lundi 24 septembre 2018

DERNIERES NOUVELLES DU NUCLEAIRE EN SEPTEMBRE 2018 / SUITE N°8

Dans le n°4 de cette sèrie , j avais fomulé les deux questions   qui se posent actuellement  pour un nucléaire qui cherche à perdurer  et je vais maintenant  traiter la seconde que je rappelle :
2°/Financer le nucléaire français, en France ou  ailleurs ( quand la politique veut s'imposer à l'économie) qu est ce ça donne????Les problèmes  de  financement sont -ils devenus  les seuls  vraies  limites au développement d’un projet nucléaire ?
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Traitons d abord de l industrie nucléaire française  actuel le
Son but est de  fournir ,dans un contexte  de concurrence du à l interconnxion  europénne  le marché électrique présent et  d orienter la R &D pour le marché  à venir 
 La production electrique fancaise   ne dépasse pas outrancierement la consommation actuelle .On l a vu l' hiver dernier  quand ASN   a arrété une dizaines de tranches

 Mais la consommation dépend de  l activité économique et du temps qu il fait;  donc lavec sa légère surcapacité ,la France exporte vers tous ses voisins,  dans une situation  dite "stable"  ...Le plus gros importateur est l'Italie, qui connaît un déficit électrique  fréquent, suivi de la Suisse et de l'Espagne. Le Royaume-Uni  importe aussi  de temps en temps .L'Allemagne est le pays qui exporte le plus d'électricité vers la France. Les parcs éoliens et solaires allemands se sont en effet  très développés, et avec  l' éolien cela couvre désormais plus de 10% de la production allemande. Les pics, lorsque le vent souffle , conduisent à un surplus de production , exporté vers la France.

Toutefois   la capacité d'exporta tion de la  France est toujours limitée par les capacités des interconnexions. et surtout de leur debit a un moment donné car l electricité ne se stocke pas   sans  des problémes de surcout et de capacites particulieres
Nos principaux voisins absorbent chaque année près de 10% de la production hexagonale,;

Echanges contractuels d'électricité en 2013 entre la France et ses voisins


 Ma carte résume nos exportations pour une année donnée    mais  cela varie et il ne faut pas croire que ces dernieres tranforment EDF   en une société  de  rois  CRESUS !

Le solde exportateur 2016 s'élève à 39,1 TWh selon le rapport annuel 2016 de RTE. Avec un prix spot moyen de 43 euros, on peut estimer le poids de l'électricité dans la balance commerciale française 2016 à environ 2 milliards d'euros.Donc quand le prix du baril se met à monter comme en ce moment ,l'électricité est  encore bien loin de compenser, par l'exportation, le facture énergétique payée aux Etats pétroliers.

De surcroit l e pouvoir politique  est lié par les accords européens de l ARENH/ LOI NOME  mais aussi par  les prix qu il impose a EDF  en   concédant  un certain prix  aux particuliers et industriels  ,par conséquent il ne faut pas esperer  que EDF se liberera de sa dette  ( plus de 40 millards  ) par un cadeau du pere Noel ....Et je m abstiendrai de parler des soucis d  ENGIE   que certains lecteurs  ont préferé  à EDF !

Tout ceci fait en sorte que  par  son endettement, EDF ne dispose que d’un embryon d’actifs dédiés à la masse à financer et ,soit  pour se lancer dans un programme de grand carenage, soit pour multiplier des EPR  plus couteux que prévu , tout repose sur sa capacité à disposer d’actifs suffisants,et par exemple  EDF  doit trouver des financiers externes à l hexagone ( p ex les chinois)pour  HINKLET POINT 

Meme avec  l ampleur de son chiffre d'affaiires  les finances d'EDF se révèlent fragiles. L'internationalisation du groupe dans les années 2000 s'est avérée couteuse, ainsi que la politique de dividende exigée par l'État actionnaire. L'effondrement des prix sur les marchés de gros peux  réduire   les revenus et les profits.... Dans ces conditions, entreprendre un programme d'investissement conséquent est délicat. pour un financier  ou un banquiers  qui ne se croient pas au Casino!

J 'ai souvent montré dans des articles précédants  combien    du fait de son historique la structure de coût de l’électricité nucléaire  en fesait toute sa particularité. En effet, l’énergie nucléaire se caractérise par des coûts du capital très élevés, en raison des montants investis par MW installés et des délais de construction des centrales nucléaires (6-11 ans dans les pays développés, avec de fréquents retards). Ces délais de construction des centrales nucléaires retardent d’autant l’arrivée des premiers revenus, et augmentent d’autant les intérêts à rembourser sur les capitaux empruntés. Le coût du capital est donc déterminant pour la compétitivité économique du nucléaire.

Les reflexions  actuelles pour les EPR ou autres types de reacteurs a venir  tournent donc vers une stratégie de partage de tous les risques  prévisibles     à savoir ,retards  de finances  , retards de chantiers  , retards de  mise en production ,  retards   du retour  d investissement  , accidents  nucleaires survenus ailleurs   , défauts génériques révélés sur le tard , mouvements écologistes ou attentats  etc
 Qui  est alors en mesure    par ailleurs   d 'évaluer et meme de  chiffrer exactement le niveau  de  concurrence que l'  electricite  fossile  ( particulièrement  celle des centrales à gaz )  offrira  dans 10 ans ?????? Qui peut  savoir quelle évolution climatique rendra urgentissime  une forte baisse sinon l arret des émissions co2 ???? Qui peut évaluer à un niveau mondial les pays qui en accepteront les conséquences  ou chercheront à " se défiler"  le plus longtemps possible  ....BREF QUEL SERA L ETAT DU MARCHE  ???

Dans un tel contexte, le handicap du nucléaire est alors évident pour  des raisons majeures  et que je vais vous détailler :
1°/C’est un investissement très lourd en capital(environ 2000 par kW installé pour l’EPR
contre 730 /kW pour un cycle combiné  (turbine à gaz + turbine à vapeur )
2):la durée de construction d’une centrale nucléaire est beaucoup  plus grande  qu une  centrale  à gaz
3°/  Une petite taille permetune meilleure adaptation à l’évolution de la demande et une meilleure adaptation   aux aléas du marché  ;;;;; que l arret  forcé de gros réacteurs  est préjudiciable  au prix du kilowatt
 4°/ Enfin, dans un contexte général   , les taux de retour sur investissement demandés par les actionnaires sont nettement plus élevés que les taux d’actualisation
Et pour finir par tout mettre à plat;  parlons maintenant de la compagie d assurance.. qui serait capable de jouer " l intermédiaire" et  assurer la "garantie de payement" de  projets  d ampleur que certains  qualifient de phraroniques ???  ,Oui laquelle?

JE SUIS PRESQUE PRET   A METTRE MA MAIN AU FEU QUE LA COFACE QUI A JOUE A CE PETIT JEU AVEC  L EPR  DE  OLKILUOTO /FINLANDE   S EN MORD MAINTENANT LES DOIGTS    Je rappelle que Areva avait  obtenu de l’État français une garantie à l’exportation record de 610 millions d’euros, via l’Agence française de crédit à l’exportation (Coface).pour la vente de l’EPR en Finlande
 A SUIVRE


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