleur à un rythme d'environ un demi-watt supplémentaire par mètre carré et par décennie, principalement parce que la planète absorbe davantage de lumière solaire.

Pour suivre l'évolution des aérosols au fil du temps, les chercheurs ont utilisé deux indicateurs indépendants. L'une des données provient de satellites observant l'influence des aérosols atmosphériques sur le passage du rayonnement solaire à travers l'atmosphère. L'autre est issue de données de réanalyse, qui combinent observations et modélisations pour estimer les particules de sulfate produites par la pollution, les volcans et les feux de forêt.

Malgré leurs approches différentes, les deux méthodes ont révélé la même tendance : une diminution des aérosols dans l'hémisphère Nord et une augmentation dans l'hémisphère Sud. Ceci indique que les aérosols ont eu globalement peu d'impact sur la tendance énergétique mondiale.

Implications pour la compréhension du climat

« Comprendre cet équilibre hémisphérique permet à la société de se concentrer sur les véritables causes du réchauffement climatique : les modifications du comportement des nuages ​​liées au réchauffement de la surface et à la variabilité climatique naturelle, plutôt que d'attribuer à tort le réchauffement récent à une meilleure qualité de l'air », explique Chanyoung Park, auteure principale de l'étude et doctorante au Département des sciences atmosphériques de l'École Rosenstiel.

Même si l'hémisphère Nord peut connaître un certain réchauffement régional dû à la réduction des aérosols, cela n'aura pas d'impact global significatif. Cette clarté favorise une meilleure planification climatique, une communication publique plus précise et des décisions politiques éclairées.

Ces résultats mettent également en lumière une limite potentielle de certaines études de modélisation climatique, qui se concentrent principalement sur la réduction de la pollution dans l'hémisphère Nord et pourraient sous-estimer l'influence croissante des phénomènes naturels liés aux aérosols dans l'hémisphère Sud
Perspectives de la recherche climatique

« Le déséquilibre énergétique de la Terre nous indique la vitesse à laquelle la chaleur s'accumule dans le système climatique », explique Brian Soden, co-auteur de l'étude et professeur au Département des sciences atmosphériques de l'École Rosenstiel.

« De nombreuses études antérieures suggéraient qu'un air plus pur pourrait expliquer une grande partie de l'augmentation récente, mais nos résultats montrent que les variations des aérosols s'annulent en grande partie entre les hémisphères Nord et Sud. Cela signifie que nous devons examiner de plus près les changements de la couverture nuageuse et la variabilité climatique naturelle pour comprendre pourquoi la planète continue de se réchauffer. »

Parmi les auteurs de l'étude figurent Chanyoung Park et Brian Soden, de l'École Rosenstiel des sciences marines, atmosphériques et de la Terre de l'Université
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RESUME

Le déséquilibre thermique croissant de la Terre est davantage dû aux nuages ​​qu'à la pollution atmosphérique, selon une étude.

Le déséquilibre énergétique croissant de la Terre, à l'origine du réchauffement climatique, est principalement dû à des changements dans le comportement des nuages ​​et la réflexion du rayonnement solaire, plutôt qu'à des variations récentes de la pollution atmosphérique. Les tendances opposées des aérosols dans les hémisphères Nord et Sud se compensent largement, ce qui limite l'impact global net des aérosols.

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COMMENTAIRE
Voila encore un article qui me pose problème !  Les objecteurs  à l"écologie  tels que D.T /USA en tireraient argument une fois de plus  pour dire que la pollution atmosphérique
   n 'a pas l 'influence exagérée qu'on prétend 
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Prenons les choses  scientiquement :
1/Quelle est l 'augmentation actuellement obsqervée du CO2 ??
De 2023 à 2024, la concentration moyenne mondiale de CO2 a augmenté de 3,5 ppm, soit la plus forte hausse depuis le début des mesures modernes, en 1957. 
Cette augmentation  se traduit  par un effet quantique  de vibration accrue  obser vable sur le spectr infra rouge 
 



