jeudi 11 février 2016

Energies-Dernières nouvelles post COP 21 /Suite 12

  
  1. Vous avez fait connaissance la dernière fois avec un nouveau concept  tout à fait intéressant   et que son inventeur définit ainsi : « La vraie valeur de l’énergie pour une société est l’énergie nette, celle qui reste après avoir soustrait les coûts énergétiques de l’acquisition et de la concentration de cette énergie. » H.T. Odum, 1973.
     Comme je vous avais mis à disposition un petit graphique peu lisible    je vous le représente en plus grand  et  vous comprendrez facilement  que ce sont les hydrocarbures et le charbon qui nous donnent les plus gros avantages pour le minimum d’inconvénients  ….. Je crois que  vous serez peu étonnés que le vent et surtout le solaire   présentent des coefficients aussi bas  , car il faut  vraiment se donner de la peine pour les transformer en énergie utilisable …….
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     Mais je vous avais laissé entendre  qu’ il s’agissait là  de paroles d’écologistes certes  économistes et qu’ il fallait les écouter jusqu’au bout !  Je  passe donc  sur le mode copier-coller partiel  (  Cf INSTITUT MOMENTUM /L’ ANTHROPOCENE ET SES ISSUES  / GOOGLE ) pour vous présenter leur calcul d  EROI   et en faire des commentaires ensuite : « Citons deux exemples illustrant l’énergie nette disponible avant l’ère industrielle.
    Une analyse approfondie a pu être réalisée en Suède, sur la production de charbon de bois au XVIème siècle, charbon destiné à la métallurgie. A l’époque, on confiait la production de charbon à des forestiers. Chacun d’entre eux disposait, avec sa famille, de 2 hectares de cultures, 8 hectares de pâtures et 40 hectares de forêt. Chaque exploitation investissait chaque année 3,5 Giga joules (GJ) de travail humain et animal, ainsi que 190 GJ pour faire vivre le forestier, sa famille et les animaux. Ceci permettait de produire 760 GJ de charbon de bois, ce qui représente un ERoEI de 4 :1. L’énergie nette mise à disposition de la société n’était que de trois calories pour chaque calorie investie. Ce type d’exploitation, que l’on peut considérer comme intensive, a dû être arrêté pour cause de déforestation……
    L’autre exemple est celui du peuple Yanomami (Sud Venezuela et nord Brésil) dont les origines sont estimées à plus de 50 000 ans, et dont le mode de vie a été observé avec une grande précision. En travaillant 2h30 par jour en moyenne pour l’agriculture, la chasse, la pêche et la cueillette, les Yanomami dépensent en moyenne une calorie pour en récupérer 6,4. Leur système agricole seul aurait un ERoEI de 20 :1 mais contrairement à l’exemple précédent, ce calcul n’intègre pas l’alimentation qu’il a fallu fournir aux humains pour qu’ils puissent travailler. Ce sont uniquement l’effort de travail humain et l’énergie utilisée pour fabriquer les outils qui ont été pris en compte. Le facteur climatique est également déterminant puisqu’il n’y a pas de nécessité de se chauffer dans les forêts tropicales, contrairement aux forêts suédoises, ce qui provoque une baisse considérable des besoins énergétiques. Malgré une productivité intéressante de leurs techniques, ce peuple semble avoir fait le choix de travailler moins, de ne pas chercher à concentrer davantage l’énergie et de consacrer entre 17 et 19 heures par jour au repos et aux loisirs. On peut en déduire que l’énergie nette réellement disponible pour « développer » la société Yanomami était très réduite. »
    A partir de 1850 , tout change puisque  notre civilisation devient industrielle ; nous prenons progressivement des esclaves énergétiques  en mettant en consommation des énergies fossiles  associées à des machines  ….. Vous allez donc trouver mon commentaire pessimiste et tendancieux …. Dans la mesure où les décennies et les siècles à venir  vont amener irréversiblement  à une décroissance    de ces énergies fossiles   ,  nous allons , a population numériquement  croissante   ou au mieux constante? les perdre peu à peu  pour ne pas les remplacer  suffisamment par les  énergies renouvelables  , à moins que l’électricité nucléaire   ne soit là en remplacement (avec l’accord   de la société  de ces temps à venir !CE QUI N EST NI POSSIBLE PARTOUT NI ACQUIS!)
     Vous voyez sur ces deux exemples  que  si cette voie des énergies renouvelables  et du nucléaire associé   n’est pas acceptée par les populations futures  , nous pourrions d’abord  revenir au stade   du  18 ème siècle  c’est à dire à une France agricole  repliée sur elle-même et ayant tellement abusé  de ses ressources forestières   qu’ il n’en restait  plus  que 7 à 8 millions d’hectares de forêt en 1850, , alors qu’elle couvrait encore la quasi-totalité du territoire autour de l’an 400 (Jules César parle dans la Guerre des Gaules de la « Gaule chevelue »). Alors qu’ aujourd’hui ( grâce aux ressources fossile  ) on est remonté à 16,3 millions d'hectares.
    Et si nous devenions  des pessimistes radicaux , on pourrait supposer qu’ après moult guerres  , conflits  , catastrophes en tous genres ,migrations  et  surtout épuisement des ressources   les plus  facilement renouvelables  , alors , le stade ultérieur de  notre décroissance  humaine  pourrait   être  celui de la  peuplade amazonienne Yanomami  préférant vivre à moitié nu  , sous un climat tropical,  en se contentant d’une nourriture frugale et peu énergétivore   et d’une fatigue  réduite  par   trois quarts de son  temps  consacré au  sommeil et aux  loisirs !!!! 
  2. CHRISS , mon fils américain , ma fait lire derniérement le célèbre livre "Sapiens"  montrant que l époque  " cueillette+ chasse " était peut-etre plus  heureuse  pour l homo érrant  des années -18000 avant JC    que pour l'  homo  des années -7000  commençant à se rendre esclave de sa glèbe et de son enracinement ....
  3. a suivre 

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