CO2   vibre plus fort et s' é chauffe  suivant une  relation  déterminable experimentalement par  microcalorimetrie  .A un  Delta  T     correspond un Delta Q   et une pente  x1
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Que se passe t  -il pour  H2O  ?Un graphique  plus détaillé  que celui 
ci joint  

 
indiquerait  que la temperature  augment le taux de vaporisation de  H2O  liquide  ;au meme Delta T   précédent correspond un Delte  Q  de pente   X2 ....Alors quid de x1 par rapport  à x2????
 Je rappelle a mes lecteurs un fait  coonu notoire   :i l est plus'' difficile'' de chauffer a masses équivalente 
 de l 'eau que de l 'air !!
Ceci étant ,la formation des nuages et le phénomène de plie  nécessient l 'introduction d autres parametres et variables et je m en tiendrai là!
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Il est donc tout a fait plausible   que  les observationsq de l 'article   soient correctes et que le futiur  du climat  montrera  plus aisément une nébulosité ,une pluviometrie    etc   fortes mais irrégulière  qu 'une augmentation  de température   .....

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More information: Chanyoung Park et al, Negligible contribution from aerosols to recent trends in Earth's energy imbalance, Science Advances (2025). DOI: 10.1126/sciadv.adv9429

Journal information: Science Advances 

Provided by Rosenstiel School of Marine, Atmospheric, and Earth Science 

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Arctic sea ice melt slowdown since 2012 linked to atmospheric pattern shift



Ralentissement de la fonte de la banquise arctique depuis 2012 lié à une modification des régimes atmosphériques


Université des sciences et technologies de Hong Kong


Édité par Sadie Harley, révisé par Robert Egan


Notes de l'éditeur


Ralentissement récent de la fonte de la banquise arctique en septembre et son lien avec les variations multidécennales de l'oscillation nord-atlantique : (a) Ce graphique illustre les variations de la concentration de la banquise (lignes pointillées colorées) et de la température de l'air (ligne pointillée grise) en septembre dans la région arctique, de 1950 à 2023. Les trois lignes pointillées colorées sont issues de données d'observation provenant de différentes institutions reconnues. (b) Ce graphique met en évidence le lien étroit entre les variations de la banquise mentionnées ci-dessus et l'oscillation nord-atlantique (NAO). Crédit : Nature Communications (2025). DOI : 10.1038/s41467-025-63520-0

Une équipe de recherche dirigée par des chercheurs de l’Université des sciences et technologies de Hong Kong (HKUST) a mis en évidence un ralentissement significatif de la fonte de la banquise arctique depuis 2012, avec un taux de diminution de 11,3 % par décennie, désormais négligeable à -0,4 % par décennie.


Ce phénomène est étroitement lié à un changement de l’oscillation nord-atlantique (NAO), passant d’une phase négative à une phase positive, ce qui emprisonne l’air froid dans la région arctique.


Ce ralentissement devrait atteindre son maximum entre 2030 et 2040, après quoi l’Arctique pourrait entrer dans une nouvelle phase d’accélération de la fonte des glaces. Sans réduction des émissions de gaz à effet de serre, cela pourrait engendrer de graves crises climatiques et environnementales dans les décennies à venir.


L’étude, intitulée « Ralentissement récent de la fonte de la banquise arctique lié à la variabilité multidécennale de la NAO », est publiée dans Nature Communications.


Ce projet est dirigé par la professeure Su Hui, titulaire de la chaire de génie civil et environnemental et professeure de sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STEM) à l'Université des sciences et technologies de Hong Kong (HKUST), le professeur Zhai Chengxing, professeur associé à la Division des domaines interdisciplinaires émergents de la HKUST, et le docteur Wang Cen, chercheur postdoctoral au Département de génie civil et environnemental.


En analysant de multiples ensembles de données d'observation sur la concentration de la glace de mer arctique, l'équipe de recherche a mis en évidence des tendances marquantes. Depuis 1970, la concentration de glace de mer (SIC) a fortement diminué, avec une accélération de la fonte à partir des années 1990, atteignant un niveau historiquement bas en septembre 2012.


Malgré des températures mondiales record depuis 2014, le rythme de la fonte de la glace arctique a considérablement ralenti, passant de 11,3 % par décennie entre 1996 et 2011 à seulement 0,4 % par décennie après 2012.


Comprendre le rôle de l'oscillation nord-atlantique (NAO)







Pour expliquer ce paradoxe, l'équipe a étudié le lien entre la variabilité atmosphérique interne et la variabilité multidécennale de la glace de mer arctique. Elle a mis en évidence un lien crucial avec la NAO (variations de pression entre les Açores et l'Islande).


Le premier auteur, le Dr Wang Cen, a déclaré : « Les données montrent qu’entre 1990 et le début des années 2010, l’Oscillation Nord-Atlantique (NAO) a évolué vers sa phase négative maximale et que les anomalies estivales de température de l’air, de vapeur d’eau et de rayonnement infrarouge descendant à la surface sont passées de négatives à positives, favorisant un recul rapide de la banquise arctique.


« Cependant, après 2012, la NAO est passée à une phase positive, inversant ces conditions. Cela a entraîné une augmentation de l’étendue de la banquise à l’échelle inter-décennale, contrebalançant le déclin à long terme causé par le réchauffement climatique persistant. »


Implications pour les tendances climatiques futures


Le professeur Su Hui, expert en sciences atmosphériques, a déclaré : « La NAO se concentre sur la région de l’Atlantique Nord, de l’Afrique du Nord et de la Méditerranée jusqu’à l’Europe du Nord. Elle est indissociable de l’Oscillation Arctique (AO), qui régit les vents d’ouest de haute latitude autour de l’Arctique. Lorsque la NAO est en phase positive, des vents d’ouest plus forts sur l’Atlantique Nord intensifient l’activité cyclonique. »


« Simultanément, l'oscillation arctique (AO) entre dans sa phase positive, ce qui abaisse la pression atmosphérique moyenne dans l'Arctique, refroidit l'air et emprisonne l'air polaire glacial à l'intérieur de l'Arctique grâce à de puissants vents d'ouest. »


Le professeur Zhai Chengxing a déclaré : « Nos projections indiquent que la phase positive de l'oscillation nord-atlantique (NAO) devrait se prolonger jusqu'en 2030-2040 environ, avant d'être suivie d'une phase d'accélération du recul de la banquise arctique lorsque la NAO aura atteint son pic. En l'absence de réduction des émissions de gaz à effet de serre, nous pourrions être confrontés à une série de crises climatiques et environnementales déclenchées par une forte diminution de la banquise arctique d'ici une dizaine d'années. »



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RESUME

Ralentissement de la fonte de la banquise arctique depuis 2012 : un changement des conditions atmosphériques


La fonte de la banquise arctique a considérablement ralenti depuis 2012, son taux de déclin passant de 11,3 % à 0,4 % par décennie. Ce ralentissement est lié au passage de l’oscillation nord-atlantique (NAO) à sa phase positive, ce qui emprisonne l’air froid dans l’Arctique. Cette tendance devrait s’inverser après 2030-2040, ce qui pourrait entraîner une fonte rapide des glaces et de graves conséquences climatiques si les émissions ne sont pas réduites.


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COMMENTAIRES

 Voila un article qui aurait pu plaire  a D .T /USA  !!!!!

1/Pourquoi  malgré 

ce ralentissement et

basiquement 

la banquise arctique diminue-t-elle ?

Réponse :

L’Arctique se réchauffe plus vite que partout ailleurs sur la planète, ce qui entraîne une diminution de la banquise dans l’océan Arctique. La fonte de la banquise a des conséquences importantes pour la planète, car la glace contribue à réguler le climat terrestre, influence les régimes météorologiques mondiaux et affecte la circulation océanique.

2/La fonte de la banquise augmente-t-elle le niveau de la mer ?

La fonte des glaciers fait monter le niveau de la mer à un ...

335 milliards de tonnes de glace perdue chaque année


Cela correspond à une augmentation du niveau de la mer de près d'un millimètre par an.8

 3/La fonte de la 

 glace de l'Antarctique augmente ?

la calotte glaciaire sur la péninsule antarctique est également en très net retrait, contrairement à la banquise (glace de mer) antarctique : on observe au cours de la même période une légère augmentation (1,2 à 1,8 % par décennie, en moyenne depuis 1979), avec de fortes disparités régionales.


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More information: Cen Wang et al, Recent slowing of Arctic sea ice melt tied to multidecadal NAO variability, Nature Communications (2025). DOI: 10.1038/s41467-025-63520-0


Journal information: Nature Communications 


Provided by Hong Kong University of Science and Technology 


jeudi 1 janvier 2026

 



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